Erasmus, pour les étudiants, c’est avant tout la garantie d’une bourse qui leur est versée durant les 3 à 12 mois que dure leur séjour dans une université autre que la leur en Europe (1). Le programme communautaire vise notamment à favoriser la mobilité des étudiants, et à créer des liens entre les universités européennes. De là à dire que ses bénéficiaires forment ce que Jan Figel, le commissaire européen responsable de l’éducation, appelle « une élite européenne », il y a probablement une marge. Mais au moins peut-on reconnaître que les Erasmus ont vécu une expérience internationale, laquelle est fortement valorisée sur le marché du travail.
Leur nombre est en progression de 6,3%, pour atteindre 144 037 bénéficiaires l’an passé, selon les chiffres communiqués par la Commission européenne. Depuis la création du programme, en 1987, ils sont environ 1,5 million d'étudiants à avoir participé à ce type d’échange. L’objectif affiché par l'Union européenne étant de franchir la barre des 3 millions d'ici à 2010-2011.
La Commission souligne que c’est l’augmentation des flux entrants et sortants dans les pays d’Europe centrale et orientale nouvellement adhérents à l’UE qui a permis la récente progression du nombre d’Erasmus. Les échanges d’étudiants ont ainsi augmenté de plus de 36% en moyenne dans ces pays (2). En outre, pour la première fois en 2004-2005, des universités turques ont pu participer au programme et quelque 1142 étudiants de ce pays ont bénéficié d’une bourse pour venir étudier en Europe.