Quel est le profil idéal pour être admis ?
« Pour intégrer, il faut être une fille, bachelière ES mention bien et bilingue ! », décrit Guillaume Capobianco, le directeur de Prepasud à Toulon, un des organismes privés qui préparent au concours. De fait, les candidats admis sont à 55% des filles, 59% viennent d’avoir le bac. 47% ont obtenu une mention Très bien et 40% une mention Bien. En général, les candidats ont un très bon niveau de langue. 53% des admis sont issus d’une terminale ES, 31% d’une terminale S et 16% d’une terminale L; notons que ces pourcentages correspondent peu ou prou à ceux des inscrits, le concours n’est donc pas discriminant selon la filière.
Quelle stratégie de révision faut-il adopter pour préparer ce concours ?
C’est un concours qui demande un investissement ancré dans le temps, il faut travailler l’ensemble des épreuves tout au long de l’année, au besoin avec le soutien d’une « prépa », publique ou privée, qui a l’avantage de donner un cadre. Mais ce soutien n’est pas indispensable, fort heureusement vu le coût de ces préparations. A noter, le « bachotage » ne fonctionne pas très bien même s’il est toujours possible : la profondeur de raisonnement est un élément déterminant. Il faut donc travailler les thématiques et les sujets sous de multiples angles. Il faut mettre l’accent sur les questions contemporaines, épreuve qui ne correspond pas à ce que les élèves pratiquent au lycée et qui nécessite une bonne ouverture d’esprit. L’épreuve de langue est très exigeante. Attention : le concours requiert une très bonne endurance : les trois épreuves (questions contemporaines, histoire et langue vivante) durent 7h30, sur une seule et même journée.
Quelles notes faut-il avoir pour intégrer un des 6 IEP ?
Il fallait pour réussir le concours 2009 une moyenne de 103.32 points, soit 11.48 sur 20 (liste principale et complémentaire). Et pour être admis directement sur liste principale (c’est-à-dire sans avoir à subir l’attente angoissante du jeu des désistements) il fallait totaliser 108.44 points, soit 12.04 sur 20.
« Pour intégrer, il faut être une fille, bachelière ES mention bien et bilingue ! », décrit Guillaume Capobianco, le directeur de Prepasud à Toulon, un des organismes privés qui préparent au concours. De fait, les candidats admis sont à 55% des filles, 59% viennent d’avoir le bac. 47% ont obtenu une mention Très bien et 40% une mention Bien. En général, les candidats ont un très bon niveau de langue. 53% des admis sont issus d’une terminale ES, 31% d’une terminale S et 16% d’une terminale L; notons que ces pourcentages correspondent peu ou prou à ceux des inscrits, le concours n’est donc pas discriminant selon la filière.
Quelle stratégie de révision faut-il adopter pour préparer ce concours ?
C’est un concours qui demande un investissement ancré dans le temps, il faut travailler l’ensemble des épreuves tout au long de l’année, au besoin avec le soutien d’une « prépa », publique ou privée, qui a l’avantage de donner un cadre. Mais ce soutien n’est pas indispensable, fort heureusement vu le coût de ces préparations. A noter, le « bachotage » ne fonctionne pas très bien même s’il est toujours possible : la profondeur de raisonnement est un élément déterminant. Il faut donc travailler les thématiques et les sujets sous de multiples angles. Il faut mettre l’accent sur les questions contemporaines, épreuve qui ne correspond pas à ce que les élèves pratiquent au lycée et qui nécessite une bonne ouverture d’esprit. L’épreuve de langue est très exigeante. Attention : le concours requiert une très bonne endurance : les trois épreuves (questions contemporaines, histoire et langue vivante) durent 7h30, sur une seule et même journée.
Quelles notes faut-il avoir pour intégrer un des 6 IEP ?
Il fallait pour réussir le concours 2009 une moyenne de 103.32 points, soit 11.48 sur 20 (liste principale et complémentaire). Et pour être admis directement sur liste principale (c’est-à-dire sans avoir à subir l’attente angoissante du jeu des désistements) il fallait totaliser 108.44 points, soit 12.04 sur 20.
Vaut-il mieux passer le concours à bac+0 ou bac +1 ?
Les bac+1 représentent 41% des admis pour 37% des candidats. L’avantage semble donc très léger. Les épreuves sont davantage alignées sur celles du bac pour ce qui est des connaissances en histoire et en langue. Les bac+1 bénéficient de leur première année dans le supérieur tant en ce qui concerne la logique du raisonnement que la qualité de l’écriture, mais n’ont plus les programmes en tête. La réussite de ces derniers dépend donc beaucoup du cursus effectué lors de la première année d’études supérieures.
Que peut faire un candidat qui rate à bac+0, s'il veut retenter le concours à bac+1 voire une fois sa licence (Bac+3) en poche ?
« Un cursus en Droit permet d’avoir le temps suffisant pour réviser le concours et c’est la filière universitaire qui se rapproche le plus de l’esprit Sciences Po », conseille Guillaume Capobianco, le directeur de Prepasud. L’alternative, adoptée par nombre de candidats, est de passer par une hypokhâgne. Mais gare ! La charge de travail en prépa littéraire est très élevée et pourrait vous empêcher de réviser sereinement pour les IEP. Vous pouvez également envisager d’autres cursus universitaires, en Histoire ou Economie par exemple, à condition que vous sachiez faire preuve d’une grande discipline dans vos révisions. À noter qu’une télépréparation est proposée par l’Hexaconcours, avec des tarifs adaptés pour les boursiers.
Comment les admis choisissent-ils leur IEP ?
« Il y a trois grands critères de choix », décrit Pierre Mathiot, le directeur de Sciences Po Lille. « Tout d’abord, il y a l’image que se font les étudiants des IEP. Ils se renseignent via les forums, les médias sociaux, ils regardent en particulier les différences qui existent au niveau des masters. En deuxième lieu, les étudiants se posent la question de l’accessibilité par rapport à leur lieu d’habitation d’origine ». 40% des candidats venant d’Île-de-France, les IEP accessibles rapidement en TGV, comme celui de Lille, sont avantagés. « En troisième lieu, les candidats s’intéressent à l’image des régions » (villes dynamiques, près d’une frontière, …). Environ 70% des admis obtiennent leur premier choix. Les IEP les plus demandés étaient l’an passé et dans l’ordre : Lille, Strasbourg, Rennes, Lyon, Aix, Toulouse.
Quelle chance a un admis sur liste complémentaire d’intégrer un IEP ?
En 2009, il y a eu près de 1000 admis sur la liste d’attente, dont 400 ont intégré un des IEP du concours commun. Pour être sur cette liste l’an passé il fallait 10.92 de moyenne sur 20 et pour être pris après avoir attendu sur liste complémentaire, il fallait 11.48 de moyenne sur 20, selon les calculs de Prepasud.
Les bac+1 représentent 41% des admis pour 37% des candidats. L’avantage semble donc très léger. Les épreuves sont davantage alignées sur celles du bac pour ce qui est des connaissances en histoire et en langue. Les bac+1 bénéficient de leur première année dans le supérieur tant en ce qui concerne la logique du raisonnement que la qualité de l’écriture, mais n’ont plus les programmes en tête. La réussite de ces derniers dépend donc beaucoup du cursus effectué lors de la première année d’études supérieures.
Que peut faire un candidat qui rate à bac+0, s'il veut retenter le concours à bac+1 voire une fois sa licence (Bac+3) en poche ?
« Un cursus en Droit permet d’avoir le temps suffisant pour réviser le concours et c’est la filière universitaire qui se rapproche le plus de l’esprit Sciences Po », conseille Guillaume Capobianco, le directeur de Prepasud. L’alternative, adoptée par nombre de candidats, est de passer par une hypokhâgne. Mais gare ! La charge de travail en prépa littéraire est très élevée et pourrait vous empêcher de réviser sereinement pour les IEP. Vous pouvez également envisager d’autres cursus universitaires, en Histoire ou Economie par exemple, à condition que vous sachiez faire preuve d’une grande discipline dans vos révisions. À noter qu’une télépréparation est proposée par l’Hexaconcours, avec des tarifs adaptés pour les boursiers.
Comment les admis choisissent-ils leur IEP ?
« Il y a trois grands critères de choix », décrit Pierre Mathiot, le directeur de Sciences Po Lille. « Tout d’abord, il y a l’image que se font les étudiants des IEP. Ils se renseignent via les forums, les médias sociaux, ils regardent en particulier les différences qui existent au niveau des masters. En deuxième lieu, les étudiants se posent la question de l’accessibilité par rapport à leur lieu d’habitation d’origine ». 40% des candidats venant d’Île-de-France, les IEP accessibles rapidement en TGV, comme celui de Lille, sont avantagés. « En troisième lieu, les candidats s’intéressent à l’image des régions » (villes dynamiques, près d’une frontière, …). Environ 70% des admis obtiennent leur premier choix. Les IEP les plus demandés étaient l’an passé et dans l’ordre : Lille, Strasbourg, Rennes, Lyon, Aix, Toulouse.
Quelle chance a un admis sur liste complémentaire d’intégrer un IEP ?
En 2009, il y a eu près de 1000 admis sur la liste d’attente, dont 400 ont intégré un des IEP du concours commun. Pour être sur cette liste l’an passé il fallait 10.92 de moyenne sur 20 et pour être pris après avoir attendu sur liste complémentaire, il fallait 11.48 de moyenne sur 20, selon les calculs de Prepasud.
Quel est le bilan des deux premières éditions du concours commun ?
Le concours s’est bien déroulé au vu des enjeux logistiques (6 villes, 10.000 candidats, 30.000 copies). Le nombre de candidats est resté stable d’une année sur l’autre, autour de 10.000 pour 1100 places. Une augmentation du nombre de candidats n’est pas spécialement recherchée par les IEP.
Quelles évolutions ont été mises en place depuis la première édition ?
Désormais les candidats peuvent modifier l’ordre de préférence des IEP jusqu’à quelques jours avant la publication des résultats. Le changement de calendrier du concours de Science Po Paris (résultat en juillet au lieu de septembre à partir de cette année) va également permettre de répondre à une autre difficulté. En 2010, les résultats du concours commun seront ainsi rendus publics quelques jours après ceux de Sciences Po Paris, évitant ainsi le désistement tardif de quelque 150 étudiants admis aux deux concours.
Quels seront les prochains axes de collaboration entre les IEP du concours commun ?
Les six IEP qui mettent en place le concours commun ont signé récemment une convention avec le ministère de l’Education nationale pour développer un processus de démocratisation de l’accès aux IEP. Les Instituts vont travailler avec 160 lycées et 1200 élèves pour les aider à préparer le concours commun. Contrairement à Sciences Po Paris, il n’y aura pas de concours spécifique pour les candidats issus de ZEP.
En ce qui concerne les Instituts d’Etudes Politiques de Grenoble et de Bordeaux, ceux-ci ont choisi de faire bande à part et de conserver leurs propres épreuves. Ils n’envisagent pas, pour l’instant, de rejoindre le concours commun. Mais la porte leur reste ouverte : l’accord qui lie les six IEP comprend une clause qui permet d’incorporer un nouveau venu à tout moment.
Le concours s’est bien déroulé au vu des enjeux logistiques (6 villes, 10.000 candidats, 30.000 copies). Le nombre de candidats est resté stable d’une année sur l’autre, autour de 10.000 pour 1100 places. Une augmentation du nombre de candidats n’est pas spécialement recherchée par les IEP.
Quelles évolutions ont été mises en place depuis la première édition ?
Désormais les candidats peuvent modifier l’ordre de préférence des IEP jusqu’à quelques jours avant la publication des résultats. Le changement de calendrier du concours de Science Po Paris (résultat en juillet au lieu de septembre à partir de cette année) va également permettre de répondre à une autre difficulté. En 2010, les résultats du concours commun seront ainsi rendus publics quelques jours après ceux de Sciences Po Paris, évitant ainsi le désistement tardif de quelque 150 étudiants admis aux deux concours.
Quels seront les prochains axes de collaboration entre les IEP du concours commun ?
Les six IEP qui mettent en place le concours commun ont signé récemment une convention avec le ministère de l’Education nationale pour développer un processus de démocratisation de l’accès aux IEP. Les Instituts vont travailler avec 160 lycées et 1200 élèves pour les aider à préparer le concours commun. Contrairement à Sciences Po Paris, il n’y aura pas de concours spécifique pour les candidats issus de ZEP.
En ce qui concerne les Instituts d’Etudes Politiques de Grenoble et de Bordeaux, ceux-ci ont choisi de faire bande à part et de conserver leurs propres épreuves. Ils n’envisagent pas, pour l’instant, de rejoindre le concours commun. Mais la porte leur reste ouverte : l’accord qui lie les six IEP comprend une clause qui permet d’incorporer un nouveau venu à tout moment.
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http://forum.concourspublics.com/viewforum.php?f=11
Le concours commun des IEP : posez vos questions, échangez vos astuces, bénéficiez des conseils des anciens candidats sur le forum de l'Observatoire Boivigny

Vie universitaire
Sciences Po : le concours commun des IEP en dix questions


