Ecoles de commerce : les frais gonflent, mais les étudiants s’y pressent




Le point de vue de Baki Youssoufou, président de le Confédération Etudiante

A l’heure où les grandes écoles augmentent progressivement leurs droits d’inscription, comment la Confédération Etudiante se positionne-t-elle ?

Si nous comprenons la pression financière qui pèse sur les grandes écoles, nous demandons à ce que ces hausses ne soient pas unilatérales mais progressives, en fonction des revenus de chacun. Il faut aussi que chaque établissement créé ou pousse plus loin des dispositifs de bourses internes capables d’aider au moins partiellement les étudiants les moins favorisés dans cette haute compétition que demeurent les études supérieures. Il est choquant que ces écoles restent fermées à toute une partie de la population.

La plupart accueillent pourtant davantage d’étudiants de milieux populaires…

Elles le font contraintes et forcées par les pouvoirs publics et par l’opinion. Que penser du discours de Pierre Tapie (président de la Conférence des grandes écoles, ndlr) qui avait indiqué l’an dernier qu’accueillir 30% d’étudiants boursiers reviendrait à faire baisser le niveau des promotions ? Il est de leur devoir de respecter la règle égalitaire de la République.

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Antoine Teillet
06/02/2011


Voir aussi : cge, em lyon, hec, télécom
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Commentaires des lecteurs

1.Posté par Frisco le 08/02/2011 00:34
M . Baki Youssoufou ne sait pas du tout de quoi il parle.

Quand monsieur Tapie a dit qu'introduire des quotas de boursiers ferait baisser le niveau des concours, il avait raison. Un concours, c'est prendre les meilleurs. Mettre un quota, c'est ne plus prendre les meilleurs. Que le quota soit fondé sur le revenu, la couleur de peau, les goûts culinaires, le résultat est le même. On favorise une catégorie de la population sur des critères n'ayant rien à voir avec la compétence.
Le concours est l'incarnation-même de l'égalité républicaine : un concours, correction aveugle, on prend les meilleurs.

Parler de quota, c'est au mieux de la bien-pensance pour se faire mousser, au pire de la bêtise crasse.

Quant à ceux qui rétorqueront que les élèves de grandes écoles sont issus de milieux favorisés, c'est un mensonge éhonté. A niveau de formation égal, c'est à dire, le master, les grandes écoles ont exactement la même composition sociale que les universités.

Mais ça, M. Youssoufou, ça implique d'ouvrir les yeux, d'exhiber des données, des vraies, pas de jouer les girouettes.

Je suppose que vous seriez également pour une loi interdisant le chômage et une autre loi pour fixer un quota de 100% de milliardaires en France?

Je plains les étudiants représentés par vous...

2.Posté par Henri le 08/02/2011 22:04
M. Youssoufou reprend les mensonges de Richard Descoings il y a un an. Pierre Tapie n'a jamais dit "qu’accueillir 30% d’étudiants boursiers reviendrait à faire baisser le niveau des promotions". Il a dit que créer des quotas réservés aux boursiers ferait baisser le niveau. Ce qui est très différent et arithmétiquement inévitable. S'il y a besoin d'un quota, c'est qu'on veut faire entrer des gens qui n'ont pas le niveau.
Les quotas sont contraires à la règle égalitaire de la république.

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