Sur l’ensemble des fonctionnaires d’Etat recrutés chaque année, environ 35 000 suivent une formation initiale dans une école de service public. On en compte environ 70 en France, dans les domaines de l’agriculture (Agroparistech, l’Ecole nationale des services vétérinaires...), de la gestion budgétaire (Ecole nationale des finances publiques..), de la culture (Institut national du patrimoine...), de la défense (ENSTA ParisTech, l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr...), de l’économie et de la finance (Ecole des mines ParisTech, ENSAE...), de l’enseignement supérieur (Ecole supérieure de l'éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche), de l’ingénierie des transports (Ponts et chaussées, ENAC...), de l’administration générale (ENA, les 5 IRA), de la sécurité (Ecole nationale supérieure de police...), de la justice (ENM...), de la santé (EHESP...), du travail (Institut national du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle).
Or, chacune de ces écoles obéit à des logiques différentes, observent Corinne Desforges et les autres auteurs du rapport (1) : les unes ne forment que des cadres, d’autres toutes les catégories de fonctionnaires. Certaines ont une vocation interministérielle, comme l’ENA, d’autres sectorielle, comme l’EHESP dans le domaine de la santé. Elles n’ont pas toutes le même statut, la même notoriété, les mêmes moyens...la moitié d’entre elles sont relativement autonomes, d’autres pas du tout. Un tiers d’entre elles délivre un diplôme, quelques-unes se sont engagées dans des partenariats avec l’université, les autres ne délivrent pas de titres. Leur point commun ? Elles sont financées par l’Etat. Là encore, avec des dotations très disparates d’un établissement à un autre.
Ainsi, onze écoles ont un budget de fonctionnement total supérieur à 20 M€. Parmi elles figurent l’Ecole nationale des finances publiques (ENFIP) de Noisiel et Lyon pour les lauréats des concours d'inspecteur et contrôleur du Trésor Public (138 M€), l’ENAC (70,4 M€), l’EHESP (55,8 M€), l’ENPC (41,5 M€), l’ENA (40,9 M€) et l’ENM (34,5 M€). Ce, tandis qu’une trentaine d’écoles dispose de budgets de fonctionnement inférieurs à 10 M€. Ainsi, les écoles de police ont des budgets s’échelonnant de 500 000 € à 2 M€, les IRA présentent des budgets de l’ordre de 8 M€ chacun.
Au total, les auteurs estiment à près de 900 millions d’euros le coût total annuel de la formation initiale en école de service public pour l’Etat. Le coût moyen d’une année de scolarité par élève se chiffre à 47 408 euros (rémunération comprise ; 24 000 euros hors rémunération des élèves). Pour une école sur dix, ce coût dépasse même (hors rémunération) les 50 000 euros par élève, comme à l’Ena, par exemple, ou à l’ENM.
Or, chacune de ces écoles obéit à des logiques différentes, observent Corinne Desforges et les autres auteurs du rapport (1) : les unes ne forment que des cadres, d’autres toutes les catégories de fonctionnaires. Certaines ont une vocation interministérielle, comme l’ENA, d’autres sectorielle, comme l’EHESP dans le domaine de la santé. Elles n’ont pas toutes le même statut, la même notoriété, les mêmes moyens...la moitié d’entre elles sont relativement autonomes, d’autres pas du tout. Un tiers d’entre elles délivre un diplôme, quelques-unes se sont engagées dans des partenariats avec l’université, les autres ne délivrent pas de titres. Leur point commun ? Elles sont financées par l’Etat. Là encore, avec des dotations très disparates d’un établissement à un autre.
Ainsi, onze écoles ont un budget de fonctionnement total supérieur à 20 M€. Parmi elles figurent l’Ecole nationale des finances publiques (ENFIP) de Noisiel et Lyon pour les lauréats des concours d'inspecteur et contrôleur du Trésor Public (138 M€), l’ENAC (70,4 M€), l’EHESP (55,8 M€), l’ENPC (41,5 M€), l’ENA (40,9 M€) et l’ENM (34,5 M€). Ce, tandis qu’une trentaine d’écoles dispose de budgets de fonctionnement inférieurs à 10 M€. Ainsi, les écoles de police ont des budgets s’échelonnant de 500 000 € à 2 M€, les IRA présentent des budgets de l’ordre de 8 M€ chacun.
Au total, les auteurs estiment à près de 900 millions d’euros le coût total annuel de la formation initiale en école de service public pour l’Etat. Le coût moyen d’une année de scolarité par élève se chiffre à 47 408 euros (rémunération comprise ; 24 000 euros hors rémunération des élèves). Pour une école sur dix, ce coût dépasse même (hors rémunération) les 50 000 euros par élève, comme à l’Ena, par exemple, ou à l’ENM.

Vie universitaire
Un rapport préconise de nouvelles fusions et économies dans les 70 écoles du service public
