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Classement 2011 des universités par l’Ecole des Mines : le french ranking par excellence


Cela fait désormais cinq ans que l'Ecole des Mines de Paris publie son « professional ranking of world universities ». Ce classement des universités et grandes écoles est controversé. En cause : un critère unique - la réussite d’une poignée d’anciens - pour classer les établissements du monde entier. Il présente l’avantage de mettre en avant les grandes écoles françaises, dont l’Ecole des Mines.



Ecoles des Mines Paristech
Ecoles des Mines Paristech
L’originalité du classement réalisé par l’Ecole des Mines est qu’il est établi à partir d’un critère unique: le nombre d’anciens étudiants figurant parmi les dirigeants exécutifs des 500 plus grandes entreprises mondiales. En clair : combien de PDG des plus grandes entreprises mondiales tel ou tel établissement a-t-il formé. Pourquoi un tel choix ? Parce qu’il s’agit d’un « critère simple, non déclaratif et vérifiable », fait savoir l’école d’ingénieurs parisienne. Elle précise : « tout le monde peut refaire cette étude avec ce même critère, le résultat ne changera pas ». Et de moquer les classements réalisés par la presse anglo-saxonne à partir des salaires et délais d’embauches déclarés par les alumni.

L’anti-Shanghai

Classement 2011 des universités par l’Ecole des Mines : le french ranking par excellence
« Ce critère n’est pas plus restrictif que celui retenu par l’Université Jiaotong à Shanghai pour produire son propre ranking », affirme l’Ecole des Mines. La seule différence avec le classement de Shanghai, c’est que « (notre) critère permet de mettre l’accent sur les performances des formations délivrées dans les établissements d’enseignement supérieur, plutôt que sur les performances de recherche de ces établissements », explique l’établissement français.

S’il est vrai que pour son classement, l’université de Shanghai s’appuie exclusivement sur des critères en rapport avec la recherche, ceux-ci sont au nombre de cinq : diplômés ayant décroché un prix Nobel ou une médaille Fields, membres de la faculté ayant décroché un prix Nobel ou une médaille Fields, nombre de chercheurs reconnus, nombre de publications dans des revues scientifiques de référence, nombre de papiers cités. Ce ranking chinois favorise, certes, les établissements anglophones et les universités à forte dominante scientifique, mais n’en est pas moins influent.

Un classement peu repris hors de France

Classement 2011 des universités par l’Ecole des Mines : le french ranking par excellence
Le palmarès de l’Ecole des Mines, lui, n’a pas eu d’impact médiatique fort en dehors de nos frontières. En ne retenant qu'un seul critère, il manque de pertinence. Certes, tout classement est sujet à controverse. Mais concevoir un classement, c’est justement s’engager sur une vision des choses et essayer de convaincre le public de la pertinence de cette vision. En ne choisissant rien d’autre qu’un « critère simple, non déclaratif et vérifiable », l’Ecole des Mines ne propose pas de vision, elle se sert d'une donnée brute - non retraitée, non pondérée - qui ne permet pas d’appréhender la complexité des acteurs du secteur académique.

Résultat : depuis la première édition du classement en 2007, la volatilité de l’ordre des établissements est importante : parmi les 20 premiers, l’université japonaise Keio a gagné 8 places, Stanford a progressé de 10 places, l’université de Pennsylvanie en a perdu 5, Sciences Po a reculé de 9 places, l’Ecole des Mines, elle-même, a chuté de 11 places. Et chaque année, des universités parfaitement inconnues dament le pion à des établissements de renommée internationale.

C’est dommage, la démarche de l’Ecole des Mines est d’un grand intérêt pour tous les établissements français et européens. Plutôt que de s’attacher à défendre bec et ongles sa méthodologie, les initiateurs de ce classement devraient plutôt chercher à l’enrichir.

Les 20 premiers établissements dans le classement 2011

Rang Institution pays
1 Harvard Univ USA
2 Tokyo Univ Japon
3 Keio Univ Japon
4 HEC France
5 Kyoto Univ Japon
6 Univ Oxford Royaume-Uni
7 Polytechnique France
8 Waseda Univ Japon
9 ENA France
10 Seoul Natl Univ Corée du Sud
11 Univ Pennsylvania USA
12 Columbia Univ USA
13 Stanford Univ USA
13 Tohoku Univ Japon
13 Univ Nottingham Royaume-Uni
16 MIT USA
17 Sciences Po France
18 Univ St Gallen Suisse
19 Univ Sao Paulo Brésil
19 Northwestern Univ USA


Rang des écoles françaises dans le classement des Mines 2011

Rang Institution
4 HEC
7 Polytechnique
9 ENA
17 Sciences Po
21 INSEAD
21 Mines
38 Ponts et Chaussées
92 Ecole Centrale - Paris
92 ENS PTT
92 European Business School Paris
92 Inst de Haute Finance - Paris
224 Univ Paris 4 Sorbonne
229 EN3S
229 Ecole Normale Superieure - Paris
229 Ecole Super Agriculture - Purpan
229 Supelec
229 EM Lyon
229 ESCP Europe
229 ESEO Angers
229 ESSEC
349 ISAE
349 Telecom ParisTech
349 IFP Paris
385 ENAC
385 Ecole Speciale Travaux Publics



NB :

Téléchargez le classement complet ci-dessous :

mpt_ranking2011.pdf MPT Ranking2011.pdf  (792.26 Ko)


Pierre-Alban Pillet
01/03/2011
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Commentaires des lecteurs

1.Posté par Kirkou le 02/03/2011 17:50
Cela me fait penser au classement de la China University Alumni Association :

1) Pekin University
2) Tsinghua University
3) Zhejiang University
4) Fudan University

Le critère = le nombre de milliardaires (en yuan) formés par ces universités.
source : http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20110128224412277

2.Posté par Michel le 02/03/2011 18:15
Perso, le choix de ce critère ne me choque pas dans l'absolu. Le problème c'est de classer des établissements qui forment des centaines d'étudiants chaque année à travers le prisme de la réussite, non pas d'un échantillon représentatif, ni même d'un échantillon significatif, mais de moins de 15 personnes !

En clair, avec un tel critère de classement, HEC doit sa quatrième place dans le monde - excusez du peu - à la réussite de 11 de ses anciens (j'ai compté) sur un total de 40 000 diplômés, soit moins de 0,03%. est-ce significatif ? Cela représente-t-il quelque chose ? Un fils à papa en plus ou en moins et vous gagnez 100 places dans ce classement (cf European Business School). Un PDG qui meurt et vous en perdez autant.

3.Posté par Zarkaraan le 31/05/2011 14:51
N'aimant rien d'autre aux Mines que de jouer au village gaulois (je le sais, j'en suis) il ne faut voir ce classement que d'une seule façon:

"Vous voyez, nous aussi on trouve un critère extraordinairement objectif sur lequel faire de la mauvaise statistique afin de nous mettre en tête".

Pour les Shanghaï-fanboys: je ne suis pas sur que le nombre de Nobels vivants soit supérieur a 500... Quand a ceux qui sont morts, vu l'époque de leurs recherches pour la plupart, aucun intérêt.

Ce classement (comme tout classement d'ailleurs) ne délivre qu'une information parcellaire.

4.Posté par cheraze le 03/07/2011 18:20
Normalement lorsqu'un établissement est efficace, il l'est dans l'absolu, indépendamment de celui qui le juge, le classe ou l'évalue. Comment se fait-il que seule l'université de harvard est classée à chaque édition la première et ce par tous les classement, i-e selon tous les critères. Pour d'autres établissements, dans un classeent ils sont parmi les 10 ou 20 premiers, dans d'autres ils sont à la 100eme place. c'est insensé

5.Posté par dadou le 16/07/2011 22:23
Oh, merde, moi je viens de l'université de Poitiers.... Ça craint.....

6.Posté par dadou le 16/07/2011 22:40
On dit que l'Italie à sa mafia et la France ses écoles... Au lieu de juger une personne sur son école, il faudrait peut être penser à juger les capacités de l'étudiant à réfléchir... J'ai vu d'excellents stagiaires d'écoles et d'universités de la même manière que j'ai vu des stagiaires d'écoles (et des grandes) et des étudiants de fac incompétents... Cette constatation est également valable pour les ingénieurs en postes... Il faut arrêter ce système de mérite obtenu seulement pour avoir fait 5 ans d'étude dans un lieu renommé... Il y a 45 ans de travail après, il est vraiment dommage de constater que même après 30 ans de carrière, on donnera les promotions non pas au plus méritant, mais au celui qui a fait la plus grande école 30 ans en arrière, même si il est nul...

7.Posté par Hippo le 22/07/2011 01:03
looool, c'est pour s'amuser? ou pour rigoler?

8.Posté par dddd le 18/09/2011 00:43
Oui, l'European Business School classée 150 rangs devant l'ESSEC et l'ESCP. Ce classement est ridicule, on se retrouve avec la LSE, McGill, Dartmouth etc, même pas classées dans le top 100

9.Posté par bbbb le 25/12/2011 16:25
Franchement, quel est l'interet de faire un classement qui comportent des ecolés d'ingénieurs, des Universités pour droit, économie...
C'est pas répresentatif tout sa

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