Nous avons toujours affirmé notre projet de concilier les attentes des entreprises et l’aspiration des étudiants. Ceci au cœur d’un environnement propice à une complète globalisation de l’économie de la connaissance, autour de thématiques telles que le savoir et l’humanisme. Outre une structuration de nos compétences professorales pour adresser tous les champs du management dans leur transversalité, cette volonté suppose notre présence sur tous les continents.
Si le nombre de nos élèves français doit rester stable, nous comptons donc recruter de nombreux étudiants étrangers pour permettre à nos campus de Raleigh (2) aux Etats-Unis et Suzhou (3) en Chine d’accueillir à terme 1 500 étudiants chacun sous la marque Skema.
Déjà accrédités Equis, nous voulons par ailleurs obtenir l’accréditation AACSB dès 2012-2013. Nous sommes enfin en train de revoir l’organisation de notre MBA pour le rendre éligible Amba et disposer dès 2015 de ces trois grands labels.
Vous prévoyez de doubler votre budget pour passer de 55 à 100 millions d’euros. Comment comptez-vous y parvenir ?
Outre une Fondation dont le lancement sera annoncé en janvier, nous comptons nous appuyer sur la croissance que j’ai déjà évoquée de nos campus étrangers et dans une certaine mesure sur le relèvement de nos droits de scolarité. En France mais aussi et surtout à l’international où les tarifs pratiqués par nos concurrents sont beaucoup plus élevés que les nôtres. Lorsque l’on observe le prix d’un programme master aux Etats-Unis - environ 35 000 euros par an alors que nous le vendons 11 000 euros - nous conservons une certaine marge de progression d’autant que les étudiants présents sur ces sites pourront décrocher un double diplôme… L’ouverture d’ici quelques années d’un troisième campus lointain devrait favoriser encore ce mouvement.
Ajoutez à cela une formation continue qui passera à terme de 5 à 14 millions d’euros de revenus et ce cap des 100 millions d’euros de budget paraît accessible. Reste l’évolution des dotations en provenance des pouvoirs publics, pour lesquelles nous prévoyons une relative stabilité.
Vous affichez enfin votre volonté de faire progresser les salaires de vos jeunes diplômés d’environ 35 000 à 40 000 euros par an. En quoi pouvez-vous anticiper une telle évolution?
Une telle progression est envisageable si nous parvenons à améliorer encore la qualité de nos formations mais aussi de nos étudiants à l’entrée à l’école. De ce fait encore plus attractif, le label Skema se placera dès lors au top des grilles de salaires. Le développement de l’apprentissage devrait également contribuer à cette progression des rémunérations.