Alors que le classement des masters in management du Financial Times s’internationalise de plus en plus avec l’arrivée au cœur du ranking des Suisses de Saint-Gall, 4es, des Indiens de l’IIM d’Ahmedabad, 8es, ou encore des Allemands de WHU – Otto Beisheim School of Management, 12es, les écoles françaises tiennent bon la barre. Tel est le principal enseignement du « FT » 2010, l’ESCP Europe accrochant la première place de l’exercice, leader des 17 institutions tricolores classées parmi les 65 meilleurs MIM du monde.
« Cessons les guerres picrocholines » – Pascal Morand (ESCP Europe)
Lauréate du classement 2010, l’école de l’Avenue de la République a le triomphe modeste. « On ne va pas bouder notre plaisir, explique Pascal Morand, directeur général, mais ce qui compte avant tout, c’est notre capacité à produire de la connaissance et de l’innovation sur le long terme. Je n’ai pas de plaisir particulier à me trouver devant tel ou tel établissement, cessons les guerres picrocholines. Il faut sortir des logiques de hiérarchie et souligner avant tout la performance globale des établissements français. »
« Cessons les guerres picrocholines » – Pascal Morand (ESCP Europe)
Lauréate du classement 2010, l’école de l’Avenue de la République a le triomphe modeste. « On ne va pas bouder notre plaisir, explique Pascal Morand, directeur général, mais ce qui compte avant tout, c’est notre capacité à produire de la connaissance et de l’innovation sur le long terme. Je n’ai pas de plaisir particulier à me trouver devant tel ou tel établissement, cessons les guerres picrocholines. Il faut sortir des logiques de hiérarchie et souligner avant tout la performance globale des établissements français. »
HEC : « des satisfactions et des voies de progrès »
Bernard Ramanantsoa, DG de HEC
A HEC, on reste positif. « Il faut dire bravo à l’ESCP Europe, admet Bernard Ramanantsoa, directeur général de l’institution. De notre côté, nous tirons de ce classement des satisfactions et des voies de progrès. » Parmi les bons points, une rémunération des diplômés après trois ans où l’école fait bien mieux que l’ESCP Europe et la CEMS, avec 75 229 $ de salaire annuel, même si les 84 918 $ de WHU et les 92 693 $ d’Ahmedabad impressionnent encore plus.
« Le fait que nous ayons très sensiblement augmenté nos frais de scolarité nous handicape considérablement, reprend Bernard Ramanantsoa. Sur les autres critères en revanche, nous sommes très souvent parmi les leaders. » Et le directeur de noter ensuite quelques surprises comme « certains taux de placement « époustouflants » en ces temps de crise. Nous laissons à chacun le soin de regarder en détail les données des écoles. » Ainsi l’ESCP Europe, la CEMS et Saint-Gall annoncent-ils des recrutements à trois mois de respectivement 97, 99 et 96 % là où HEC se contente de 81 %. « N'oublions pas qu'il existe de nombreux classements, en France et à l'international, conclut Bernard Ramanantsoa. Le dernier en date, publié par The Economist, place HEC dans le top 10 mondial des MBA, devant des institutions aussi prestigieuses que le MIT, London Business School, Insead ou Yale. »
5e du classement, l’EM Lyon gagne pour sa part une place sur l’an dernier. Que du bonus pour Patrice Houdayer, directeur général délégué en charge des programmes masters lequel se réjouit d’une « stabilité au milieu de masters pré-expérience présents à travers le monde entier. Nos étudiants auront ainsi plus de facilités à faire valoir leurs mérites de par le monde. »
« Le fait que nous ayons très sensiblement augmenté nos frais de scolarité nous handicape considérablement, reprend Bernard Ramanantsoa. Sur les autres critères en revanche, nous sommes très souvent parmi les leaders. » Et le directeur de noter ensuite quelques surprises comme « certains taux de placement « époustouflants » en ces temps de crise. Nous laissons à chacun le soin de regarder en détail les données des écoles. » Ainsi l’ESCP Europe, la CEMS et Saint-Gall annoncent-ils des recrutements à trois mois de respectivement 97, 99 et 96 % là où HEC se contente de 81 %. « N'oublions pas qu'il existe de nombreux classements, en France et à l'international, conclut Bernard Ramanantsoa. Le dernier en date, publié par The Economist, place HEC dans le top 10 mondial des MBA, devant des institutions aussi prestigieuses que le MIT, London Business School, Insead ou Yale. »
5e du classement, l’EM Lyon gagne pour sa part une place sur l’an dernier. Que du bonus pour Patrice Houdayer, directeur général délégué en charge des programmes masters lequel se réjouit d’une « stabilité au milieu de masters pré-expérience présents à travers le monde entier. Nos étudiants auront ainsi plus de facilités à faire valoir leurs mérites de par le monde. »
Essec : une performance en baisse mais un positionnement plus lisible
A noter que Grenoble Ecole de Management demeure ex æquo avec l’EM Lyon et continue, comme chaque année, de présenter son Master in International Business. Un cursus au départ parfaitement en ligne avec les critères du FT mais qui détonne de plus en plus à l’heure où la plupart des autres grandes écoles mettent en avant leur programme master. A l’image de l’Essec qui présentait cette année son nouveau Msc in management (ex programme MBA) à la place de son Msc Strategy and Management of International Business (SMIB). Une évolution qui a coûté quelques places à l’institution de Cergy, désormais 9e (-4) mais qui donne plus de lisibilité à sa performance.
Skema : la satisfaction malgré un recul sensible
Alice Guilhon, DG de SKEMA
Excepté le net recul d’Audencia, 18e (-5) ou encore de l’Escem désormais 52e (-10), les établissements tricolores résistent plutôt bien. A l’image de Skema Business School, 29e. Si l’établissement, réunion du Ceram et de l’ESC Lille, fait moins bien que les deux écoles dont il est issu, respectivement l’an dernier 23es et 17es, l’heure est à la satisfaction. Selon la directrice générale Alice Guilhon « L’ESC Lille classait jusqu’alors un programme spécifique très performant alors que le Ceram alignait le programme grande école. De quoi représenter 330 personnes. Cette année, les données ont changé et 500 diplômés issus de nos deux anciens cursus grande école ont été interrogés. Avec ce que cela peut supposer comme dilution des performances et des salaires. Cette 29e place demeure donc un très bon résultat qui nous donne une vraie visibilité à l’international et distingue particulièrement nos campus à l’étranger. »
A noter que les institutions françaises n’ont pas été les seules à subir la concurrence internationale. Ainsi l’université chinoise de Jiao Tong, entrée l’an dernier à la 37e place, ne pointe plus cette année qu’à la 46e place.
A noter que les institutions françaises n’ont pas été les seules à subir la concurrence internationale. Ainsi l’université chinoise de Jiao Tong, entrée l’an dernier à la 37e place, ne pointe plus cette année qu’à la 46e place.
NB:
Voir le tableau du ranking : http://www.boivigny.com/Classement-2010-du-FT-ESCP-et-HEC-au-top_a724.html

Vie universitaire
Classement du FT : les réactions des directeurs d’école
