Université Internationale de Monaco, la business school rachetée 10 millions d'euros par CEC
L’entreprise américaine Career Education Corporation (CEC) a racheté mi-avril l’Université internationale de Monaco (UIM) pour 9,9 millions d’euros et a décidé de l’intégrer au groupe Inseec en France, qui lui appartient également. Pour CEC, coté au Nasdaq (son cours de bourse a quintuplé en 10 ans), et ayant affiché l’an passé 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires et un bénéfice opérationnel de 222 millions d’euros (soit une marge de 12%), il s’agit d’une opération stratégique. En effet, le groupe Inseec est, avec le groupe d’école de mode et de design Instituto Marangoni, le fer de lance de son développement à l’international, principalement en France, au Royaume-Uni et en Italie. Pour l’instant, ces activités hors USA pèsent 121 millions d’euros (en croissance de 13% en 2009 par rapport à 2008), soit seulement 15% du total. Mais elles sont aussi très rentables puisqu’elles affichent une marge de 15,5%, supérieure à la moyenne du groupe.
Nul doute donc que CEC va continuer ses emplettes et ses lancements de programmes en Europe. Déjà présent sur trois sites en France (Paris-Lyon-Bordeaux), l’Inseec a nettement accéléré son développement depuis son rachat par CEC en 2003 : création de l’Institut de management du vin, de l’Inseec santé, implantation de locaux à Londres, d’une représentation à Pékin... « Le contexte est à l’internationalisation des business schools », affirme Catherine Lespine, la directrice générale du groupe Inseec. Elle annonce déjà que son groupe a la volonté de s’implanter fortement en Méditerranée. Après avoir avalé l’UIM de Monaco, l’Inseec, ou sa maison mère CEC, pourrait ainsi racheter un établissement au Maroc ou en Turquie. En 2011, la branche française de CEC, implantée sur cinq sites, prévoit un budget de 83,6 millions d’euros et 13.000 étudiants en formation, contre 47,5 millions et 7200 étudiants en 2006. Comme aujourd’hui, plus de 90% de ses revenus seront générés par les frais de scolarité, lesquels sont compris entre 6000 euros et 10 000 euros l’année pour les programmes en gestion, par exemple. « Nous avons au sein de notre groupe 100% à capitaux privés une vraie logique d’entreprise. Nous avons besoin de faire de la marge pour investir », a coutume d’expliquer Catherine Lespine.
Nul doute donc que CEC va continuer ses emplettes et ses lancements de programmes en Europe. Déjà présent sur trois sites en France (Paris-Lyon-Bordeaux), l’Inseec a nettement accéléré son développement depuis son rachat par CEC en 2003 : création de l’Institut de management du vin, de l’Inseec santé, implantation de locaux à Londres, d’une représentation à Pékin... « Le contexte est à l’internationalisation des business schools », affirme Catherine Lespine, la directrice générale du groupe Inseec. Elle annonce déjà que son groupe a la volonté de s’implanter fortement en Méditerranée. Après avoir avalé l’UIM de Monaco, l’Inseec, ou sa maison mère CEC, pourrait ainsi racheter un établissement au Maroc ou en Turquie. En 2011, la branche française de CEC, implantée sur cinq sites, prévoit un budget de 83,6 millions d’euros et 13.000 étudiants en formation, contre 47,5 millions et 7200 étudiants en 2006. Comme aujourd’hui, plus de 90% de ses revenus seront générés par les frais de scolarité, lesquels sont compris entre 6000 euros et 10 000 euros l’année pour les programmes en gestion, par exemple. « Nous avons au sein de notre groupe 100% à capitaux privés une vraie logique d’entreprise. Nous avons besoin de faire de la marge pour investir », a coutume d’expliquer Catherine Lespine.
Objectif : construire un pôle international de formation au luxe
Dans les mois à venir, la priorité de CEC va être, avant tout, de bâtir un pôle de formation aux métiers du luxe. Un créneau juteux, malgré la crise qu’a connue le secteur depuis deux ans. Avec l’UIM, l’Inseec-CEC hérite d’une école très internationale (62 nationalités parmi les 400 étudiants, 19 parmi les professeurs), qui a axé son développement sur le luxe, la finance et l’international. « Nous avions déjà été approchés par des Chinois, des Anglais et des Américains, mais c’est finalement CEC qui a fait la meilleure offre », explique Maxime Crener, le directeur sur le départ de l’UIM. « Je ne connaissais pas l’UIM », explique de son côté Catherine Lespine : « quand nous avons entamé les premiers contacts, j’ai été stupéfaite par ce qu’ils faisaient ». Le rachat permettra ainsi à CEC de mettre sur pied un pôle européen du luxe en faisant travailler ensemble l’Inseec à Paris, l’Instituto Marangoni à Londres et Milan et l’UIM à Monaco. « Londres, Paris, Milan, c’est un axe magique en terme d’image quand on évoque la mode et le design », s’enthousiasme la directrice générale de l’Inseec, et le nom de Monaco est également assez évocateur quand on parle de luxe. En France, CEC viendra sur ce créneau concurrencer des acteurs déjà bien installés tels que Sup de Luxe (groupe EDC), l’Essec et son MBA en international luxury brand management ou encore l’université de Marne-la-Vallée et son master en gestion des métiers du design et du luxe.
Une stratégie en définition
Pour l’instant, « la stratégie d’ensemble n’est pas totalement élaborée ; le rachat est encore très frais », souligne Catherine Lespine. Les mois à venir permettront de mieux cerner les projets et les ambitions du groupe. Une certitude : il n’est pas envisagé, sur le court terme, de changement de nom de l’UIM pour décliner toutes les entités de l’Inseec sous une même bannière. Ce n’est pas dans les traditions de la maison même si la directrice générale reconnaît que la question se posera un jour. Autre acquis, Maxime Crener quittera la direction de l’UIM au 1er juillet 2010. « Je vais avoir un rôle de consultant au sein du groupe Inseec, au moins pendant un an », précise-t-il. Apparemment, la direction compte sur son expérience pour aider le groupe à mettre en place sa stratégie. La question de sa succession est donc posée. Il ne devrait pas y avoir de parachutage de l’extérieur, la sélection aura lieu en interne et pourrait s’appuyer sur le plan de succession mis en place par l’UIM depuis deux ans. « Pour l’instant, nous sommes encore en discussion », précise Sandrine Ricard, vice-présidente de l’UIM et candidate déclarée pour le poste de présidente. Le verdict ne devrait pas tarder.
NB :
Crédits Photos : Dominique Le Lann / INSEEC et UIM Monaco
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