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Classement du FT 2011 : les écoles françaises perdent le leadership

Ranking Masters in Management 2011


Le quotidien de la City vient de publier, pour la septième année consécutive, son fameux classement des meilleurs masters en management. Il réserve cette année une petite déconvenue pour les écoles françaises qui, pour la première fois depuis que ce ranking existe, n’occupent pas les plus hautes marches du podium. C’est, en effet, le programme de l’Université de Saint-Gall (Suisse) qui remporte la médaille d’or, devant le master CEMS, et l’ESCP Europe.



L'université de Saint-Gall en Suisse est numéro 1
L'université de Saint-Gall en Suisse est numéro 1
La compétition s’aiguise. Les business schools françaises le savaient : le créneau des masters en management attire de plus en plus de concurrents. HEC Paris qui a placé son programme grande école quatre années de suite (de 2005 à 2008) tout en haut du classement sort cette année du trio de tête. L’ESCP Europe qui occupait la plus haute marche du podium en 2010 recule au troisième rang.

En cause : non pas une baisse de la qualité de leurs programmes, mais plus certainement l’arrivée depuis l’an passé de poids lourds internationaux tels que l'université de Saint-Gall (4ème en 2010, 1ère cette année), la Bocconi de Milan (33ème en 2010, 26ème cette année), ou bien encore l'IIM d'Ahmedabad (8ème en 2010, 7ème en 2011) qui leur font de l’ombre. Les écoles hexagonales ne sont probablement pas au bout de leur peine car la WHU Beisheim s’inscrit cette année à la 6ème place (12ème l’an passé) tandis que Imperial College Business School progresse du 27ème au 13ème rang. A l'inverse, la London School of Economics se révèle moins menaçante que prévue avec son MSc Management and strategy qui figurait au 4ème rang en 2009, au 7ème l'an passé et qui se retrouve 14ème en 2011.


Le master de ESCP Europe prend la 3ème place
Le master de ESCP Europe prend la 3ème place
Par ailleurs, trois nouveaux établissements font leur entrée dans le ranking du FT cette année : Warwick Business School à la 48ème place, la University of Edinburgh Business School au 57ème rang et la Católica Lisbon School of Business and Economics au 65ème et dernier rang.

Quoi qu'il en soit, les écoles françaises tiennent bon. 15 d’entre elles placent un de leurs programmes dans le TOP-50. Outre l’ESCP à la 3ème place et HEC à la 4ème, on relève que l’EM Lyon se maintient au 5ème rang, tandis que l’Essec décroche la 8ème place (+1 par rapport à l’an passé) avec son programme grande école, ce qui lui permet de repasser devant Grenoble Ecole de Management (9ème cette année). Parmi les autres changements notables : Reims MS dégringole de 12 places et l’IAE d’Aix gagne 5 places. Notons également l’amélioration du rang de BEM Bordeaux : 35ème en 2010 et 28ème cette année.

Les rangs des écoles françaises dans le classement du Financial Times (masters en management 2011)

Rang 2011 Ecole Rang 2010, 2009, 2008, 2007, 2006 et 2005
3 ESCP 1ère en 2010, 3ème en 2009, 2ème en 2008, 4ème, en 2007, 3ème en 2006, 2ème en 2005
4 HEC Paris 3ème en 2010, 2ème en 2009, 1ère en 2008, 1ère en 2007, 1ère en 2006, 1ère en 2005
5 EM Lyon 5ème en 2010, 6ème en 2009, 7ème en 2008, 6ème en 2007, 5ème en 2006, 9ème en 2005
8 Essec 9ème en 2010, 5ème en 2009, 6ème en 2008, 5ème en 2007, 6ème en 2006, 7ème en 2005
9 Grenoble EM 5ème en 2010, 7ème en 2009, 5ème en 2008, 7ème en 2007, 4ème en 2006, 8ème en 2005
15 Edhec 14ème en 2010 11ème en 2009, 9ème en 2008, 12ème en 2007, 7ème en 2006, 12ème en 2005
20 ESC Toulouse 16ème en 2010, 18ème en 2009, 17ème en 2008, 24ème en 2007, 30ème en 2006
21 Audencia 18ème en 2010 13ème en 2009,11ème en 2008, 8ème en 2007, 10ème en 2006, 16ème en 2005
22 Rouen BS 23ème en 2010, 20ème en 2009, 20ème en 2008,13ème en 2007, 15ème en 2006
28 BEM Bordeaux 35ème en 2010, 32ème en 2009, 31ème en 2008, non classée auparavant
30 Euromed 30ème en 2010, 26ème en 2009, 23ème en 2008, 22ème en 2007, non classée auparavant
32 Skema 29ème en 2010, (ESC Lille : 17ème en 2009, 14ème en 2008 + Ceram, 23 ème en 2009, 29ème en 2008)
33 Reims MS 21ème en 2010, 19ème en 2009, 26ème en 2008, 24ème en 2007, 28 ème en 2006
40 IAE Aix-en-Provence 45ème en 2010, non classé en 2009, 41ème en 2008, non classé auparavant
48 ESC Clermont 47ème en 2010, 46ème en 2009, 46ème en 2008, non classée auparavant
51 ICN 43ème en 2010, 41ème en 2009, 29ème en 2008, 32ème en 2007, non classée auparavant
53 ESCEM 52ème en 2010, 42ème en 2009, 39ème en 2008, 39ème en 2007, non classée auparavant


Le TOP-10 mondial, tous pays confondus

Rang 2011 Ecole Pays
1 Université de Saint-Gall Suisse
2 CEMS Alliance entre 17 écoles de pays différents
3 ESCP France + campus à Londres, Berlin, Turin, Madrid
4 HEC Paris France
5 EM Lyon France
6 WHU Beisheim Allemagne
7 Indian Institute of Management Ahmedabad Inde
8 Essec France
9 Grenoble EM France
10 Rotterdam School of Management Pays-Bas

NB:

Voir le dossier complet sur le site du Financial Times

Sur le même thème :

Le classement QS 2011
La sélectivité 2011 des écoles de commerce, d'après le SIGEM

Télécharger le palmarès complet, ci-dessous :

masters_en_management_2011_ranking_ft.pdf Masters en management 2011 Ranking FT.pdf  (180.89 Ko)


C.A
16/09/2011



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Commentaires des lecteurs

1.Posté par Yves le 17/09/2011 00:06
Cela n'a rien de surprenant. A partir du moment où le Financial Times a créé un classement, il était clair que les grandes écoles européennes allaient s'y intéresser. HEC et l'ESCP se retrouvent maintenant à leur vraie place

2.Posté par Simon le 17/09/2011 00:08
Rouen éclate Reims, ce qui prouve bien que le SIGEM c'est n'importe quoi :-)

3.Posté par R2D2 le 17/09/2011 08:18
Est-ce que vous savez quelle place occupe l'Esade ? Merci.

4.Posté par Juju22 le 17/09/2011 11:12
@Simon : tu ne comprends rien : ce classement mesure la réussite de la promo d'il y a 3 ans (2011 - 3 = 2008). Peut être que s'il était sorti en juin dernier, le choix des prépas aurait été plus en faveur de Rouen

5.Posté par Juju22 le 17/09/2011 11:27
En fait la meilleure année c'était 2008 pour pratiquement toutes les écoles françaises, non ?

6.Posté par Juju22 le 17/09/2011 11:56
Seules l'Essec, Rouen BS, BEM et l'IAE améliorent leur position / à 2010. Toutes les autres perdent des places...Bravo quand même aux 5frenchies qui restent dans le top 10, soit 50% de la crème de la crème. Je ne pense pas qu'on puisse dire que les écoles françaises ont perdu leur "leadership", un peu de confort peut être, mais elles n'ont pas déserté le haut du tableau.

7.Posté par Jac Ch. le 17/09/2011 16:08
- Bravo à - l' Universität St. Gallen - et bravo pour la Suisse.
Nous avons tant à apprendre de cette université particulièrement axée sur la pratique et la recherche et surtout de ce petit pays (aux 4 langues) très démocratique, si pragmatique et plein de bon sens.

- Félicitations également à M. Pascal Morand - directeur général de l'ESCP Europe - qui, avec son équipe, se démène sans faire de bruit pour faire de cette école une des meilleures du monde.

Grâce à l''orientation internationale efficace de l'ESCP Europe, il ne m'étonnerait, au prochain classement des meilleures écoles de management d'Allemagne du journal économique "Handelsblatt" et de l'hebdomadaire "Die Zeit", de voir l'ESCP Berlin au coude à coude avec WHU Otto Beisheim.

8.Posté par KWin le 17/09/2011 16:58
Belle régularité pour HEC en tous les cas : 1er, puis 2ème, puis 3ème puis 4ème...hi hi. Je plaisante...

9.Posté par DROMBY le 18/09/2011 00:09
Bonsoir, sur 7 années, l'on commence à se faire une idée de la hiérarchie des Ecoles de business hexagonales vues du dehors de la France.
Les 2 "formules Un" de la CCIP ont cumulé 19 places de podium sur 21 possibles (la CEMS est une création d'HEC à lépoque de l'équipe Larçon-de Fontaines) & ont chacune un accord double diplôme avec St Gallen...de quoi se consoler !
Dans le concours étranger SAI pour les Ecoles françaises, HEC reste numéro un, mais commence à se faire gratter par l'ESCP de quelques places. L'Essec a abandonné la procédure SAI après avoir vu filer 48 ou 49 élève sur 50 chaque année à l'ESCP. Soit donc 70-80 désistements au total par an, en cumulant Sigem+SAI.
Clairement, l'ESCP est avantagée sur ce point : L'Ecole aux 5 poumons dispose d'autant de pompes à finance dans 5 capitales économiques européennes. Son implantation française est la plus avantageuse pour un étranger (locaux style ivy league dans un quartier qui a beaucoup évolué en bien depuis que Bercy & le canal St Martin sont sur la carte de la bobocratie ; même commentaire pour Londres en plus cher).
Quelques professeurs exceptionnels sont entrain de faire sortir l'Ecole de son ghetto business...sur le modèle de St Gallen justement. Je pense en particulier à Philippe Nemo & Emmanuel Combe (2 normaliens lettres modernes+doctorat dEtat Sorbonne), dont les manuels sont des standards dans le monde francophone cette fois, ce qui fait une pub monstre pour l'Ecole. HEC aurait pu recruter au moins Nemo, mais n'a pas osé. Dommage. Un élève étranger se renseigne sur ce genre d'atout, auxquel il est accordé une importance bien plus grande que dans le système français du "tout-à-l'entrée".
Les limites de l'ESCP, la favorite des 3P sans doute encore pour ces prochaines années dans les enquêtes internationales, sont peut-être le seul frein à son expansion :
- Une situation moins favorable dans les enquêtes purement nationales qui ne prennent jamais en compte ses ressources hors Paris (pas de chance, ce sont souvent les principales comme la normalienne maths Elyette Gheman qui a fait le switch Essec->ESCP & qui enseigne la finance de marché à Londres aux heureux bénéficiaires & petits privilégiés du parcours européen). Les bibliothèques de Londres sont en outre bien meilleures pour la recherche que toutes celles que l'on peut trouver sur Paris-région, Insead excepté.
- Une communication très bonne en Allemagne & dans le monde anglo-américain (dites merci à Cornell -New York & Ivy League- qui vous fait connaître en bien aux USA) ; mais assez discrète en France ; tant sur des anciens hors norme (1 : Olivier Blanchard, ESCP 71, chief economist du FMI, ancien boss en éco du MIT & nobélisable : "France's most distinguished economist" selon la revue éponyme. 2 : Michel Barnier, ESCP 1972, notre seul commissaire européen & actuel numéro 2 du gouvernement sis à Bruxelles), que sur les CV des profs qui ne mentionnent que leur doctorat & pas la floppée de grandes Ecoles parisiennes dont ils sont diplômés (l'ESCP égale HEC sur ce point....pourquoi ne le dit-elle pas ?).
Voilà, j'ai passé 12 ans dans les 3 Ecoles parisiennes...& sais que HEC & l'ESCP ont de vrais profs permanents avec une retraite garantie par un contrat en béton. Pas besoin de doubler avec un emploi à la Fac donc..Ces 2 Ecoles sont des institutions pas toujours très adroites en com ; mais elles sont honnêtes & sans doute incoulables même par une crise économique (financement aléatoire des entreprises qui ont tendance à être moins généreuses depuis 2-3 ans) ou la concurrence de majors européennes comme la LSE ou Oxford. Que la meilleure gagne !

10.Posté par INYS le 18/09/2011 10:01
@DROMBY : êtes-vous certain que Olivier Blanchard sort de l'ESCP ? Il n'en fait pas mention sur son CV au MIT.

11.Posté par DROMBY le 18/09/2011 13:02
Cher INYS,

Oui le professeur Blanchard, originaire d'Amiens, est sur l'annuaire des anciens de l'ESCP, que j'ai consulté à l'époque en bibliothèque à HEC. Je l'ai fait parce qu'un éminent prof d'économie à Nanterre nous en avait parlé pour dire qu'Agnès Benassy -de la même Ecole & célèbre prof de macro-éco à Nanterre aussi- n'était pas un cas isolé.
Le cv d'Olivier Blanchard au MIT n'en faisait pas mention voici quelques années. En fait aux USA, ils ne connaissaient & n'appréciaient que Toulouse & Paris en économie (Tirole & Allais pour faire simple). Les BS françaises n'avaient aucune réputation en ce domaine...d'où peut-être "l'oubli" du professeur Blanchard.
Bien cordialement..

12.Posté par nono le 19/09/2011 21:48
Bravo, vous aviez donc le classement avant tout le monde !

13.Posté par R-V le 20/09/2011 09:05
Le programme de Saint-Gallen c'est 35 étudiants ! Ils me font penser à l'IMD et leurs 90 diplômés de MBA VS les 1000 de l'Insead. Le secret des Suisses, c'est les petites promos, comme ça ils sont sûrs de tous les caser !

14.Posté par Henri le 22/09/2011 14:05
Le titre est trompeur. Il s'agit du classement d'un type de diplôme (le master in management, dans lequel entrent les diplômes de grande école) et pas du classement des écoles (qui offrent différents types de dipômes) . Et il ne faut pas confondre la place de n° 1 d'une école avec la performance collective des écoles d'un pays.
Dans la catégorie "master in management", le leadership des écoles françaises reste inégalé : cinq dans les dix premières. La seule évolution est l'apparition d'excellents concurrents qui n'étaient pas inclus dans les classements précédents. C'est pourquoi les comparaisons de rang d'années en années n'ont pas beaucoup de sens.

15.Posté par Rédaction le 25/09/2011 15:19
@ Henri : les titres sont toujours réducteurs, par manque de place. Le titre exact aurait effectivement été : Classement du Financial Times 2011, dans la catégorie masters in management : les écoles françaises cèdent du terrain au profit de nouvelles concurrents internationales. Mais c'était trop long. Pour le reste, nous sommes sur la même longueur d'onde et l'article n'est pas fondamentalement différent de votre analyse.
Cordialement.
C.A

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