Un aboutissement. Un soulagement. Champagne, petits fours et félicitations viennent récompenser un travail de longue haleine. Mais à peine avez-vous eu le temps de savourer l’achèvement de votre thèse qu’il vous faut vous attaquer à un nouveau chantier : décrocher un poste de maître de conférence (1).
Première étape : vous devez obtenir la qualification pour participer aux campagnes de recrutement. C’est le Conseil national des universités (CNU) qui gère ce processus en l’état actuel du système. Il vous faut constituer un dossier comprenant deux exemplaires de votre thèse, un CV scientifique qui détaille travaux et publications, votre diplôme, et les articles que vous avez publiés.
Vous devez vous inscrire par le
portail Galaxie, qui sert également pour les campagnes de recrutement des enseignants-chercheurs. Votre dossier est destiné à deux rapporteurs qui, sur la foi de la thèse et des travaux, décident de vous accorder ou non la qualification. « On postule par section, par exemple en section 4 (science politique). Mais mieux vaut postuler d’emblée à plusieurs sections pour améliorer ses chances », préconise Arnaud Libel (2), docteur en sciences sociales. À condition, bien sûr, que la section soit en cohérence avec le travail de thèse : un docteur en sciences sociales ne va pas candidater en informatique.
« J’ai obtenu en 2007 la qualification en science politique et en russe grâce à ma thèse sur Saint-Pétersbourg », raconte Anaïs Marin, docteur en science politique, formée à l’IEP de Paris. N’oubliez pas que postuler à cette qualification implique des frais. Ne serait-ce que pour imprimer une thèse de 800 pages et pour l’envoyer.