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L’analyse des classements internationaux, par la revue de l’Education nationale  18/01/2009

« Le grand avantage des exercices de classement est de délivrer des messages simples, tranchés, facilement transmis et perçus. L’affichage de la place des universités françaises dans un classement international est beaucoup plus communiquant qu’une évaluation complète, qui différencie les enjeux, les objectifs, les dimensions et les composantes », analyse la revue Education et Formations diffusée par le ministère de l’Education Nationale.

« Il faut cependant bien garder à l’esprit qu’il s’agit toujours de simplifications extrêmes, appliquées dans le cas de l’enseignement supérieur à des objets très divers, et qu’ils ne rendent une image que par rapport à des points de vue plus ou moins fondés, dans un référentiel préétabli a priori », précisent les auteurs de la revue qui ajoutent : « Ces imperfections ne les rendent pas inutilisables pour autant. Ils demeurent aujourd’hui une bonne méthode comparative pour appréhender des systèmes aussi complexes et poser les questions de fond sur les voies d’amélioration des politiques publiques. Dans le cadre de cette approche, tout nouveau classement est bon à prendre, quels que soient les critères utilisés, la superposition des classements ne pouvant qu’apporter de la profondeur à la photographie générale ».

Un document à télécharger ici :

http://media.education.gouv.fr/file/revue_78/56/5/12_38565.pdf http://media.education.gouv.fr/file/revue_78/56/5/12_38565.pdf


Rapprochement entre le groupe ESC Rouen et Reims Management School  11/01/2009

Le groupe ESC Rouen et Reims Management School, deux écoles de commerce qui sont régulièrement classées dans les 10 premières en France, ont décidé de créer une structure juridique commune pour vendre leurs prestations en formation continue. Cette offre « Paris Executive Campus » regroupe les programmes postgraduate diplômants des deux écoles dans leur version executive (mastères Spécialisés part time et Executive MBA) et les activités de formation sur mesure des deux institutions. Elle « s’enrichira ultérieurement de certaines formations déjà en cours à Reims ou à Rouen et de nouveaux programmes créés conjointement afin de répondre aux enjeux de transformation et de développement des managers et des entreprises nationales et internationales », ont fait savoir les deux établissements qui précisent que « les diplômes seront co-délivrés par les deux écoles qui les incluent dans leurs périmètres d’accréditation ». En outre, les associations de diplômés des deux institutions seront également hébergés dans les locaux de ce Paris Executive Campus.

En pratique, « Paris Executive Campus est une Société par Action Simplifiée, filiale à parts égales 50/50 entre l’Association de gestion du Groupe ESC Rouen et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims et d’Epernay. Le Conseil de Surveillance compte 12 membres, soit 6 pour chaque partenaire ».

Quelle réalité pour les moyens financiers des universités, s’interroge la CPU  06/01/2009

Dans une lettre ouverte au président de la République intitulée « Chronique d’une crise annoncée dans les universités », Lionel Collet, le président de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), Simone Bonnafous, et Jacques Fontanille, vice-présidents de la CPU s’interrogent sur « la proportion des moyens nouveaux qui parviennent réellement aux universités pour améliorer leur fonctionnement quotidien et la qualité de l’accueil des étudiants » et « sur la réalité des dotations de l’Etat pour les neuf campus retenus par l’opération campus ».

« Malaise grandissant » dans les universités, selon la CPU  06/01/2009

Dans une lettre ouverte intitulée « Chronique d’une crise annoncée dans les universités », Lionel Collet, le président de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), Simone Bonnafous, et Jacques Fontanille, vice-présidents de la CPU, interpellent le président de la République sur trois points qui risquent, selon eux, de « mettre le feu aux poudres » : la modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants et l’accord du 18 décembre dernier entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes nationaux.

« La modification du décret de 1984 était une nécessité car les enseignants-chercheurs demandaient que soient pris en compte dans les services d’enseignement les enseignements assurés à distance », assure la CPU. « Ce qui crée le malaise (…) c’est la modification du décret qui revient en fait à alourdir le temps d’enseignement de ceux que le Conseil National des Universités aura jugé moins performants en recherche ». Or, cela revient, selon la CPU, « à considérer l’enseignement universitaire comme une activité par défaut – ce que l’on est obligé de faire quand on n’est pas capable de faire autre chose –, alors que l’enseignement est au contraire l’activité la plus noble ».

Par ailleurs, « la réforme de la formation des enseignants est un autre sujet très préoccupant pour l’ensemble des universités », selon la CPU qui a soutenu l’intégration des IUFM dans les universités, mais déplore une « précipitation et l’incohérence du calendrier »

Enfin, les représentants de la CPU dénoncent l’accord entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes délivrés par les instituts catholiques et notamment les diplômes canoniques (c’est-à-dire des diplômes de l’Eglise Catholique délivrés par la Faculté au nom du Siège apostolique et dont les programmes d’enseignements comprennent l’ensemble de disciplines du champ théologique). « Le biais retenu pour cette démarche, à savoir un accord international piloté par le Ministère des Affaires Etrangères, est particulièrement incongru, s’agissant d’établissements avec lesquels les universités françaises entretiennent depuis longtemps (...) des liens de proximité et d’actives collaborations. Ce type d’accord international, en effet, conduit à rappeler que chaque institut catholique français est, de droit, une implantation universitaire étrangère qui serait, pour tout ce qui concerne le pilotage et l’accréditation des formations, une émanation directe du Vatican », relève la CPU.

Mission sur l’évolution et le regroupement des universités à Paris  06/01/2009

Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur, a chargé Bernard Larrouturou, l’ancien directeur de l’INRIA et du CNRS, d’une mission sur l’évolution des établissements universitaires parisiens, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la loi sur l’autonomie des universités.

« Cette mission fait suite à l’état des lieux dressé par la mission d’audit de l’immobilier universitaire qui met en lumière toutes les difficultés découlant de l’éclatement du paysage immobilier universitaire, et les aspects particulièrement dommageables de cette situation, pour les étudiants », explique le ministère.

Bernard Larrouturou devra proposer un schéma directeur pour l’enseignement supérieur à Paris, appuyé sur les projets pédagogiques et scientifiques des établissements. Il devra notamment formuler des recommandations pour l’amélioration des conditions de vie étudiante à Paris ; la structuration et, le cas échéant, le regroupement des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, afin de renforcer leur visibilité internationale et de réduire le morcellement actuel.

Les recommandations seront présentées au mois de mars 2009 pour les questions de vie étudiante, et au mois de mai 2009 pour l’ensemble du dossier.

700 millions de plus pour l’enseignement supérieur, promet Nicolas Sarkozy  04/12/2008

Dans son discours de présentation du plan de relance de l’économie française, prononcé à Douai le 4 décembre, Nicolas Sarkozy a rappelé que l’enseignement supérieur et la recherche faisaient partie des domaines considérés comme stratégiques par le gouvernement. L’Etat va accélérer en 2009 le rythme de ses investissements en la matière.

L’enseignement supérieur et la recherche devraient ainsi bénéficier en 2009 « d’un nouveau renforcement de (leurs) moyens d’investissement à hauteur de près de 700 millions d’euros ».

Ainsi, « les travaux associés aux différents chantiers universitaires seront accélérés chaque fois que cela sera possible et les délais liés aux procédures, notamment pour le plan Campus,
seront réduits au strict minimum. A ce titre, 75 M€ supplémentaires seront mobilisés pour
réaliser au plus vite toutes les études nécessaires à l’accélération du plan Campus » si l’on en croit les annonces faites à l’occasion de la présentation du plan de relance.

Alliance renforcée entre Centrale Paris et Supélec  02/12/2008

Centrale Paris et Supélec, qui font concours commun depuis 1968, ont annoncé que leur politique de partenariat, initiée fin 2005, passait à la vitesse supérieure pour devenir « une alliance stratégique ». Ce qui signifie concrètement que tous les grands projets seront désormais examinés par les deux établissements et que « chaque projet commun sera l'occasion de rapprochement des deux structures voire de création de structures communes ».

Depuis 2005, les deux écoles d’ingénieurs renforcent leur coopération, « notamment dans le domaine de la recherche et des coopérations industrielles ». « L'attribution du label Carnot au Groupement d"Intérêt Scientifique "Science des Systèmes" Centrale-Supélec-CNRS (C3S) en a été la manifestation la plus évidente », selon Centrale et Supélec.

Par ailleurs, les deux écoles ont ouvert réciproquement en 2006 leurs options de troisième année aux élèves-ingénieurs de l’autre école. Le dispositif profite chaque année à une vingtaine d'étudiants qui changent ainsi d'établissement pour se spécialiser.

Le lancement de Sciences Po Rabat  30/11/2008

L’Ecole de Gouvernance et d'Economie de Rabat (EGE) a été créée avec l’assistance de Sciences Po Paris par la Fondation pour l’Enseignement des Sciences Économiques, Politiques et Sociales, une fondation marocaine à but non lucratif. Sciences Po Paris doit maintenant accompagner l’EGE dans le développement de son action internationale, sa pédagogie, l’ouverture sociale et l’engagement dans le débat public. La sélection des étudiants sera également effectuée avec la participation de professeurs de l’IEP parisien.

ESCP : le retour aux sources ?  30/11/2008

L’ESCP-EAP, qui avait mandaté l’été dernier l’Ifop pour réaliser une enquête sur la notoriété et l’image de sa marque, pourrait choisir la simplicité et revenir à son nom d’origine, ESCP, ou alors se renommer « European School of Management », l’actuelle baseline (signature marketing) de l’établissement.

Le chiffre : 7 milliards de salaires dans les universités  30/11/2008

La masse salariale des 85 universités françaises s’élève au total à 7,4 milliards d’euros, du salaire du président d’université à celui de l’ouvrier spécialisé. Aujourd’hui, les universités ne gèrent qu’un milliard environ de cette masse sur leur budget propre… avant les transferts budgétaires prévus dans le cadre de la loi LRU.

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