« Aux Arts et métiers, nous avons beaucoup d’heures de cours par rapport à d’autres école, il y a notamment un gros volume de travaux dirigés », décrit Vincent, 21 ans, en fin de deuxième année à Arts et Métiers ParisTech, établissement qui forme environ 1100 ingénieurs par an. « Pour sécher, c’est dur ! », poursuit-il d’un ton malicieux. Vincent a effectué sa première année à Angers. L’ENSAM se répartit en effet en huit centres et trois instituts spécialisés. « Chaque centre a sa spécialité et son aire de partenariat géographique », explique Marc Le Coq, directeur adjoint de l’ENSAM. « Bordeaux se concentre sur l’aéronautique et sur les échanges avec le monde hispanique, Lille s’occupe des formations sur l’énergie, Metz a des relations étroites avec l’Allemagne ». En fonction de leurs choix, les étudiants des Arts et métiers évoluent entre les sites. Seul celui de Paris n’accueille pas d’étudiants de première année. En revanche, il propose désormais des cours de deuxième année, et les cours de troisième année, qui étaient historiquement basés à Paris, existent désormais sur tout le territoire hexagonal. Avec l’obligation de partir un mois au minimum à l’étranger, chaque étudiant fréquente, a priori, au moins trois sites pendant ses études.
Un cursus qui monte en intensité
Les études à l’ENSAM se déroulent en six semestres. Au début du premier semestre, les nouvelles promotions sont réparties en deux groupes, l’un composé des étudiants provenant d’un IUT ou d’une prépa Physique et Technologie (PT) et l’autre de ceux provenant des prépas Maths Physique (MP), Physique Chimie (PC) et Physique Sciences de l’ingénieur (PSI). « Le début d’année est assez light », précise Vincent, « il n’y a pas beaucoup de travail à la maison, les journées sont essentiellement composées d’amphi, mais attention à ne pas s’endormir car les choix des parcours internationaux se font dès le premier semestre. Le classement à la fin des six premiers mois de la scolarité est donc primordial pour la suite des études ». Les étudiants s’initient à différentes matières comme la mécanique des fluides, la transformation d’énergie, les relations entre l’homme, la société et les entreprises ou encore l’anglais. Le matin, les cours commencent à 7h45 et durent jusqu’à 11h45. Ils recommencent à 13h15 et finissent à 17h15. Les jeudis après-midi sont libérés pour le sport universitaire. « Au fur et à mesure, il y a de moins en moins d’amphi et de plus en plus d’exercices dirigés, de travaux pratiques et de travail sur des projets », ajoute Vincent.
« Au second semestre, les journées sont beaucoup plus chargées avec beaucoup de travail personnel demandé. Tous les projets doivent être rendus en même temps. Il faut également préparer les examens de fin d’année. Une bonne organisation est nécessaire pour ne pas se retrouver débordé à la fin. Il n’est pas rare de finaliser des projets tard dans la nuit si, justement, on ne possède pas ce sens de l’organisation », estime-t-il. A l’issue de ces deux semestres, les étudiants de l’ENSAM effectuent un stage exécutant de 8 semaines.
« Au second semestre, les journées sont beaucoup plus chargées avec beaucoup de travail personnel demandé. Tous les projets doivent être rendus en même temps. Il faut également préparer les examens de fin d’année. Une bonne organisation est nécessaire pour ne pas se retrouver débordé à la fin. Il n’est pas rare de finaliser des projets tard dans la nuit si, justement, on ne possède pas ce sens de l’organisation », estime-t-il. A l’issue de ces deux semestres, les étudiants de l’ENSAM effectuent un stage exécutant de 8 semaines.

Vie universitaire
A quoi ressemblent les études d’un ingénieur ? Exemple à l’Ensam
