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L’ESJ Lille refuse de se marier avec l’ESJ Paris


Prenant acte des difficultés financières de l’ESJ Lille, sa concurrente l’ESJ Paris lui a tendu la main de manière un peu cavalière : elle a diffusé un communiqué dans lequel elle se propose de la reprendre. L’ESJ Lille s’en est offusquée et affirme qu’elle n’est pas à vendre.



ESJ de Lille
ESJ de Lille
L'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille accumule les exercices déficitaires. Si elle a évité le dépôt de bilan, c’est parce que la région Nord a récemment volé à son secours en lui votant une subvention de 2,8 millions d’euros pour apurer sa dette. Du coup, l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris, qui n’a aucun lien avec la première, s’est déclarée candidate à sa reprise.

Dans un communiqué, l’ESJ Paris explique ainsi que « la subvention de 2,8 M€ accordée à l’ESJ Lille par le Conseil Régional du Nord-Pas de Calais et le rapprochement avec l’IUP Infocom de Lille 3 sont des solutions intéressantes » mais qui ne garantissent pas la pérennité économique de l’école. Elle lui propose donc une alliance des deux ESJ dans le but « d’avoir une politique commune et cohérente de développement international » et surtout de faire jouer « les synergies administratives et techniques entre les deux écoles ».

Mais voilà, si les deux écoles sont toutes deux privées et anciennes (Paris 1899, Lille 1924), l’école du Nord est sélective, reconnue par la profession, et facture sa scolarité 7000 euros aux étudiants (sur 2 ans), tandis que l’établissement parisien est réputé être moins exigeant avec les candidats à son concours, n’est pas reconnu par la profession et facture de 50% à 80% de plus ses années de scolarité (5200 euros par an les années de scolarité post-bac ou 6500 euros une année de scolarité pour les entrants à Bac+3 ou Bac+4).

L’ESJ Lille a donc réagi en diffusant en retour un communiqué dans lequel elle dément être entrée en négociation avec l’ESJ Paris. Elle rappelle qu’elle est une école associative à but non lucratif (sous-entendu : ce n’est pas le cas de l’ESJ Paris) et assure qu’elle n’est pas à vendre. En revanche, si une institution universitaire veut bien lui tendre la main, elle ne dira probablement pas non.

Alexandre Fontaine
11/01/2010
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