En Allemagne, le baccalauréat ("Abitur") est comme en France le sésame pour entrer à l’université. L'article 12 de la Constitution garantit d'ailleurs à tout Allemand le droit de choisir le lieu de ses études. Mais selon le nombre d'étudiants se présentant à l'université chaque année, des quotas nationaux de places (numerus clausus) sont appliqués dans certaines filières comme la médecine, la pharmacie, la biologie, la psychologie et le management, et la sélection prend alors en compte les notes obtenues au bac.
En dehors des universités, il existe depuis 1970-71 les "Fachhochschulen" (écoles supérieures spécialisées) qui ne requièrent pas l'"Abitur" mais seulement la "Fachhochschulreife" acquise après douze années de scolarité, au niveau du lycée (l'"Abitur" couronnant treize années de scolarité). L'enseignement qui y est dispensé, en commerce, sciences de l'ingénieur ou informatique par exemple, est davantage orienté vers la pratique, avec des stages durant un ou deux semestres et des professeurs qui ont une expérience professionnelle en dehors de l'enseignement. Les cursus durent en moyenne huit semestres. Les effectifs des classes sont moindres et le système est assez scolaire. Un gros quart de ces établissements sont privés. Il existe d'autres écoles privées, notamment pour la mode ou le design graphique, dont les droits d'inscription sont élevés. Elles n'ont rien à voir avec les grandes écoles françaises, mais peuvent avoir bonne réputation et être élitistes.