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Olivier Oger de l’Edhec : «Nous avons investi 70 millions dans un campus à l’américaine»


En septembre 2010, l’Edhec va inaugurer son nouveau campus. Basé à Roubaix, celui-ci est situé au cœur d'un parc paysager de plus de huit hectares. Inspiré des campus américains, il a été conçu comme un espace de vie autant qu'un lieu d’enseignement et de recherche. Il y aura ainsi une salle de spectacle, un executive center, 8 000 m² dédiés aux 300 logements étudiants et 3200 m² aux équipements sportifs (piscine, squash…). Un atout de taille pour l’école de commerce lilloise puisque rares sont les écoles françaises à pouvoir afficher de tels équipements sur un même lieu. L’Edhec développe, par ailleurs, de nouvelles formations à Londres et Singapour. Olivier Oger, son directeur général, s’en explique auprès de l’Observatoire Boivigny.



L'Edhec s’apprête à emménager sur un nouveau campus, pourquoi une telle opération?

Olivier Oger, directeur général de l'Edhec
Olivier Oger, directeur général de l'Edhec
Parce que nos anciens locaux devenaient de plus en plus incompatibles avec nos ambitions. Nous étions à l'étroit au sein de deux bâtiments éloignés de plus de 500 mètres l'un de l'autre, dépourvus d'installations sportives mais aussi de capacités d'accueil pour nos opérations de formation continue.
L'Edhec a donc choisi d'intégrer l'ancien siège social d'IBM, un magnifique site de plus de huit hectares sur lequel nous pouvons bénéficier de 43 000 m² d'installations. A savoir un grand bâtiment pédagogique avec des salles de cours, des amphis mais aussi une salle de spectacle, un grand ensemble dédié à la recherche, un executive center avec un hôtel ou encore des équipements sportifs, une agence bancaire et une supérette. De quoi nous permettre de doubler nos effectifs et d’accueillir si besoin jusqu'à 7 000 étudiants, essentiellement pour notre formation continue.
Nous avons également engagé d'importants travaux sur notre campus niçois, qui va gagner plus de 3500 m² dès cet été et encore plus de 4000 m² d'ici deux ans. Ainsi équipée, l'Edhec pourra accueillir 10 000 étudiants à terme.

Combien cela vous a-t-il coûté ?

Vue aérienne du nouveau campus situé entre Roubaix et Croix, avenue Gustave-Delory.
Vue aérienne du nouveau campus situé entre Roubaix et Croix, avenue Gustave-Delory.
Cette opération nous a coûté 100 millions d'euros, dont 70 millions pour le seul campus lillois. Une somme globale financée à 30 % par la vente de nos anciens locaux. Nous avons par ailleurs emprunté 50 millions d'euros et reçu 20 millions de subventions. Aujourd'hui, le budget annuel du Groupe Edhec s'élève à 60 millions d'euros, dont la moitié proviennent des droits de scolarité de la formation initiale et 40 % des entreprises –taxe d'apprentissage, sponsoring, contrats de recherche et formation continue. Ces revenus sont en augmentation régulière, le seul corps enseignant représente chaque année 3 millions d'euros d'investissement supplémentaire.

Vous êtes, par ailleurs, en train de développer de nouveaux dispositifs de formations à Londres et à Singapour?

Oui, ce sont deux campus pour la formation continue. L'Edhec veut ainsi accélérer ses efforts en direction des entreprises en mettant en place de vraies plates-formes d'interaction à l'international. Nous avions déjà développé à Singapour des séminaires de formation qui ont accueilli près d'un millier d'étudiants chinois, indiens ou encore australiens. Après l'ouverture en avril du centre « Edhec Risk Institute-Asia », ce site est en mesure de proposer des formations initiales en alternance qui concerneront à terme près de cinquante étudiants par an. Nous prévoyons aussi de mettre en place plusieurs activités de formation continue –executive Msc, PhD in finance, séminaires...– et de recherche. Signalons qu’à la demande du gouvernement singapourien, nous allons participer au grand « cluster » chargé d’œuvrer au développement de la place financière, aux côtés de l'University of Chicago, de l'Insead et de deux grandes universités locales. Nos activités à Singapour et Londres représentent respectivement 28 et 15 millions d'euros d'investissement pour les cinq années à venir.

Propos recueillis par Antoine Teillet
20/06/2010


Voir aussi : bachelor, edhec
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Commentaires des lecteurs

1.Posté par MR le 27/06/2010 23:24
L'Establishment universitaire français n'a toujours pas compris que c'est un campus à l'EUROPEENNE, c'est-à-dire dans un centre ville historique et vivant, qui attirerait les étudiants du monde entier dans les universités françaises, pas un campus à l'américaine qui a été essayé il y a 30 ans à Nanterre avec les effets que l'on connait.

Quel intérêt pour un étudiant chinois ou indien qui a rêvé de la France, de son histoire et de sa culture (de manière un peu romantique certes), de vivre dans un campus isolé de toute vie urbaine, qui ressemble à n'importe quel campus du monde, sans aucune histoire ni beauté intrinsèque? Je peux vous assurer qu'il préfèrera aller dans les colleges médievaux d'Oxford ou Cambridge, malgré tous les cours de squatch et les piscines olympiques qu'on pourra construire dans la campagne de Roubaix...

2.Posté par Logik le 28/06/2010 12:57
En même temps Nanterre n'a rien d'un campus américain, c'est plutôt un campus HLM typiquement français (malheureusement).

3.Posté par Manon le 02/09/2011 20:56
Tout cela est du grand pipeau, du très grand pipeau. Il y en a qui croient encore que c'est grâce aux infrastructures et à la débauche de moyens financiers qu'une école gagnera ses lettres de noblesse ! A l'EMLyon pas besoin d'une telle pub pour être à des années lumières en termes d'excellence académique, seul vrai critère.

4.Posté par Solal le 03/10/2011 23:49
OK 100% avec Manon

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