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Réforme des universités : Valérie Pécresse a revu sa copie
A la suite des protestations des syndicats et du rejet du premier texte par le Cneser, Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, a présenté, le 27 juin, un nouveau texte de projet de loi sur l'autonomie des universités. Le passage aux compétences élargies est prévu pour toutes les universités dans un délai de cinq ans, il n’est plus fait mention de la sélection à l’entrée du master et les conseils d’administration des universités pourront comprendre jusqu’à 30 membres. L’essentiel du projet, à savoir donner plus de liberté aux universités, a été préservé.
Le nouveau texte a été modifié en fonction des critiques émises lors de la parution du premier texte. Ainsi, le conseil d’administration des universités ne devrait plus être limité à 20 membres, mais comprendre de 20 à 30 membres. C’est, selon le nouveau texte, le conseil d’administration de l’université qui sera en exercice à la date de publication de la future loi sur l’autonomie qui aura à déterminer la taille et l’organisation du nouveau conseil d’administration.
Par ailleurs, les « responsabilités et compétences élargies », c’est-à-dire les dispositions qui concernent les nouvelles responsabilités des universités dans les domaines budgétaire et de la gestion des ressources humaines ne sont plus limitées aux universités volontaires. En effet, le texte du 27 juin précise que ces dispositions « s’appliquent de plein droit à toutes les universités dans un délai de cinq ans ».
Enfin, la possibilité offerte, dans le premier texte, aux universités d’instaurer une sélection à l’entrée du master a disparu du nouveau projet.
Nouveau texte de loi sur la réforme des universités.pdf
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Commentaires des lecteurs
1. Posté par
Philippe MOATI
le 27/06/2007 20:29
Quel manque de courage politique de la part du gouvernement ! Quel manque de lucidité de la part des syndicats étudiants ! Comment refuser le principe de la sélection à l'entrée du M1, indispensable pour construire une continuité pédagogique entre les deux années du master et pour assurer une qualité des diplômes univertaires leur permettant de rivaliser avec les grandes écoles.
Ph. Moati, professeur d'économie à l'Université Paris 7, directeur du M2 pro "Consultants et chargés d'études socioéconomiques"
www.philippe-moati.com/
http://www.philippe.moati.com
2. Posté par
dan
le 28/06/2007 00:19
quelle mauvaise foi de la part des syndicats, et combien je regrette que le gouvernement ne soit pas plus ferme et courageux pour opérer ce repli....
Nous aurons toujours ainsi des étudiants qui traînent leux c... sur les bancs des universités, pour faire des études plus que médiocres, et exercer leurs professions de façons encore plus médiocre. Mais peut-on encore avoir une élite en France ????
3. Posté par
Yves
le 28/06/2007 10:19
Non, on ne peut plus avoir d'élite en France, c'est interdit. Ce mot a été chargé de tellement de connotation négative au cours d’années de dictature intellectuelle d’une idéologie égalisatrice que élite veut dire inégalité. Inutile d’essayer de faire reconnaître l’inégalité naturelle entre individus, cela ne passera pas. Et le refus de l’existence d’une élite devient donc implicite. Au passage, on se refuse évidemment à envisager une formation adaptée aux besoins de chacun, faisant perdre des chances à ceux qui en ont besoin. Mais qu’importe les individus, camarades, seule l’idéologie compte !!!
4. Posté par
guillaume
le 28/06/2007 10:21
et dire qu'ils supprime le meilleur truc de leur projet ! En tant qu'etudiant, j'affirme que la selection en master est indispenssable !!! et de toutes facon, si on laisse passé tout le monde, ya pas assez de place en M2, parcequ'il y aura pas assez de stage. Non mais j'ai presque honte d'avoir un syndicat etudiant aussi stupide.
La reforme universitaire est indipenssable, certe, risquée pour un gouvernement, mais il en faut une. Et si ca continue comme ca, on va avoir une reforme inutil.
5. Posté par
IDe34
le 28/06/2007 10:30
Vous oubliez peut-être que la sélection à l'entrée du master n'a pas grand rapport avec l'autonomie des universités, qui est quand même à l'origine du projet de loi. Plutôt que de tout faire passer dans un même paquet, comme on dit à la commission européenne, il valait certainement mieux découpler les deux réformes, pour être sûr que la loi sur l'autonomie des universités, qui est bien plus indispensable que la sélection en M1, puisse s'appliquer.
6. Posté par
Camgus
le 28/06/2007 10:31
Ainsi le petit Bruno Julliard dicte sous la menace de "graves incidents à la rentrée" la feuille de route du gouvernement, quant a l 'application de la reforme de l'université!
J'espere que Nicolas Sarkosy sait ce qu il fait lorsqu'il ploie sous ce joug estudiantin des plus meprisable, la seule riposte consisterai a faire construire de nouvelles universités independantes de la dictature de l'Unef (qui est en fait un sous marin du PS) Comme d'habitude le PS ne cherche qu'a torpiller toutes initiatives pour laisser place au grand vide dont il est l'incarnation.
Tant que ces attitudes auront droit de faits , la France restera le paillasson de l'Europe et du monde en terme de credibilité politique.
Il ne suffit pas d 'etre au pouvoir pour gouverner , il faut aussi legitimer l'action gouvernementale dans les faits.
Reculer en poltique n'est valable que pour mieux se deployer, avoir accepté sous cinq ans de reformer est comme de dire :"On attend la fin du mandat presidentiel, pour revenir comme avant..." Nicolas Sarkosy on ne vous a pas elu pour vous faire pietiner par ces trous du c...!
Reagissez!
7. Posté par
CLAREL
le 28/06/2007 10:44
Ouaips !
Et bien il était temps... et en même temps, le mal est si profond dans les universités françaises que ça m'étonnerait qu'une réforme pondue en quelques jours puisse résoudre les problèmes.
Pour y avoir usé pas mal de fonds de culotte jusqu'à la thèse, et pour travailler aujourd'hui en PME dans la métallurgie après une douloureuse "reconversion" en école d'ingénieur, j'ose dire que l'université dans sa forme actuelle forme beaucoup de chomeurs et de gens inadaptés aux réalités du paysage économique français... la raison principale, les universitaires... qui n'ont pour la plus part jamais quitté les bancs de leur fac pour un passage par l'entreprise, et qui ne jurent que par la sacro-sainte recherche fondamentale... il ne faut surtout pas pactiser avec le grand satan qu'est l'industrie au nom de l'indépendance de la recherche française. Résultat, une petite poignée de protégés vont se "divertir" au sein des congrès et colloques en pensant révolutionner le monde de demain, plusieurs de cette même poignée dédaigne allègrement l'enseignement en filières technologiques, les seules qui arrivent encore à caser des simili-ingénieurs en entreprise, pour chouchouter les "petits scarabées" qui perpétueront la race... l'enseignement ou le mal nécessaire.
Au final, qui sait ce que fait aujourd'hui la recherche française... pas de grand plan de développement national, pas d'objectifs, pas de coordination d'équipes. Il faut publier pour faire des stats et décrocher des dotations pour son laboratoire, centre du monde... le même papier dans plusieurs revues parfois... et pour les domaines d'applications, et bien on repassera dans quelques années. A-t-on vu une start-up démarrer d'une université française à partir d'une découverte, ou de la maîtrise d'un principe scientifique ? Pas vraiment, non.
Le dommage colatéral c'est également l'universitaire surdiplomé qui laissé sur le bord de la route comme plus de 60 % de ses codisciples, se pointe en entreprise pour un entretien, s'il arrive à le décrocher avec son CV qui fait peur, pour se faire dire qu'il n'est pas pragmatique, qu'il n'y connait rien à l'entreprise et à ses modes de fonctionnement, à ses contraintes et au modèle économique basé sur le marché. Bien sûr les plus forts s'adapteront au poste qu'ils auront décroché de haute lutte. Mais les autres qui n'auront pas appris la remise en question de l'orgueuil que confère le titre d'ultraspécialiste, ceux là iront pointer longtemps à l'ANPE, jusqu'à décrocher un "très recherché" poste d'ingénieur de valorisation de la recherche, à la fac, en CDD de 10 mois payé 1348€ net.
Alors cette réforme, tout le monde en est satisfait ?
8. Posté par
megamiaou
le 28/06/2007 10:45
Bonne décision d'avoir supprimé cette sélection stupide à l'entrée des Masters. Le contrôle continu et les examens sont déjà en eux-même une sélection. Quand à ceux qui pensent qu'en mettant en place des sélections supplémentaires, ce qu'il faut bien appeler des obstacles aux études, on aura une université de Qualité, je leur suggère de se mettre la tête dans un lieu d'aisance et de tirer sur la cordelette qui pends à leur coté.
Une seule réaction me parait bien argumentée, celle de l'étudiant qui parle du nombre de places en stage. Je ne suis pas d'accord avec son point de vue, mais il pose une vraie question qui dévoile un vrai problème. C'est à creuser.
9. Posté par
Thomas
le 28/06/2007 10:49
En tout cas ca fait bien rire les élèves des écoles d'ingé qui restent la seule vrai élite de la formation supérieur ...
10. Posté par
Charles
le 28/06/2007 10:55
Thomas : une élite qui ne sait pas écrire correctement en français ! De plus quand tu te rendras compte que les écoles d'ingénieurs vont être soumises aux nouvelles universités, tu rigoleras moins !
11. Posté par
Mathieu
le 28/06/2007 11:06
De l'autre côté, même si la sélection à l'entrée du M1 n'est pas écrite, il y a toujours eu plus ou moins une sélection à l'entrée de la maîtrise/DEA/DESS et maintenant des M1 et M2. Ce n'est simplement pas écrit pour ne pas faire bondir les gens, mais ça existe.
http://www.mat2057.info
12. Posté par
ERKA
le 28/06/2007 11:10
D'abord je suis pour cette réforme.
Mais soignons le mal à la racine : bac au rabais donne licences au rabais donne masters au rabais.
Mais j'espère que dans cinq ans au plus tard l'audit généralisé de fait si cette réforme est adoptée dans l'état épurera toutes ces formations bradées qui si elles emplissent les caisses de certaines facs brouillent la seule sélection qui devrait être : celle du mérite.
http://www.univ-valenciennes.fr
13. Posté par
IDe34
le 28/06/2007 11:11
Voilà ce qu'a déclaré Valérie Pécresse : "Ce qui est important, au delà des ajustements, c'est l'adhésion très forte au principe d'autonomie". Elle a également précisé que cinq grands chantiers sont en cours : "la vie étudiante, l'immobilier et les campus universitaires, la réussite en licence et le professionnalisation, le statut des jeunes enseignants chercheurs et les carrières des personnels".
Finalement arriver en quelques semaines à poser le principe d'une autonomie accrue pour les universités, ce que les gouvernements successifs ont échoué à faire depuis 20 ans, ce n'est peut-être pas si mal. Certes, le contexte politique s'y prêtait : la plupart des partenaires étaient (plus ou moins) d'accord sur le principe d'autonomie.
14. Posté par
CLAREL
le 28/06/2007 11:37
Sélection en master :
* elle se fait déjà pour les filières à effectifs limités.
* pour les facs subissant la baisse démographique, si le contingent d'étudiants n'est pas atteint, les subventions d'état ne tombent pas et la filière ferme... vous avez dit sélection ?
Qu'on le veuille ou non, la sélection se fera quoi qu'il en soit... quand le niveau n'est pas là, l'étudiant qui a eu du mal en licence, en aura aussi en Master.
Enlevez la sélection et plus personne ne fera d'effort pour avoir plus de 10,00 de moyenne générale...
Ce n'est pas rendre service à ces étudiants que de leur enlever le gout du travail et de l'objectif à atteindre. On va... on restera dans la médiocrité.
15. Posté par
seb
le 28/06/2007 11:38
il ne faut vraiment pas être assidu à l'université, ne vraiment pas comprendre le fonctionnement de celle -ci pour ne pas se rendre compte que la sélection existe de manière fine et implicite, non dite. C'est donc cela que veulent les syndicats étudiants, une sélection non explicite, non controlée, non dite mais réelle plutôt que des règles clairement posées, donc connues et maitrisables. pour avoir corrigé des centaines de copies en droit depuis des années, je crois qu'une dictée suffirait à faire le tri, dès la première année. Enfin, les syndicats étudiants restent utiles à certains doyens et présidents qui le sinstrumentalisent. En ont ils conscience ? Pas sûr
16. Posté par
jennifer
le 05/10/2007 10:30
Je n'arrive pas à concevoir tous ces avis favorables à cette réforme. Peut être est-ce moi qui ai du mal à comprendre ce projet d'autonomie des universités ? j'espère me tromper mais si c'est vraiment ce que je pense, nous finirons par aboutir à un modèle américain des universités. Non seulement il y aura une forte sélection dans les filière mais sur le long terme les bourses sur critères sociaux seront supprimées et seules les personnes aisées pouront envoyer leurs enfant à la fac. J'espère me tromper mais je pense que toutes les personnes qui sont en faveur de cette réforme sont celles qui ont les moyens de payer le meilleur enseignement à leur progéniture, et pensent que tout le monde n'a pas le droit à la culture. Il faut être honnête, l'université est certes sanctionnée par les examens, mais que faisons nous de l'accès à la culture ? Pensez-vous sérieusement que seul un petit groupoe de privilégiés devraient y avoir accès ? J'espère que non ...
17. Posté par
Pierre
le 09/11/2007 10:11
Entre le modèle universitaire américain et le modèle français, il n'y a pas photo ! Les facultés, même les plus petites facs publiques, ont des moyens largement supérieurs aux facultés françaises. De plus, obtenir un diplôme d'université ne signifie pas forcément aller à Columbia, Georgetown ou Harvard en termes financiers... Sans nier d'évidentes inégalités, qui existent tant aux USA qu'en France, il faut reconnaître l'effort portée par la société américaine pour donner des bourses conséquentes et des prêts étudiants très efficaces. Quant à l'accès à la culture dans la faculté française, je n'ai pas l'impression que l'université aujourd'hui permet d'obtenir un socle de connaissances culturelles suffisants (manque de pluridisciplinarité, rigidité de la relation étudiant/prof, absence de vie étudiante culturelle digne de ce nom - organise run ciné-club dans une fac de province relève des 14 stations du Christ). Alors non, USA # désert culturel, cessons cette complaisance avec nous-mêmes. Le droit à la culture pour toutes les personnes qui croient en l'université passe par plus d'autonomie.
18. Posté par
gaëlle
le 14/11/2007 15:25
c'est assez impressionant de voir que tant de gens qui ne sont pas concernés par la loi se permettent de diffamer... mais passons, si la france n'est que le paillasson de l'Europe elle se fait au moins le torche c... des états unis...
je suis moi aussi étudiante en classe préparatoire. par conséquent si je gagne ma place dans une grande école, pour moi, cette loi n'aura aucun intérêt. en revanche, si je n'atteint pas cet objectif, je passerai forcément sur les bancs de la facculté. alors qu'on soit bien clair sur tout ce qui se dit en bruit de couloir. oui enfin, il y a beaucoup d'étudiants en facculté. oui, certains profitent des "années fac" pour se détendre et use donc du syystème comme un loisir. mais pour autant croyez vous vraiment que tous les étudiants se lèvent le matin en ayant pour objectif de glandouiller toute la journée? je suis désolée de ternir les visions bien arrêtées de certains de mes concitoyens, mais beaucoup d'étudiants travaillent et ont pour objectif de sortir assez rapidement des faccultés avec un bon diplôme.
alors oui, il faut une solution pour tous ces établissements qui dégueulent de monde et qui voient souvent plus d'entrées que de sorties. Mais la solution ne serait-elle pas post bac avec une plus grande information au niveau des filières et l'encouragement des élèves à suivre un parcours qui leur plait?? trop de lycéens sont orientés vers des filières qui ne leur correspondent pas pour la simple et bonne raison que le grand objectif français est de voir sortir des élites!! bravo, continuons ainsi et creusons les inégalités, nous sommes en plein dans les valeurs démocratiques...
enfin, à ceux qui voient dans les grèves et les blocages, une manipulation pro PS et syndicalisée au plus haut point, je répondrai tout simplement "pinçez vous, je pense que vous êtes en plein fantasme, il serait temps de se réveiller un peu!!"
19. Posté par
bruno
le 25/11/2007 19:49
d'accord avec gaelle sur le point que cette loi ne touchera pas certains lyceens ou post bac qui iront dans des bonnes et grandes écoles .mais je suis sûr et certain que certains lyceens ne font grêve que pour embeter leur monde bloquer etc... . etant moi meme lyceen je sais de quoi je parle. les francais devraient se reveiller ,nous n'avons plus le president et le premier ministre que nous avions élus mais avons maintenant quelqu un a qui nous avons demandé de reagir!!
tout le monde sait que cela fait trente ans que la france est un gouffre economique et qu il faut prendre des mesures!!!
20. Posté par
h
le 06/03/2008 15:38
tu sais pas écrire! indipensable! pas indispenssable!! ralala
21. Posté par
anne
le 26/05/2008 14:34
Je conseille à Guillaume du "post" n°4 de demander à Maman ou Papa de lui faire quelques dictées si il prétend encombrer les bancs de la fac en M1....Si on part du principe qu'une séléction en M1 est nécessaire pour créer une caste d'élite dont le niveau ne serait pas médiocre, mieux vaut avoir les moyens de son ambition et être capable d'aligner deux phrases de français sans faire de fautes d'orthographe...
enfin moi je dis ça.....
Anne, 22 ans, titulaire de 3 licences avec 13,5/20 de moyenne, qui ne serait pas en M1 actuellement, si la loi Pécresse était passée....
Les commentaires sont modérés a posteriori. Nous acceptons volontiers la critique de nos articles, les précisions et corrections apportés par les lecteurs ou l'ouverture de débats contradictoires en lien avec le sujet abordé. À l'inverse, nous nous réservons le droit d'effacer tout commentaire que nous considérons comme diffamatoire ou hors-sujet.
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