Réforme de la première année de médecine en vue


Les études de médecine sont en constante évolution. Du fait des débats autour du numerus clausus, en augmentation depuis une dizaine d’années. Et des mesures récurrentes contre les 80% d’élèves en échec en fin de 1ère année. Une proposition de loi vient d’être déposée en ce sens pour réformer à partir de 2009-2010 le début des études médicales.



Rentrée des PCEM1 à la faculté de médecine de Lille
Rentrée des PCEM1 à la faculté de médecine de Lille
Le numerus clausus a été instauré en 1971 pour ajuster le nombre de médecins formés aux besoins. En 1979, cette pratique est inscrite dans la loi et c’est un arrêté ministériel qui fixe chaque année le nombre d’étudiants qui pourront passer en 2ème année de médecine. L'Ordre des médecins donne son avis, mais uniquement à titre consultatif. Dans un premier temps, le numerus clausus a été largement réduit. D’un peu plus de 8500 en 1971-72, il passe à 3500 en 1993-94 et stagne jusqu’en 1997-98. En 1999, face au manque de médecins qui s’annonce, il repart à la hausse. Irène Khan-Bensaude, membre du conseil national de l'Ordre national des médecins, explique que l’instance de régulation de la profession « a milité pour cette augmentation. Il faut arriver au moins à 7500 car il y a un réel manque de médecins et de nombreux postes vacants dans les hôpitaux ». L’augmentation est continue depuis une dizaine d’années. Et 2008-09 ne déroge pas à la règle : en janvier dernier, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a annoncé une hausse de 2,8% des places en PCEM2 (Premier cycle d’études médicales, année 2), soit 7300 places. La ministre souhaite atteindre 8000 places en 2010.

Si l’augmentation a été progressive, le numerus clausus a néanmoins doublé en dix ans. Et cela ne va pas sans poser quelques problèmes. « Nous comprenons parfaitement la hausse, explique Anne-Laure Lepori, présidente de l'Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), « pour autant, cela ne doit pas se faire au détriment de la qualité de la formation ». Ell souligne que « les amphithéâtres sont déjà surpeuplés ; dans certaines facultés les cours sont délocalisés, voire même virtuels, comme à Grenoble où les étudiants suivent les cours sur DVD. Accroître le numerus clausus de manière irraisonnée ne ferait qu'aggraver la situation. Les stages aussi sont complets, avec 15 étudiants par stage, ce qui en diminue considérablement l'efficacité. » Augmenter, oui, mais à un rythme qui permette aux structures de formation de s’adapter. Sinon, la quantité risque de se faire au détriment de la qualité.

Amener les jeunes médecins vers les régions qui en manquent

Manifestations d'internes à Strasbourg
Manifestations d'internes à Strasbourg
La hausse du nombre de médecins n’est de toute façon pas la solution miracle. Un numerus clausus autour de 8000 permettrait, en théorie, de former suffisamment de médecins pour répondre aux besoins médicaux et sanitaires de chaque région. A condition que les jeunes praticiens s’installent là où il en manque. C’est pourquoi le numerus clausus n’est pas similaire d’une région à l’autre. Cette année, si beaucoup d’universités ont vu celui-ci augmenter, comme à Rouen (+19 places), à Angers et Tours (+18), ou encore à Brest et Rennes (+17), huit universités gardent le même nombre de places que l'an passé (Antilles-Guyane, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française, Saint-Etienne et Strasbourg). Sept universités ont même vu leur numerus clausus baisser : moins 25 places pour Paris, moins 10 pour Aix-Marseille, moins 6 pour Montpellier, moins 4 pour Bordeaux, Nice et Toulouse, et moins 2 pour Limoges. Est-ce un hasard, si, à l’exception de Limoges, ces universités sont basées dans des régions urbanisées à forte densité de population ?

Mais comment inciter les jeunes médecins à s’installer dans les zones en déficit ? L'Ordre des médecins suggère des mesures incitatives. « Nous proposons un aménagement du territoire qui permettrait d'attirer les médecins dans les zones rurales et de trouver du travail pour leur conjoint à proximité. Nous permettons désormais aux médecins d'exercer en multi-sites afin qu'ils puissent couvrir de plus grandes zones », explique le Dr Khan-Bensaude. Le ministère mène également des campagnes pour orienter les étudiants vers certaines spécialités et régions. Mais pour l'heure, « elles ne sont pas suivies d'effet. Les jeunes diplômés ne vont pas là où nous le souhaitons », rapporte le Dr Khan-Bensaude. « Nous souhaitons faire découvrir le milieu rural, ainsi que les cabinets de médecine générale en ouvrant les stages aux périphéries. Les expériences que nous avons menées dans ce sens ont été suivies de retours positifs », explique à son tour Anne-Laure Lepori. La nouveauté, c’est que les différents acteurs, l’État, l’Ordre des médecins et les syndicats (de médecins et d’internes) travaillent désormais ensemble pour trouver des solutions. Ils sont réunis au sein des Etats généraux de la santé qui ont vu le jour à la suite du mouvement de grève d’octobre 2007(1).

Aider à la réorientation

Faculté de médecine de Montpellier
Faculté de médecine de Montpellier
Autre souci lié au numerus clausus : les étudiants que cette sélection drastique laisse sur le carreau. « Le plus important est de faire un effort d'orientation dès le lycée », explique Anne-Laure Lepori. C'est d'ailleurs l'un des projets communs des ministères de l'Enseignement supérieur et de la Santé, issu des cinq propositions retenues dans le rapport Bach sur la réforme de la première année de médecine (PCEM1) remis aux ministres le 21 février dernier. Certaines des propositions de ce rapport devaient être appliquées dès la rentrée 2008, comme l'information renforcée des lycéens et le tutorat en PCEM1. Une proposition de loi du député Jacques Domergue (UMP), déposée mi-octobre, prévoit à partir de l’année 2009-2010 que les étudiants en PCEM1 qui se trouvent mal classés dès les premiers examens soient réorientés vers la première année de licence de sciences. Ils pourraient retenter leur chance après leur deuxième année de licence. Un autre article concerne les étudiants qui ont obtenu 10/20 mais n'ont pas été admis en PCEM2 (les « reçus-collés ») : la PCEM1 serait validée afin qu'ils puissent poursuivre leurs études dans une autre filière. Par ailleurs, les titulaires d’un master, du diplôme d’une école de commerce ou d’un institut d’études politiques pourraient suivre un cursus médical à partir de la licence 2, après une sélection sur dossier.

Autre grand axe de la proposition de loi : des concours distincts en fin de 1ère année pour suivre les filières médecine, dentaire, sage-femme et pharmacie, alors que le concours est commun actuellement pour médecine, dentaire et sage-femme. La réforme prévoit une 1ère année commune et la possibilité de passer les quatre concours, assortis de quatre numerus clausus, à son issue.
En attendant que ces mesures soient votées et que les choses bougent, un arrêté du 8 août 2008 est venu élargir les débouchés des étudiants à l’issue de la PCEM1. Suivant leur classement, ils peuvent être admis à suivre une formation en première année d'études préparatoires aux diplômes de laborantin d'analyses médicales, de manipulateur d'électroradiologie médicale et de pédicure-podologue. Cette voie était déjà possible pour les futurs masseurs-kinésithérapeutes, psychomotriciens et ergothérapeutes. Ce sont les écoles dispensant ces formations qui définissent les modalités de ces admissions avec les présidents des universités disposant d’une fac de médecine.

Il semble donc que les choses bougent pour les aspirants médecins et que les différents acteurs ont pris conscience que, si l’augmentation du numerus clausus était nécessaire, elle ne suffisait pas, à elle seule, à résoudre les problèmes liés à la formation des médecins. Reste à voir comment les différentes mesures s’appliqueront et si elles seront réellement suivies d’effet.

NB :

(1) En octobre 2007, les jeunes médecins et les internes ont fait grève pour protester contre la proposition du gouvernement de déconventionner les médecins s’installant dans des zones où ces derniers sont déjà en nombre suffisant.

Crédit Photos : Faculté de Lille (Service Icare /Gérard Espouy)
et manifestions d'internes à Strasbourg (FlickR CC Raphael Goetter)

Plus d'infos sur le concours de médecine et le numerus clausus sur notre forum :
Concours médecine
Etudes d'infirmière
Prépa Kiné

02/11/2008
Perrine Roux et rédaction
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Voir aussi : médecine, numerus clausus
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Commentaires des lecteurs

1.Posté par s le 14/11/2008 10:36

comment faire confiance à une médecine qui forme des médecins sur dvd? il est temps que cela change en effet...

2.Posté par rault le 15/11/2008 22:54


Pour savoir si les étudiants en pcem1 sont aptes à devenir médecins, il faudrait les mettre directement dans les hôpitaux au contact des malades. Ils seraient alors nombreux à abandonner leurs études en médecine.
Trop de grosses têtes passent le numerus clausus pour s'occuper et prennent les places de personnes réellement motivées par la médecine.

3.Posté par tara le 17/11/2008 10:17

à mon avis la solution pour qu'il n'y ait pas 80% d'échec au concours de PCEM1 , c'est d'accepter les élèves sur dossier comme les grandes écoles ,en fonction de numerus clausus des places dans chaque fac et en ajoutant sur ce NC 10% de dossiers présentés avant le bac sans oublier 1 RDV personnel pour chaque élève pour voir s'il est apte de commencer cette filière ...d’un point de vue humain et de par rapport à sa motivation ...

voilà c la seule solution pour ne pas voir 80% des jeunes en dépression et désorientation après 2 ans de galère !!!!

4.Posté par tara le 17/11/2008 10:21


est-ce vrai que l'année prochaine , les profs de la faculté de Montpellier-Nîmes ne se déplaceront plus à Nimes où les cours seront en transmission vidéo sans la présence d'1 prof ???
c scandaleux !!!!!

5.Posté par maryline le 24/11/2008 10:19

tout à fait d'accord avec tara. N'importe quel bachelier peut entrer en fac de médecine, même sans mention. Des élèves ayant obtenu mention bien ou très bien au bac sont écoeurés et dégoûtés par l'ambiance de la 1ére année de médecine. Pourquoi les étudiants 2éme année de médecine sont acceptés dans les amphithéâtres 1ére année? On met bien des vigiles dans les supermarchés, pourquoi pas dans les amphithéâtres avec un système de contrôle ; au moins les nouveaux étudiants méritants pourraient travailler convenablement et il y aurait moins de FILS A PAPA dans les fac de médecine!!!!!!!!!!!!!!!!

6.Posté par Jean-Jacques le 27/11/2008 15:28

Le système de selection PCEM1 est tout à fait abérrant et toutes les adapations en cours ne changent pas la catastrophe et le gachis pour les 80% d'étudiants qui restent sur le carreaux. Comme évoqué dans les commentaires plus haut la seule solution est une sélection sur dossier comme pour les prépas avec des équivalences de 1ère année bien identifiées pour les reçus/collés. Je ne comprends pas que nous en soyons encore là alors que ce constat est connu depuis de très longues années. C'est pitoyable !!!

7.Posté par gui le 09/12/2008 20:50


en réponse à s.
je suis à Grenoble, et les cour sur dvd ne sont pas si mauvais que vous pouvez le penser.
en effet, nous avons le prof qui nous dispense le cour comme dans un amphi, sauf que là nous pouvons le faire à notre rythme et sans être perturbé. de plus nous voyons les prof chaque semaine pour des séances de question réponse pour ce qui n'a pas été compris.
de plus, cette réforme permet l'égalité des chances, car je suis désolé mais ps tous le monde est capable de se payer une prépa à 2000euros. avec ce système la prépa devient inutile.

8.Posté par art le 11/12/2008 22:19

De toute façon tant que l' on ne cessera pas de donner le bac au premier débile venu rien ne changera; tout ça pénalise les futurs doublants qui aurait pu avoir leur année et qui là vont galérer s' ils se font planter; vive l' égalité des chances made in république française sarközyste.
De plus nos amis les gauchiste n' ont pas compris qu' il valait mieux jeter des mecs au bac..............ben oui, parce qu' avant sans le bac on pouvait quand même travailler, alors qu' aujourd' hui même avec on finit à l' anpe.
Aprés medecine n' est pas un gachi ! Quand on y va on connait les risques, le jeu est le même pour tout le monde !
A chacun de savoir être maitre de soi et de savoir juger de ses capacités. (bon ceci dit c' est vrai que le système d' orientation français est nul à ch.......... quand on vous propose de vous orienter arrivé en étude sup il est un peu tard et c' est stupide à souhait.)

9.Posté par realiste le 17/12/2008 10:10

Et si la solution était de faire que la profession de médecin soit moins intéressante financièrement pour qu'elle n'intéresse que ceux qui ont vraiment envie de faire ce métier !
Pour le moment, beaucoup trop de jeunes viennent tenter leur chance en médecine, parcqu'ils voient les grosses voitures devant les cliniques et les grandes maisons de médecin.
Bien sûr, ce n'est pas exactement la vérité, mais c'est la perception (et la motivation) de beaucoup de jeunes.
Pourquoi ils ne veulent pas être infirmi(ers)(ères), ils pourraient ainsi prendre soin de son prochain !
Mais les salaires ne sont pas les mêmes et il y a manque de candidats.

10.Posté par hakima le 22/12/2008 12:03

je ne comprends pas pour quoi on rend les choses aussi difficiles ici en france pour la 1er année médecine,moi je suis médecin français diplômée de l'étranger et on me demande de refaire Pcem1,pour moi le plus difficile c'est les maths et la physique ça fais 10 ans que je n'ai pas travailler ces modules j'accepterai bien de refaire des modules de médecine comme anatomie,physiologie,.....mais maths et physique c'est de la folie....? j'aimerai connaitre la nouvelle réforme de PCEM1

11.Posté par Dubois le 21/01/2009 12:01

Bonjour. Je découvre par hasard votre excellente chronique sur la réforme de la L1 Santé. Je la signale dans une des brèves du 21 janvier sur le blog que j'ai créé en début d'année sur le Journal Le Monde http://histoireuniversites.blog.lemonde.fr/. J'y ai consacré 3 chroniques à la réforme de la L1 Santé. N'hésitez pas à faire des commentaires, des critiques, des suggestions.

12.Posté par Hakima le 23/01/2009 12:05

bonjour ,je veux juste savoir si la réforme va toucher les medecins français diplomés de l'etranger ,actuellement je suis formatrice sante je travaille dans la fonction publique et dans une ecole privé j'aime ce que je fais et mes talents sont reconnus par tous en tant que formatrice,mais je veux exercer en parrallele ma medecine .j'aimerai s'il ya des pistes à suivre .je vous remercie

13.Posté par Margot le 06/05/2009 18:41

Bonjour, personnellement me trouvant en 1ere S cette année, j'ai vraiment un projet d'avenir, devenir medecin légiste, mais cette réforme m'effrais un peu. Je sais pas si je l'ai bien compris mais apparemment si on loupe sa premiere année on n'en loupe 3. En effet, avec leur histoire d'envoyer l'etudiant faire une licence en sciences pendant deux ans, plus l'année qui a été loupé.
Je juger plus intelligent de laisser 2chances aux éléves se presentant en fac de sciences, que de leur en faire loupé 3. Aprés c'est mon avis, et me considérant comme une prochaine candidate pour medecine, je voulais m'exprimer.

14.Posté par Melanie le 08/10/2009 05:26

Etudiante en commerce, je vais avoir mon master a la fin de l'année. Mais je n'ai pas la vocation business, j'ai toujours voulu faire medecine, mais poussée par la pression familiale ... Cependant, je considère la possibilité de commencer des études de medecine l'année prochaine. Quand la reforme dit :
"Par ailleurs, les titulaires d’un master, du diplôme d’une école de commerce ou d’un institut d’études politiques pourraient suivre un cursus médical à partir de la licence 2, après une sélection sur dossier."
Cela veut-il dire que je pourrais passer directement en PCEM2 ?
Merci d'avance

15.Posté par Franck le 29/11/2009 17:15

Etudiant cette année en T°S, j'envisage de m'inscrire à la faculté de médecine de Marseille. Je ne saisi pas bien les caractéristiques de cette réforme, personnellement le système actuel ne me dérange pas plus que ça, même s'il est vrai que la première année est la source de bien des déboires pour les doublants qui cut leurs exams. Seulement comme cela est dit plus haut, faut-il sacrifier la qualité à la quantité? Si quelqu'un peut m'éclairer un peu sur les mesures prises dans le cadre de cette réforme je l'en remercie d'avance. ;)

16.Posté par BlowingKisses le 11/01/2010 13:44

Bonjour à tous, je suis actuellement en PCEM1 à Grenoble, et je réagis à la remarque concernant le cours sur DVD, ce systèùe privilégie l'égalité des chances, la qualité du cours est remarquable ( beh ouais, pas besoin de réserver des places dans l'amphi pour pouvoir avoir un cours CORRECT ) cela permet d'avoir son propre rythme, de plus on voit les profs 1 fois par semaine pour leur poser nos questions si besoin, et la faculté organise des séances de tutorats GRATUITES chaque semaine, avec des questions type concours, pour s'exercer, faites par des étudiants en 3ème année ET corrigés par les PROFS ! Faudra me dire où est l'inconvénient, si ce n'est la dégradation de la vie sociale.. mais bon, on s'y fait j'ai envie de dire !
De plus la 1ère année est très théorique, donc que ça soit en amphi ou chez toi, le cours ne voit pas ses modalités changées, et puis enfin, une fois ce cap passé, les cours reviennent en amphi... donc avant de critiquer un système, qui de toute façon finira un jour où l'autre par s'appliquer à toutes les facs de médecine, il est bon de se tenir au courant de ces avantages... à bon entendeur...

17.Posté par Leon le 28/01/2010 23:32

Roselyne Bachelot ne fait qu'entretenir la pénurie. Elle déhabille Pierre pour habiller Paul.
Dans les grandes villes y compris en région Parisienne, on manque aussi de médecins et en particulier de spécialistes, et les besoins vont s'accroitre avec l'allongement de la durée de la vie, or on ne forme pas un médecin aussi rapidement qu'un ingénieur. En région Parisienne on est aussi contraint de prendre une demi-journée de congés ou RTT pour aller chez le spécialiste en cas de besoin. Quand au dentiste, je n'en parle même pas: achetez de l'aspirine.
En effet, la quantité nécessaire de médecins doit se mesurer par rapport au nombre d'habitant et non par rapport à la superficie d'un territoire comme le font Sarkozy/Bachelot.
D'un point de vue purement pragmatique, les besoins sont là où se trouvent les grands bassins d'emploi, c'est la dure réalité.
Par ailleurs, un médecin isolé en pleine campagne et qui ne soignerait que 2 ou 3 rhumes et autres affections de ce type par semaine finirait par déprimer et de toutes façons par se déqualifier aussi.
Tout comme l'ingénieur, une grande partie de ce qui fait la qualité de l'homme de l'art c'est l'échange permanent avec ceux de sa profession ainsi que la variété et la quantité des cas qu'il doit traiter. La distance et l'isolement est un obstacle à cela. Pour preuve dans un autre domaine, la volonté de Sarkozy de créer des "pôles d'excellence" dans son projet du grand Paris.
Bien entendu, sans aller jusqu'à parler de pôles d'excellence en médecine, ce n'est pas en dispersant les médecins dans des zônes isolées que l'on améliorera la qualité des soins. La médecine évolue vite, l'attente des patients est forte en matière de résultats, les techniques nécessaires sont de plus en plus sophistiquées. Il faut donc éviter la dispersion des moyens même s'il y a un prix électoral à payer, qui sera de toutes façons payé par le gouvernement actuel à cause justement de politique de gestion de pénurie actuelle.
Plutôt que de disperser les médecins dans des régions très faiblement peuplées une piste serait de mieux développer des moyens de transport fiables, nombreux et peu coûteux pour relier ces zônes aux grandes villes. Car aujourd'hui, dans la plus grande partie du territoire, si vous n'avez pas de voiture ou si vous n'êtes pas en état de conduire, vous êtes cloué sur place.

18.Posté par nana1102383 le 21/02/2010 13:31

si on rate sa P1 et on la redouble, a t-on plus de 10 % de chance de passer en p2 ???

19.Posté par victor le 19/03/2010 20:50

Cette reforme est une catastrophe!!! Valerie Pecresse devrait m'expliquer comment en regroupant les filieres, le nombre d'admis en p2 pourrait changer. Il serait stictement identique. Quelle idee de regrouper les filieres pour ensuite les separees au second semestre. Tout cela n'a aucun sens. Tout comme les cours par dvd ou videoprojection. Etant etudiant en medecine, c'est le BORDEL dans les amphis quand le prof n'est pas present!! La formation devient donc mauvaise et l'avenir de la medecine francaidse, la plus brillante au monde, est miose en peril par valerie pecresse. Notre chere ministre ne tient meme pazs compte des protestations des prof ou des etudiants qui sont pourtant les acteurs et bientot cobaye de cette reforme!! Pourquoi changer une formule gagnante? Vivement 2012!!!!!
Enfin sauf si les mayas ont eu raison!!


20.Posté par francois le 19/03/2010 20:52

Victor a raison!!! Bonne analyse!! DEhors le hobbit!!!!

21.Posté par geraldine06 le 19/03/2010 20:54

bonsoir je suis professeur d'anatomie en medecine a cannes!!!! Avec cette reforme je devrais enseigner des cours de coloriage a mes etudiants!!! C'est du pipi de chat cette reforme!! ON en veut pas!!

22.Posté par geraldine06 le 19/03/2010 20:56

Allez l'ol!!!!! LY O NNAIS!!!! Lyonnais pumpoumpoum!!!! BOrdeaux bordeaux .............!!!!!!

23.Posté par Leon le 20/03/2010 19:24

Le peuple commence à s'exprimer à l'occasion des régionales. Une véritable claque s'annonce pour l'UMP, Pécresse et son autisme. X. Bertrand et Sarkozy pour leur ignoble réforme des retraites qui enfonce de plus en plus ceux qui ont fait des études. Ingénieur 52 ans, Sarkozy me demande 75000 Euros pour racheter une année d'études c'est à dire 225000 Euros pour racheter 3 années d'étude et pour partir à la retraite à 62 ans. Je les sors d'où ? La direction de ma boîte me met de plus en plus la pression, avec Sarko je paie autant d'impôts voire même plus que sous Jospin. Pourquoi voterais-je UMP ? Rendez-vous en 2012 Mm Bertrand et Sarkozy ...
NB: excusez ça devient de la politique mais tout est dans la politique. Pas de Bachelot pas de réforme stupide de la P1.

24.Posté par Marion le 23/04/2010 15:59

Bonjour,
Je suis un peu dans le même cas que Mélanie.
Ayant obtenu mon bac S en 2007, j'ai suivi une prépa HEC pour enfin rentrer en septembre dernier en école de commerce.
Je me suis rendue compte que le "monde des affaires" n'était plutôt pas fait pour moi et que j'aimerais rejoindre la filière médecine. Le problème c'est que je crains de tout recommencer.
Est-ce-que vous croyez qu'avec ces nouvelles réformes un master (ou encore mieux un bachelor, si l'école permet de le délivrer) pourrait me permettre de rentrer directement en 2e année de médecine ?
Merci d'avance pour vos réponses.

25.Posté par angel le 03/07/2010 22:48

bonjour je suis outrée par le système d’études médicales en France et par la reforme!!!!!!!!!!!! j'ai passe le concours de pcem1 3 fois!!!!!!!!!!!!!!!! la premiere annee j'ai eu de graves problèmes et elle n'a pas compter bref cette anne j'ai ete classe 268 eme sur 1200 a dijon g rate médecine o final a 14 places je suis admise en dentaire kine ou sage femme g choisi sage femme car cela se rapproche le plus du médical il me semble.........et apres tout ce temps perdu croyez moi ce n'est pas l'argent qui m'interesse en medecine mais je ne vois pas pourquoi les sage femme ne pourraient pas beneficier d'une passerelle pour aller en medecine alors que des etudiants en commerce ou autre filieres qui n'ont rien a voir avec le medical aurait le droit ,,,???!!!!!!!!!!je trouve toutes ces reformes aberrantes a kel points a peine les kine sage femme et dentaire méritent plus d’accéder la la pcem2 que des etudiants de commerce ou d’ingénieurs!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

26.Posté par angel le 03/07/2010 22:53

pardon je rectifie ma dernier phrase a quelques points a peine du numerus clausus de médecine je pense que les kine sage femme et dentaire méritent plus d’accéder a la pcem2 que des etudiants qui n'ont aucun lien avec les etudes medical tout ceci n'est pas juste et pas logique les sage femme sont passe par la pcem1 et ont étudie exactement les mêmes matières que ceux qui passent en pcem2 alors que des étudiants en commerce n'ont jamais fai d'anat de biocell de physio de bioch!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

27.Posté par loulette le 23/08/2010 22:13

bonjour
je suis étudiante en médecine et je pense qu'un des problème de la première année est que les étudiants ne sont pas assez préparés mentalement, en sortant du lycée on ne se rend pas compte de la difficulté et du travail à fournir, il y a un gros manque d'information. On ne sait pas trop dans quoi on se lance. Des réunions d informations pourraient être très bénéfiques, non pas faites par des conseillers d orientations mais par des élèves qui ont réussit, seuls eux peuvent aider les étudiants.

28.Posté par Rita le 27/03/2011 10:14

Bonjour
je suis tout à fait d'accord avec Tara - Et ces étudiants étrangers "accro" pour la culture française qui ont été acceptés à partir de leur pays d'origine (francophone) avec un bac S avec mention ;
Ils auraient pu être informés d'abord sur cette fameuse "REFORME" en PCEM1 - pour que ces étudiants étrangers puissent exaucés leur rêve dans des conditions logiques et transparentes - En plus de l'éloignement et toutes les difficultés du changement de vie et en premier le logement -
C'est non seulement la déprime pour cet étudiant mais aussi la perte pour leurs parents -parce qu'il y a un budget qui s'impose - c'est vraiment décevant -

29.Posté par lelouche le 24/08/2011 19:19

Bonjour,
je vais passer mon bac cette année.Je suis algérienne et je compte faire des études de médecine en France , le problème c'est que les études sont trop dures .Je voudrai savoir si c'était uniquement une question de travail et de persévérance ou bien une question de chance pour avoir le concours , si même en travaillant je n'aurai pas de résultats alors il vaut mieux ne pas faire médecine répondez moi s'il vous plait ...

30.Posté par marco le 30/08/2011 11:35

Bonjour,

pour lelcouche:

du travail, du travail, et de l'argent : une bonne prépa est obligatoire (3000 € à l'année minimum) pour avoir la 1er année.

Bienvenue en meritocratie

31.Posté par bibs le 24/11/2012 19:35

Bonjour ;
Je suis d’origine tunisienne résidente en Arabie saoudite , j’ai eu mon BAC scientifique à Djeddah. Après que j’ai obtenue l’équivalence Tunisienne avec 14/20 de moyenne / très bien, Alors j’aimerais bien poursuivre mes études à l ‘une des Universités en France branche médecine dentaire pour l’année 2013-2014. veuillez bien m’aider :
- comment m’inscrire, quelles sont les procédures recommandés, et la brochure d’information concernant l’inscription à l'université,- la somme à payer par an? , je veux savoir aussi combien d’années le programme d’études ; ainsi que le score ? .
-et est-ce qu’il ya une possibilité d’avoir une bourse d’étude gratuite ?
Merci
pour la réponse que j’espère positive

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