D’autres établissements ont mis en place des sessions d’été sans s’intégrer dans un programme particulier. La Sorbonne (Paris I) a clairement choisi de jouer la carte du prestige lié à son nom. Du 2 au 13 juillet, elle proposait ainsi deux séminaires, histoire de l’art ou cinéma français, autour du thème « Paris, capitale des arts ». Le programme ambitionnait de mêler curiosité intellectuelle et visite de Paris.
Tout le monde n’a cependant pas l’aura de la Sorbonne. « La motivation première, c’est le développement à l’international », explique-t-on à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris dont plusieurs écoles, parmi lesquelles HEC, s’initient aux sessions d’été. « L’école de l’image des Gobelins, par exemple, travaille dans un domaine où on ne peut pas se passer de l’influence et de l’expertise internationales. Cela permet également de se faire connaître à l’étranger, où le système des écoles à la française est peu lisible. L’aspect financier ? Il n’est pas primordial. » La session d’été des Gobelins coûte néanmoins 2000 euros (deux semaines, hébergement compris).
Celle d’HEC, l’Université d’été du management, coûte 3210 euros, mais pour seulement 4 jours (mi-juillet ou fin août). Elle a lieu pour la deuxième année consécutive. « Cela a bien marché, alors on a décidé de renouveler l’expérience », confie-t-on à l’administration du programme. A l’EM Lyon ou à l’ESC Grenoble, ont est déjà passé à la vitesse supérieure et on propose des « summer sessions » de 4 semaines autour du business ou du management, en mai et juin, avec la ferme intention d’attirer des candidats internationaux. Les informations ne sont d’ailleurs accessibles qu’en anglais.