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Rentrée : inflation modérée des frais de scolarité dans les grandes écoles


A l’occasion du passage au LMD, les droits de scolarité à l’université ont été harmonisés par cycle (150 euros pour une année en licence, 190 en master, 290 en doctorat), ce qui a provoqué l’indignation des syndicats étudiants, dont l’Unef qui a chiffré à +4,1% l’augmentation du volume global de ces droits. En comparaison, les tarifs des grandes écoles semblent exorbitants et tout semble permis au niveau des hausses. Pourtant, l’inflation en cette rentrée peut être qualifiée de modérée.



En effet, les écoles de commerce après classes préparatoires sont les établissements qui pratiquent les hausses les plus importantes : elles ne représentent « que » quelques centaines d’euros. HEC passe de 7.200 à 7.500 euros pour une année d’étude (+4,2%), l’ESCP-EAP de 6.233 à 6.633 euros (moyenne sur les 3 ans de l’école, +6,4%). L’Essec demande 350 euros supplémentaires par rapport à l’an dernier, soit 7.950 euros en moyenne pour un an (+4,6%). « Les équipes d’accompagnement ont été renforcées. Les outils informatiques ont été mis à jour, les élèves ont accès à de nouvelles bases de données et le e-learning se développe. Nous avons aussi créé de nouvelles chaires », explique-t-on à l’école de Cergy. Un nouveau régime va être mis en place à la rentrée 2005-2006 : les étudiants qui ne sont pas ressortissants de l’Union européenne devront s’acquitter de 34.000 euros au total pour un programme en deux années, contre 17.000 euros actuellement. « Nous bénéficions de subventions et préférons en faire profiter les étudiants européens », selon l’Essec. «Nous nous alignons ainsi sur la politique internationale en termes de tarifs avec un tarif résident et un tarif non-résident. On se remet à niveau par rapport aux autres pays. C’est aussi une question de crédibilité», ajoute-t-on à l’école.

L’augmentation des frais de scolarité concerne également les écoles de commerce après le baccalauréat, avec des situations plus disparates : de 5.979 à 6.101 euros (+2% soit un supplément de 122 euros, en moyenne sur les 5 années) à l’ESSCA Angers ou de 5.278 à 5.527 euros (+ 4,7%, soit un supplément de 249 euros, en moyenne sur les 3 années) à l’ESG par exemple.

Les écoles d’ingénieurs, elles, ne sont pas toujours libres de pratiquer des majorations de leurs droits de scolarité. Notamment l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées (ENPC), sous la tutelle du ministère de l’Equipement, qui voit le montant de ses frais de scolarité établi par arrêté du ministre, à 450 euros cette année contre 418 en 2003-2004 (+7,7%). Les élèves doivent en outre régler 500 euros pour des frais administratifs du type polycopiés, ouverture d’un compte informatique… Supélec est un cas particulier : école privée (forme associative) intégrée dans le dispositif national de formation des ingénieurs, elle est soutenue par l'Etat mais autonome. Ses frais de scolarité s’élèvent pour 2004-2005 à 640 euros, en hausse de 25 euros (+4,1%).

Les IEP en 5 ans : droits à la hausse

Les Instituts d’études politiques (IEP), qui entendent se positionner au rang des grandes écoles avec leur passage à 5 années d’études, se doivent de professionnaliser leurs enseignements, d’où leur besoin de ressources supplémentaires. Les frais de scolarité constituent une variable d’ajustement privilégiée à cette fin. Ainsi, les IEP de Grenoble et Aix voient leurs droits de scolarité augmenter à 800 euros pour un an, contre un maintien de 400 à 500 euros dans les autres IEP. A l’exception de Bordeaux, qui demande 800 euros par an en 1er cycle (3 premières années) et 1.000 euros par an en 2e cycle (2 ans de master) mais « avec des dégrèvements selon un barème qui est fonction des revenus des parents », souligne Jean Petaux, chargé de mission auprès du directeur. Cet IEP se met, tout comme celui de Paris, à l’heure des frais modulables. « Au bout du compte, entre les charges que représentent les nouveaux cursus et l’augmentation de nos ressources de par ces frais modulables, nous ne faisons aucun bénéfice », précise M. Petaux.

Enfin, c’est le statu quo ou presque dans les écoles de journalisme, après les renchérissements observés les années précédentes : 3.000 euros par an (stable) à l’ESJ et au CFJ par exemple, mais 4.370 euros (contre 4.284 l’an dernier, soit +2%) à l’IPJ. Le CUEJ, installé à Strasbourg III, est aligné sur la grille LMD de l’université, soit 190 euros par année de master.

Alison Cartier
27/09/2005
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Commentaires des lecteurs

1.Posté par victorinhugolin le 29/05/2009 16:25
ecole maternelle française à rabat (maroc):inscription 450 € frais de scolarité 1800 €

alors ?


2.Posté par Abderrahim le 04/08/2010 16:08
Je suis pour l’instant en TS et pour l'année prochaine je le domaine du commerce me plait énormément et surtout son aspect et sa dimension internationale et mon rêve est de travailler à l'étranger (dans un pays francophone ou même anglophone). Ma question est ce qu'il existe des écoles correspondant à mes ambitions, avec un frais d'études pas si cher que ça?

3.Posté par albert le 06/08/2010 10:28
Oui il existe d'autre école on cite W.I.B.S, ci-joint un lien qui peut sûrement vous intéresser
http://www.weller.fr/admission.php

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