Pour quel motif le renouvellement vous avait été initialement refusé il y a un an et avec quels arguments avez-vous fait appel ?
A vrai dire, nous ne nous y attendions pas du tout à l'époque, dans la mesure où tous les contacts que nous avions eus jusque-là avec l'organisme d'accréditation étaient plutôt positifs. Leurs motivations étaient peu explicites. Ce que l'on a compris en discutant avec eux, c'est que le choix d'accréditer ou non un établissement est basé sur une analyse au regard des standards en vigueur, mais pas uniquement. Il y a aussi un jugement porté sur la dynamique de l'établissement. Or, d'après l'EFMD, l'Escem avait perdu sa dynamique et connaissait des problèmes de management. Ce qui nous confirme dans cette idée, c'est qu'ils nous ont finalement rétabli dans l'accréditation après le changement de gouvernance qu'a connu l'Escem.
Le départ du directeur général Tamym Abdessemed en septembre 2010 est donc lié à ce problème avec Equis ?
Oui, c'est toujours le capitaine d'équipe qui paye. Il y avait ce non–renouvellement d'Equis mais aussi une panne managériale, une perte de repères au sein de l'école, un essoufflement dans les dynamiques internes. C'est ce que j'ai constaté en revenant à la présidence de l'établissement. Tamym Abdessemed était quelqu'un de brillant, avec de fortes capacités d'analyse, mais qui ne savait pas trancher. C'est la pire des choses quand on dirige une institution.
Pour le remplacer, nous recherchons un directeur général qui serait d'abord un manager, capable de mobiliser les équipes. Il faut aussi qu'il ait une certaine légitimité à diriger des professeurs. Quoi qu'il en soit, on va prendre notre temps pour le choisir et nous faire aider de cabinets de recrutement.
Quel impact a eu cette affaire sur votre concours 2010 ?
Un impact lourd. Nos concurrents ne se sont pas privés de communiquer sur nos difficultés et il y a eu un effet bouche-à-oreille assez regrettable chez les profs de prépa. Bilan : l'école n'a pas fait le plein. Seules 165 places ont été pourvues alors que nous en avions ouvert 285. Ce n'est évidemment pas négligeable puisque nos moyens financiers sont réduits d'autant. Mais nous avons récupéré Equis et tous nos efforts sont désormais concentrés sur l'organisation du concours 2011.
(1) La European Foundation for Management Development est un organisme qui acrédite les écoles de commerce. Elle leur décerne ses labels Equis ou Epas.
A vrai dire, nous ne nous y attendions pas du tout à l'époque, dans la mesure où tous les contacts que nous avions eus jusque-là avec l'organisme d'accréditation étaient plutôt positifs. Leurs motivations étaient peu explicites. Ce que l'on a compris en discutant avec eux, c'est que le choix d'accréditer ou non un établissement est basé sur une analyse au regard des standards en vigueur, mais pas uniquement. Il y a aussi un jugement porté sur la dynamique de l'établissement. Or, d'après l'EFMD, l'Escem avait perdu sa dynamique et connaissait des problèmes de management. Ce qui nous confirme dans cette idée, c'est qu'ils nous ont finalement rétabli dans l'accréditation après le changement de gouvernance qu'a connu l'Escem.
Le départ du directeur général Tamym Abdessemed en septembre 2010 est donc lié à ce problème avec Equis ?
Oui, c'est toujours le capitaine d'équipe qui paye. Il y avait ce non–renouvellement d'Equis mais aussi une panne managériale, une perte de repères au sein de l'école, un essoufflement dans les dynamiques internes. C'est ce que j'ai constaté en revenant à la présidence de l'établissement. Tamym Abdessemed était quelqu'un de brillant, avec de fortes capacités d'analyse, mais qui ne savait pas trancher. C'est la pire des choses quand on dirige une institution.
Pour le remplacer, nous recherchons un directeur général qui serait d'abord un manager, capable de mobiliser les équipes. Il faut aussi qu'il ait une certaine légitimité à diriger des professeurs. Quoi qu'il en soit, on va prendre notre temps pour le choisir et nous faire aider de cabinets de recrutement.
Quel impact a eu cette affaire sur votre concours 2010 ?
Un impact lourd. Nos concurrents ne se sont pas privés de communiquer sur nos difficultés et il y a eu un effet bouche-à-oreille assez regrettable chez les profs de prépa. Bilan : l'école n'a pas fait le plein. Seules 165 places ont été pourvues alors que nous en avions ouvert 285. Ce n'est évidemment pas négligeable puisque nos moyens financiers sont réduits d'autant. Mais nous avons récupéré Equis et tous nos efforts sont désormais concentrés sur l'organisation du concours 2011.
(1) La European Foundation for Management Development est un organisme qui acrédite les écoles de commerce. Elle leur décerne ses labels Equis ou Epas.

Vie universitaire
Imbroglio Equis à l’Escem






