Depuis 8 ans, le bureau d'études britannique Quacquarelli Symonds (QS) établit un classement mondial des universités. C’est l’un des trois classements globaux existant à ce jour, avec celui publié par le mensuel britannique Times Higher Education et le fameux classement établi par l’université Jiao Tong de Shanghai (1)
A l’inverse de ce dernier palmarès, le classement QS ne prend pas uniquement en compte la recherche scientifique. Le taux d'encadrement des élèves, la réputation auprès de 33 000 universitaires et de 16 000 employeurs, le pourcentage d'étudiants internationaux et de chercheurs…Toutes ces données, collectées par sondage auprès de 500 établissements dans 40 pays, sont compilées, vérifiées et servent au calcul du classement, affirme la société QS.
A l’inverse de ce dernier palmarès, le classement QS ne prend pas uniquement en compte la recherche scientifique. Le taux d'encadrement des élèves, la réputation auprès de 33 000 universitaires et de 16 000 employeurs, le pourcentage d'étudiants internationaux et de chercheurs…Toutes ces données, collectées par sondage auprès de 500 établissements dans 40 pays, sont compilées, vérifiées et servent au calcul du classement, affirme la société QS.
Aucun établissement français dans le TOP-30
L'édition 2011 voit 12 universités françaises figurer dans le TOP-300 (soit une de moins que l’an passé), mais pas le moindre établissement tricolore – Fac ou grande école – dans le top 10 ou même parmi les 30 premières. «Les universités françaises sont marquées par des ratios Enseignants/Etudiants parmi les plus faibles du monde », explique Ben Sowter, responsable de l’étude au sein de QS. Il note que « des institutions comme l’Ecole Polytechnique, l’ENS Paris et Sciences Po sont très bien considérées par les employeurs qui ciblent les diplômés », mais que celles-ci sont à la traîne par rapport à leurs concurrentes à l’international en ce qui concerne la production de recherche de pointe ». Aucun établissement français ne figure d’ailleurs dans le TOP-100 mondial pour ce qui est des publications référencées (citations per faculty).
Les 10 premières universités dans le monde, d'après le classement QS 2011 :
Les 10 premières universités dans le monde, d'après le classement QS 2011 :
| Rang 2011 | Etablissement | Pays
|
|---|---|---|
| 1 | University of Cambridge | UK
|
| 2 | Harvard University | USA
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| 3 | Massachusetts Institute of Technology | USA
|
| 4 | Yale University | USA
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| 5 | University of Oxford | UK
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| 6 | Imperial College London | UK
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| 7 | University College London | UK
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| 8 | University of Chicago | USA
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| 9 | University of Pennsylvania | USA
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| 10 | Columbia University | USA |
L'université Paris Diderot fait un bond de 44 places
Le haut du classement est, comme les années précédentes et dans les classements concurrents, dominé par les universités américaines et britanniques. Les USA comptent 13 universités dans le TOP-20 et 70 dans le TOP-300, quand le Royaume-Uni compte 37 universités dans le TOP-300 et quatre dans le TOP-10. L’ETH de Zurich (18ème) est l’établissement non anglophone le mieux classé. Les deux premiers français sont respectivement l’ENS Paris (33ème dans le monde) et l’Ecole Polytechnique (36ème).
Malgré ces résultats faiblards, on peut noter que la plupart des établissements français classés améliorent leur position par rapport à 2010, notamment l’université Paris Diderot qui gagne 44 places et l’université de Strasbourg qui progresse de 19 places. Seule déconvenue majeure, l’université Paris-Sorbonne qui recule de 20 places.
Les meilleurs établissements français du TOP-300 dans le classement QS :
Malgré ces résultats faiblards, on peut noter que la plupart des établissements français classés améliorent leur position par rapport à 2010, notamment l’université Paris Diderot qui gagne 44 places et l’université de Strasbourg qui progresse de 19 places. Seule déconvenue majeure, l’université Paris-Sorbonne qui recule de 20 places.
Les meilleurs établissements français du TOP-300 dans le classement QS :
| Rang 2011 | Etablissement | Evolution
|
|---|---|---|
| 33 | Ecole Normale Supérieure de Paris | =
|
| 36 | Ecole Polytechnique ParisTech | =
|
| 119 | Université Pierre et Marie Curie (UPMC) | -1
|
| 133 | Ecole Normale Supérieure de Lyon | +6
|
| 201 | Sciences Po Paris | +2
|
| 206 | Université Paris-Sorbonne (Paris IV) | - 20
|
| 208 | Université Paris-Sud 11 | +18
|
| 213 | Université Panthéon-Sorbonne | +16
|
| 227 | Université de Strasbourg | +19
|
| 238 | Université Paris Diderot | +44
|
| 254 | Université Joseph Fourier – Grenoble | +19
|
| 285 | École des Ponts ParisTech | - 6 |
Un classement biaisé ?
Si l’on ne peut contester la supériorité des universités américaines et britanniques en terme de moyens financiers, de puissance marketing et de qualité des campus, bien supérieurs à leurs équivalents français, les critères utilisés par ce type de rankings peuvent interroger. Les universitaires et employeurs anglophones interrogés sont naturellement plus enclins à citer des universités américaines ou anglaises, les revues prises en compte pour la bibliométrie sont majoritairement anglophones. Par ailleurs, ces palmarès sont conçus pour classer des universités pluridisciplinaires et de recherche, ce qui n’est pas toujours compatible avec le modèle français d’enseignement supérieur (universités spécialisées et grandes écoles monodisciplinaires). La mise en place des PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur) est censé favoriser la lisibilité de l’enseignement supérieur français à l’international. Pour le moment, ces nouvelles structures ne semblent pas avoir produit tous leurs effets.
NB :
(1) Notons qu’il existe également un classement français établi par l’école des Mines, qui a également une vocation globale, mais qui est peu ou pas médiatisé hors de France à ce jour.

Vie universitaire
Universités : le classement mondial QS 2011

