Il y a 10 ans, le rapport Attali…




L’évaluation des universités par une autorité indépendante

...
Ce qu’il y avait dans le rapport :

Il faut développer l’évaluation des universités, insistait Jacques Attali. « L’évaluation sera la contrepartie naturelle de l’autonomie universitaire. Dans le nouveau modèle d’enseignement supérieur proposé ici, chaque département universitaire, chaque école, chaque établissement d’enseignement supérieur devra être évalué à intervalles réguliers et recevoir des moyens selon ses mérites et ses résultats, c’est-à-dire selon la façon dont il aura respecté son contrat (…) Cette mission d’évaluation sera confiée à une Agence Supérieure d’Evaluation (ASE), qui sera rattachée au ministère de l’Education nationale pour sa gestion, le ministère n’ayant pas de pouvoir hiérarchique sur elle ».

Où en est-on ?

En 2006, est née l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) qui a le statut d’autorité administrative indépendante. Elle est chargée d'une mission globale d'évaluation de l'enseignement supérieur et de la recherche, laquelle porte à la fois sur les établissements, les unités de recherche et les formations.

Les rapports de l’AERES sont rendus publics et apportent ainsi un éclairage aux responsables de la recherche et de l'enseignement supérieur pour l'affectation des moyens humains et financiers. Ces évaluations n’auront toutefois pas un impact direct sur la répartition des budgets. On est donc loin de la proposition du rapport de 1998.
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rapport_Attali_98.pdf rapport Attali 98.pdf  (504.73 Ko)


22/01/2008


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Commentaires des lecteurs

1.Posté par Jip le 23/01/2008 19:01
Le rapport Attali de 1998 a de grands mérites, en particulier d'avoir diffusé en France le modèle baptisé plus tard LMD. Mais dire comme certains, y compris l'auteur, qu'il est à l'origine du modèle serait tout à fait inexact. Non seulement parce que cette question était en débat depuis des années chez les spécialistes, mais parce que certains pays européens avaient déjà fait cette réforme en 1998. Ce n'était pas un acte de visionnaire, juste un rattrapage.
En second lieu on peut dire effectivement que les problèmes de notre enseignement supérieur sont posés depuis plus de vingt ans. Et que l'on commence seulement à s'y attaquer. Mais il faudrait faire un inventaire plus précis.
Vous remarquerez que si dans son rapport de 1998 Attali propose de mettre en cause le monopole de l'X et de L'ENA, il n'en parle plus dans son rapport de 2008, qui pourtant consacre de long développement aux "professions fermées". A-t-il conclu que mettre fin au monopole des taxis était plus urgent que d'ouvrir au monde la haute fonction publique ?

2.Posté par lyas le 24/01/2008 10:59
salut,
je te cite;"Attali propose de mettre en cause le monopole de l'X et de L'ENA, il n'en parle plus dans son rapport de 2008"

As-tu pris le temps de bien lire?


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