A l’heure où les grandes écoles augmentent progressivement leurs droits d’inscription, comment la Confédération Etudiante se positionne-t-elle ?
Si nous comprenons la pression financière qui pèse sur les grandes écoles, nous demandons à ce que ces hausses ne soient pas unilatérales mais progressives, en fonction des revenus de chacun. Il faut aussi que chaque établissement créé ou pousse plus loin des dispositifs de bourses internes capables d’aider au moins partiellement les étudiants les moins favorisés dans cette haute compétition que demeurent les études supérieures. Il est choquant que ces écoles restent fermées à toute une partie de la population.
La plupart accueillent pourtant davantage d’étudiants de milieux populaires…
Elles le font contraintes et forcées par les pouvoirs publics et par l’opinion. Que penser du discours de Pierre Tapie (président de la Conférence des grandes écoles, ndlr) qui avait indiqué l’an dernier qu’accueillir 30% d’étudiants boursiers reviendrait à faire baisser le niveau des promotions ? Il est de leur devoir de respecter la règle égalitaire de la République.