Tous les ans, nous recevons une cinquantaine de candidatures, et n’en retenons qu’une quinzaine. Ceux-là ont alors droit à une séance hebdomadaire de 4 heures le samedi, où nous allons les familiariser avec toutes les épreuves classiques des écoles de journalisme : questionnaire de connaissances sur l’actualité de la semaine, test de culture générale, de français et des exercices d’écriture spécifiquement journalistique. Une prof d’anglais vient également nous prêter main forte. En plus de ces séances, nous leur donnons des exercices à faire chez eux toutes les semaines (reportage, article de synthèse etc.). A part l’anglais, tous les cours sont donnés par des diplômés du CFJ, en poste à France 2, à L’Express, à Libération, à Reuters, à France 24 etc. L’Association des Anciens du CFJ nous permet d’avoir accès à un formidable réseau. Nous organisons également des visites de rédaction pour leur permettre de toucher du doigt la réalité du métier.
Est-ce que vous comptez développer ce dispositif ?
Notre but est plutôt de le pérenniser. Nous ne sommes que des bénévoles avec des emplois pendant la semaine ; agrandir la structure la rendrait plus difficile à gérer. Pour l’instant, ce dispositif nous permet d’obtenir des résultats plus qu’encourageants: environ 50% des étudiants de nos deux premières promotions ont intégré une école reconnue par la profession. Rien que l’année dernière, nous avons obtenu une admise au CFJ, deux reçus à l’IPJ, une autre à l’école de journalisme de Sciences-Po… On espère faire aussi bien cette année.