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Où faire son MBA? Les options à l'international


Une analyse de Cédric Bourlier correspondant en Business Education chez BlueSky PR, conseil en RP et marketing pour les business schools



Où faire son MBA? Les options à l'international
L’internationalisation des études de commerce qui s’opère depuis quelques années a donné aux futurs étudiants une gamme de choix plus large que jamais afin de déterminer la destination idéale pour leur programme MBA. Par conséquent, les sites web et brochures des Business Schools du monde entier se focalisent autant sur l’aspect culturel et sur l’environnement social et spatial que sur la qualité de leur enseignement et sur leur position dans le classement des meilleures écoles. Sommes-nous donc réellement libres de choisir une destination avec pour seuls critères d’indulgence le soleil, les spécialités culinaires ou les endroits les plus branchés ? Ou, est ce que la géographie a une importance significative pour les entrepreneurs potentiels ou les dirigeants de société

Quand l’INSEAD n’avait qu’un campus à Fontainebleau, sa réponse à ces questions aurait été non. A cette époque la localisation réelle n’était pas considérée comme une marque révélatrice d’une école internationale. La décision d’ouvrir un campus à Singapour spécialement aménagé pour conquérir l’Asie et la cote pacifique nie cette idée et ouvre donc le débat.

Beaucoup d’autres écoles de grande renommée ont un point de vue totalement opposé. L’institut britannique, Cass Business School par exemple, revendique son emplacement au cœur de la City à Londres, tandis que la prestigieuse école de management italienne, SDA Bocconi, se félicite de sa solide connexion avec le secteur des marques de luxe dans la région de Milan. La Business School allemande ESMT, voit encore plus loin en soulignant que ses élèves profitent d’une exposition au succès social de leur économie de marché à travers d’intimes rapports avec ses fondateurs – 25 des plus puissantes entreprises du monde comme Allianz, BMW ou Siemens. D’autres citent la position géographique comme un élément vital pour la compréhension de la culture d’un autre marché économique de premier ordre. Les programmes MBA dans les écoles européennes comme l’ESADE (Espagne) et Nyenrode (Pays-Bas) sont enseignés en anglais, mais rares sont les étudiants qui sortent de leur pays natal sans avoir de bonnes connaissances en espagnol ou en néerlandais et sans avoir une idée du fonctionnement des affaires dans le pays hôte. Plusieurs institutions soutiennent qu’il n’est pas nécessaire pour les étudiants de faire tout le programme à l’étranger. Au sein de la Business School américaine Tuck, par exemple, les étudiants passent la majeure partie de leurs deux années d’études au campus du New Hampshire, mais peuvent aussi être sélectionnés pour faire partie d’un programme d’échange leur donnant la chance de s’expatrier durant un trimestre dans une école partenaire aussi loin que le Japon ou la Corée du Sud.

Toutefois, il n’est peut être pas nécessaire de vivre et de travailler réellement dans un pays pour s’immerger dans sa culture. Et si l’on faisait en sorte que ce soit la culture qui vienne à nous ?

Au cours de ces dernières décennies beaucoup de Business Schools, particulièrement celles implantées en Europe, ont entrepris de créer des classes MBA très diversifiées. Pour preuve, Vlerick Leuven en Belgique attire des étudiants venant de 30 pays différents, un aspect international du programme que ses élèves considèrent comme indispensable tandis que L’instituto Empresa en Espagne rassemble 68 nationalités dans sa classe. Le but est de créer un espace convivial regorgeant de cultures où les managers et professionnels d’une large gamme de nationalités vivent et travaillent ensemble en partageant idées et expériences. Quelle meilleure façon, argumentent les écoles, pour comprendre l’approche de l’économie d’un pays que de passer un an à résoudre des cas d’école avec quelques-uns de ses plus brillants citoyens ?

Pendant que cela économise beaucoup de temps et d’efforts – essayer d’explorer les 68 pays de l’IE en un an serait faire une tournée éclair – cela vaut toujours la peine de voyager dans un campus étranger. Cependant, même si la plupart des personnes nées avant 1990 ont toujours l’air de croire qu’un contact face à face est la clé pour établir de concluantes relations professionnelles, ceux qui sont nées après – les futurs étudiants MBA – n’ont pas l’air de partager ce point de vue. Après tout, c’est une génération de jeunes talents qui ont grandi en interagissant sur le net, une génération qui pense souvent que le contact via la technologie est beaucoup plus significatif que son équivalent démodé. Pour tenter de comprendre ce nouveau phénomène interactif, l’institut européen du leadership, Mannaz, a récemment mis en place un mini-programme autour du concept « es-tu un Orc ? ». Le programme s’est réduit à démontrer comment les 11 millions de joueurs du jeu en ligne « World of WarCraft » construisaient et dirigeaient des équipes qui ne se sont jamais rencontrées en personne mais qui travaillent ensembles avec efficacité pour résoudre des problèmes complexes. Jusque là, aucune Business School n’était allée si loin, mais les progrès dans la technologie aident déjà à appliquer aux enseignements traditionnels, l’expérience acquise sur le net. L’école britannique, Warwick Business School par exemple, a développé une classe virtuelle appelée WbsLive et qui permet aux étudiants d’interagir, non pas seulement avec les professeurs universitaires, mais aussi avec les autres étudiants afin d’échanger idées et opinions comme s’ils étaient réellement assis les uns à coté des autres dans une salle de classe. Dans peu de temps la réponse à la question « Quelle est le meilleur endroit pour faire mon MBA », sera « Où est ce que tu as envie de le faire ? »

01/10/2010
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Voir aussi : insead, mba
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Commentaires des lecteurs

1.Posté par Pierre le 15/10/2010 14:15
Article superficiel et anecdotique. Quelle idée de demander à un agent de RP spécialisée de faire un article sur : où il convient de faire un MBA ? Mais chez ses clients bien sûr !

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