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C’est une étrange pratique qui se développe dans le supérieur. Après avoir mis en place des doubles diplômes avec des partenaires étrangers, les universités et grandes écoles hexagonales échangent des étudiants avec leurs voisins de palier. Il s’agit dans un cas comme dans l’autre de monter des cursus d’excellence. Ces parcours - ingénieur-manager, pour les plus courants, mais aussi formations croisées d’ingénieur et d’architecte, de manager et de designer, ou encore de biologiste et de politologue - permettent aux étudiants d’élargir leurs compétences à des domaines complémentaires, pointus et recherchés sur le marché du travail.
La marche vers les doubles diplômes est une réponse à l’éclatement bien français du système d’enseignement entre des écoles « appliquées » hyperspécialisées d’une part et des universités multidisciplinaires d’autre part.
Plus prosaïquement, la mise en place de ces parcours, qui autorisent des étudiants triés sur le volet à prendre la voie rapide pour accumuler plusieurs diplômes, peut permettre aux universités de rivaliser avec les classes préparatoires. De même, les grandes écoles veulent avec ces cursus originaux attirer à elles des candidats qui n’auraient jamais pensé à postuler autrement. Que l’on pense à ces parcours sciences et musicologie, lettres et management ou encore Normale Sup et journalisme !