En 2001, l’University of Southern Europe, une petite business school implantée à Monaco depuis 1986, connaissait de graves difficultés financières. Maxime Crener, ancien directeur de l’Ecole de management de Marseille (l’actuelle Euromed) et du CERAM (désormais fusionné avec l’ESC Lille sous le nom de SKEMA), a alors racheté l’école avec six partenaires. À l’époque, ils ont injecté 600.000 euros dans la structure et augmenté le capital de 150.000 euros à 1.500.000 euros. Un an plus tard, les autorités monégasques les autorisaient à renommer l’établissement Université Internationale de Monaco (UIM). La deuxième vie de l’école pouvait commencer.
Pour Maxime Crener, il n’y avait qu’une chose à faire : développer des programmes qui puissent être rapidement reconnus à l’international en s’appuyant sur les atouts de la Principauté. « Monaco, c’est un nom qui parle à l’imaginaire des gens, c’est aussi un lieu où se croisent beaucoup de nationalités », explique le président de l’UIM, « nous nous sommes appuyés là-dessus pour développer nos trois pôles : la finance, le luxe et le business international ». Il choisit aussi d’utiliser l’anglais comme unique langue d’enseignement.
Pour Maxime Crener, il n’y avait qu’une chose à faire : développer des programmes qui puissent être rapidement reconnus à l’international en s’appuyant sur les atouts de la Principauté. « Monaco, c’est un nom qui parle à l’imaginaire des gens, c’est aussi un lieu où se croisent beaucoup de nationalités », explique le président de l’UIM, « nous nous sommes appuyés là-dessus pour développer nos trois pôles : la finance, le luxe et le business international ». Il choisit aussi d’utiliser l’anglais comme unique langue d’enseignement.
32 profs
Un des premiers objectifs de la nouvelle direction fut de décrocher une accréditation de renommée internationale. À cette fin, elle recruta une équipe de 23 professeurs à temps plein, dont, en grande partie, des doctorants en fin de thèse. « Aujourd’hui, nous avons 32 professeurs de 18 nationalités différentes, tous sont docteurs », explique Maxime Crener. En 2006, quatre ans après la reprise de l’école, l’UIM obtint l’accréditation AMBA pour ses MBA à plein temps et executive. Dans le même temps, l’UIM a mis en place un partenariat avec l’université de Nice pour permettre à ses étudiants thésards d’obtenir un doctorat français. Les premiers docteurs co-diplômés des deux établissements soutiendront en 2010.
De 2002 à aujourd’hui, l’UIM est par ailleurs passée de 300 à 400 étudiants (200 en bachelors, 200 en master et en MBA). Ils viennent de partout dans le monde. « Nous avons mis l’accent sur le multiculturel. Sur une cohorte de 30 étudiants, il n’est pas rare que nous ayons une vingtaine de nationalités différentes, mais il y a très peu de Français ».
De 2002 à aujourd’hui, l’UIM est par ailleurs passée de 300 à 400 étudiants (200 en bachelors, 200 en master et en MBA). Ils viennent de partout dans le monde. « Nous avons mis l’accent sur le multiculturel. Sur une cohorte de 30 étudiants, il n’est pas rare que nous ayons une vingtaine de nationalités différentes, mais il y a très peu de Français ».
Un budget de 5 millions d’euros
À terme, l’UIM envisage d’augmenter encore ses effectifs de 50 % pour atteindre 600 étudiants, la masse critique pour un développement financier pérenne, selon les dirigeants de cet établissement. Pour le moment, l’école joue sur sa petite taille pour se distinguer : elle affiche un professeur pour 12 étudiants et des groupes qui ne dépassent jamais 30 étudiants. Son budget actuel est très faible, de l’ordre de 5 millions d’euros, et provient essentiellement des droits d’inscriptions très élevés. « Nous sommes légèrement au-dessus des prix du marché pour les bachelors, que nous facturons 40.000 euros pour la totalité du diplôme (trois ans) contre 30.000 euros chez nos concurrents », reconnaît le président de l’UIM. Quant aux programmes master, ils sont facturés 15.000 à 17.000 euros pour dix mois de scolarité, ce qui est très supérieur à ce que font payer les business schools françaises. À l’inverse, les MBA de l’UIM coûtent 25 000 euros pour dix mois de scolarité, ce qui est inférieur aux prix généralement pratiqués sur ce créneau très lucratif.
À leur entrée sur le marché du travail, les diplômés d’un master de l’université de Monaco peuvent espérer un salaire de 60.000 euros brut par an fait valoir l’établissement, ce qui paraît relativement élevé. Quant aux titulaires d’un MBA de l’UIM ils gagneraient 85 000 euros par an, selon la direction.
À leur entrée sur le marché du travail, les diplômés d’un master de l’université de Monaco peuvent espérer un salaire de 60.000 euros brut par an fait valoir l’établissement, ce qui paraît relativement élevé. Quant aux titulaires d’un MBA de l’UIM ils gagneraient 85 000 euros par an, selon la direction.
Une équipe de direction restreinte
L’équipe de l’école monégasque est restreinte. Deux personnes sont chargées d’aider au placement des étudiants, deux sont en charge de la communication, il y a un directeur de recherche et la vice-présidente de l’Université n’est autre que la femme de Maxime Crener. Ce dernier reconnaît d’ailleurs que le développement de l’école reste fragile et travaille à solidifier la structure. Il envisage ainsi de préparer l’accréditation EQUIS en 2011, ce qui représente un investissement compris entre 500.000 euros et 1 million d’euros. Il souhaite aussi agrandir les locaux, car les 2.000 mètres carrés actuels ne suffiront pas si les effectifs doivent encore augmenter.
Maxime Crener pense également à développer de nouveaux cours, toujours en restant sur des niches et en s’appuyant sur l’image ou les intérêts de Monaco : un pôle développement durable, un autre sur le sport et le développement international. Pour réaliser ses projets, le président de l’UIM cherche de nouveaux partenaires. Il espère d’ailleurs que les autorités monégasques mettront la main à la poche. Après tout, l’UIM contribue à développer l’image de Monaco dans un secteur qu’on ne lui connaissait pas : l’enseignement supérieur.
Maxime Crener pense également à développer de nouveaux cours, toujours en restant sur des niches et en s’appuyant sur l’image ou les intérêts de Monaco : un pôle développement durable, un autre sur le sport et le développement international. Pour réaliser ses projets, le président de l’UIM cherche de nouveaux partenaires. Il espère d’ailleurs que les autorités monégasques mettront la main à la poche. Après tout, l’UIM contribue à développer l’image de Monaco dans un secteur qu’on ne lui connaissait pas : l’enseignement supérieur.

Vie universitaire
Université Internationale de Monaco : la Principauté aussi a son école de commerce











