Dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement a décidé de diminuer radicalement le montant d’argent qu’il alloue aux universités à partir de 2012. Le projet est de ne plus verser d’argent du tout pour les départements de sciences sociales, des humanités et des arts. Des sommes continueraient à être versées, en revanche, pour financer les départements de sciences dures et ceux de lettres modernes. Cette dernière fait exception parmi les sciences humaines car il y a un large consensus pour dire que la langue anglaise est mal en point.
Y a-t-il un consensus politique autour de cette question au sein du gouvernement ?
Nous avons actuellement un gouvernement de coalition entre les conservateurs et les libéraux, et cette mesure pose des problèmes car le parti libéral avait promis lors de sa campagne de ne pas toucher aux droits d’inscription universitaire, voire même de les abolir. Du coup, cela crée des tensions au sein du gouvernement.
Comment les universités compenseront-elles le manque à gagner ?
Aujourd’hui, les droits d’inscription ne peuvent pas excéder 3.290 livres soit environ 3.900 euros par an alors que le coût moyen annuel d’un étudiant est d’environ 7.000 livres (8.200 euros) pour l’université. Il faut noter que ce coût moyen est bien plus élevé pour les sciences dures. Pour compenser le manque à gagner que ne versera plus le gouvernement, ce dernier propose de permettre aux universités d’augmenter les droits d’inscription jusqu’à 6000 livres (7.000 euros), voire 9000 livres (10.600 euros).