Valérie Pécresse continue de construire sa « nouvelle université ». En prenant son poste, elle avait lancé 5 chantiers, dont un dévolu aux personnels de l’université. Avec le « plan en faveur de l’attractivité des métiers et des carrières dans l’enseignement supérieur et de la recherche », ce chantier connaît une réalisation concrète, accompagnée théoriquement de moyens exceptionnels. Un financement de 252 millions d’euros doit soutenir la mise en place des mesures entre 2009 et 2011, dont 43 millions sont déjà inscrits au budget 2009.
Et si ce budget est aujourd’hui rendu incertain par la crise financière et ses conséquences sur les finances publiques, la ministre n’en a eu cure au moment de présenter son plan. Il s’agissait, il est vrai, d’annoncer un ensemble de revalorisation des émoluments perçus par les différents personnels de l’université.
Premiers concernés : les doctorants. Un contrat doctoral, valable dans les universités comme dans les organismes de recherche et avec un seuil de rémunération minimum fixé par l’Etat, va voir le jour. La rémunération pourra varier d’un organisme ou d’une université à l’autre, ce qui devrait créer, de fait, un marché de jeunes doctorants. Le début de carrière des maîtres de conférences sera revalorisé (augmentation de la rémunération entre 240 et 510 euros) en prenant en compte l’expérience doctorale et les précédentes activités scientifiques ou pédagogiques. Ce qui veut dire que les post-docs effectués à l’étranger seront pris en compte. D’ailleurs, l’Agence nationale de la recherche (ANR) va développer un programme intitulé « retour post-doctorat » pour favoriser le retour en France des jeunes chercheurs partis à l’étranger.
Les « talents », la ministre les veut en France, au sein de l’université. Pour soutenir ce projet, des chaires entre universités et organismes de recherche seront proposées. Le lauréat sera recruté sur concours et bénéficiera d’une prime de 6.000 à 15.000 euros et d’une dotation de recherche de 10.000 à 20.000 euros. Et des lauréats primés, il y en aura d’autres, puisque l’Institut universitaire de France (IUF), doté d’un vrai statut juridique, offrira, par l’intermédiaire d’un jury international indépendant, des primes personnelles d’excellence scientifique de 10.000 euros par an.
Et si ce budget est aujourd’hui rendu incertain par la crise financière et ses conséquences sur les finances publiques, la ministre n’en a eu cure au moment de présenter son plan. Il s’agissait, il est vrai, d’annoncer un ensemble de revalorisation des émoluments perçus par les différents personnels de l’université.
Premiers concernés : les doctorants. Un contrat doctoral, valable dans les universités comme dans les organismes de recherche et avec un seuil de rémunération minimum fixé par l’Etat, va voir le jour. La rémunération pourra varier d’un organisme ou d’une université à l’autre, ce qui devrait créer, de fait, un marché de jeunes doctorants. Le début de carrière des maîtres de conférences sera revalorisé (augmentation de la rémunération entre 240 et 510 euros) en prenant en compte l’expérience doctorale et les précédentes activités scientifiques ou pédagogiques. Ce qui veut dire que les post-docs effectués à l’étranger seront pris en compte. D’ailleurs, l’Agence nationale de la recherche (ANR) va développer un programme intitulé « retour post-doctorat » pour favoriser le retour en France des jeunes chercheurs partis à l’étranger.
Les « talents », la ministre les veut en France, au sein de l’université. Pour soutenir ce projet, des chaires entre universités et organismes de recherche seront proposées. Le lauréat sera recruté sur concours et bénéficiera d’une prime de 6.000 à 15.000 euros et d’une dotation de recherche de 10.000 à 20.000 euros. Et des lauréats primés, il y en aura d’autres, puisque l’Institut universitaire de France (IUF), doté d’un vrai statut juridique, offrira, par l’intermédiaire d’un jury international indépendant, des primes personnelles d’excellence scientifique de 10.000 euros par an.
Des primes, des primes, encore des primes
L’engagement pédagogique des chercheurs et des enseignants-chercheurs a souvent été montré du doigt, ces derniers ayant tendance à préférer leur recherche à leurs étudiants. Pour les inciter à s’investir davantage dans la pédagogie, des primes de 3.500 à 15.000 euros par an viendront récompenser les missions d’enseignement si elles sont bien menées : les enseignants-chercheurs seront désormais évalués tous les 4 ans et les étudiants auront leur mot à dire. Les chercheurs qui accepteront une activité d’enseignement toucheront une prime de 3.870 euros (contre 935 actuellement). Pour ne pas faire de jaloux et pour favoriser la mobilité recherche/enseignement, les grilles de rémunérations des professeurs seront alignées sur celles, plus élevées, des directeurs de recherches.
L’excellence scientifique sera également « primée » : des sommes de 3.500 à 15.000 euros seront attribuées à certains chercheurs. 20% d’entre eux pourraient toucher cette prime avec les financements sur 3 ans annoncés par Valérie Pécresse. Et pour les meilleurs d’entre eux, les lauréats de distinctions scientifiques, des primes de 25.000 euros seront versées « afin de signifier clairement la reconnaissance de leurs travaux ».
Plus largement, l’ensemble des personnels de l’université, dont les personnels administratifs et techniques (BIATOS) pourront bénéficier de primes de fonction et de résultat, et leurs possibilités d’avancement devraient être accélérées. Les emplois des personnels BIATOS connaîtront également une requalification « afin que leur niveau soit compatible avec les charges confiées et avec les besoins des universités ».
L’excellence scientifique sera également « primée » : des sommes de 3.500 à 15.000 euros seront attribuées à certains chercheurs. 20% d’entre eux pourraient toucher cette prime avec les financements sur 3 ans annoncés par Valérie Pécresse. Et pour les meilleurs d’entre eux, les lauréats de distinctions scientifiques, des primes de 25.000 euros seront versées « afin de signifier clairement la reconnaissance de leurs travaux ».
Plus largement, l’ensemble des personnels de l’université, dont les personnels administratifs et techniques (BIATOS) pourront bénéficier de primes de fonction et de résultat, et leurs possibilités d’avancement devraient être accélérées. Les emplois des personnels BIATOS connaîtront également une requalification « afin que leur niveau soit compatible avec les charges confiées et avec les besoins des universités ».
Favoriser l’émergence de « cadres »
Pour que les universités autonomes fonctionnent, il leur faudra non seulement un personnel administratif adapté mais aussi des « cadres » enseignants de qualité. Des emplois de maîtres de conférence et de chargés de recherche seront transformés, respectivement, en emplois de professeurs et de directeurs de recherche. Il s’agit à la fois de soutenir la promotion interne et d’élever le niveau d’encadrement. Quant aux présidents d’universités, qui ont largement soutenu la loi Pécresse, ils verront leur indemnité de charges administratives augmentée. Elle atteindra entre 25.000 et 40.000 euros en fonction de la taille de l’établissement. Enfin, les grilles de rémunération des secrétaires généraux et des agents comptables seront revues pour s’adapter aux nouvelles responsabilités induites par la mise en place de l’autonomie.
La ministre de l’Enseignement supérieur continue donc à développer son plan de bataille méthodiquement. Si l’Etat débloque de l’argent pour les personnels des universités, ce sont globalement les universités autonomes qui auront la charge de l’attribution de ces sommes. Les suppléments de rémunération, majoritairement individuels et envisagés essentiellement sous forme de primes, devraient favoriser l’émergence d’une culture de la compétition interne et externe. Le pari de l’ « université entreprise » est néanmoins pour l’instant artificiel : si l’Etat ne peut plus financer, l’expérience tournera court.
La ministre de l’Enseignement supérieur continue donc à développer son plan de bataille méthodiquement. Si l’Etat débloque de l’argent pour les personnels des universités, ce sont globalement les universités autonomes qui auront la charge de l’attribution de ces sommes. Les suppléments de rémunération, majoritairement individuels et envisagés essentiellement sous forme de primes, devraient favoriser l’émergence d’une culture de la compétition interne et externe. Le pari de l’ « université entreprise » est néanmoins pour l’instant artificiel : si l’Etat ne peut plus financer, l’expérience tournera court.

Vie universitaire
Valérie Pécresse veut revaloriser les carrières à l’université








