Il paraît peu probable qu’une ville de la taille de Lyon ne bénéficie pas d’un campus d’excellence. « L'ensemble des établissements publics d'enseignement supérieur de Lyon a décidé de faire une réponse unique à l'opération campus », a expliqué Jean-Michel Jolion, le délégué général du PRES «
Université de Lyon » à l’agence de presse AEF. Dans sa candidature, le PRES présente son projet de réaménagement des différents sites installés en centre-ville et en périphérie. Le projet a reçu l'appui technique du Grand Lyon et le soutien de la Région Rhône-Alpes.
Le PRES
Université de Bordeaux a aussi déposé un dossier. Quant à la candidature du campus de
Grenoble, c’est un projet porté par les quatre universités grenobloises et l'Institut d'Etudes Politiques de Grenoble.
Dans le Sud-Ouest, nous parions sur les projets de Montpellier et Toulouse. Le PRES Universités de Toulouse, avec la notoriété de son école d’économie et son Aerospace Valley, dispose de sérieux avantages. De son côté, le projet de
campus montpelliérain est porté par les trois universités et les établissements d’enseignement supérieur de la ville (Montpellier SupAgro et l'Ecole de Chimie de Montpellier). Le CROUS, les collectivités locales et la Caisse des Dépôts et Consignations sont également impliqués. L’opération est soutenue par le rectorat de l'académie de Montpellier, la préfecture de région et la délégation régionale à la recherche et la technologie. L’association
Agropolis International a été mandatée par les porteurs du projet en tant qu'opérateur technique pour mettre en place l'ingénierie nécessaire. De plus, les politiques se mobilisent. Selon Le Midi Libre, le député UMP Jacques Domergue l'a assuré en conseil municipal : « Je ferai tout le lobbying en mon pouvoir pour que Montpellier soit éligible ».
Dans l’Est de la France, Strasbourg a toutes les cartes en main. L’
Université de Strasbourg devrait emporter un financement de l’opération campus, son projet de fusion des trois universités, ses liens avec les universités allemandes et suisses au sein de la Confédération des Universités du Rhin Supérieur (EUCOR), ainsi que la bonne place obtenue par l’université Louis Pasteur dans le classement de Shanghai sont autant d’atouts pour que ce campus soit retenu.
Enfin, nous misons sur le
campus d’Aix-Marseille, en raison de sa taille, et du projet de fusion des trois universités marseillaises.