En phase avec le nouveau schéma européen d’organisation des études, qui s’applique naturellement en Italie, une école a été chargée du niveau Licence, une autre du niveau Master et une troisième du niveau Doctorat. La quatrième est en charge de la formation continue. Enfin, la cinquième et dernière est pour l’instant une simple faculté de droit qui dispense des cours à tous les niveaux.
Dans le détail :
- La Scuola universitaria Bocconi (Bocconi Undergraduate School) dispensera les cours de niveau Licence en économie et management. Elle regroupe environ 7 500 étudiants.
- La Scuola superiore universitaria Bocconi (Bocconi Graduate School) sera chargée des masters universitaires et des masters de l’établissement. Elle dispensera aussi des cours de spécialisation en économie et management. Elle compte environ 4 700 étudiants.
- La Scuola di giurisprudenza Bocconi (Bocconi School of Law) propose les cours de licence, de master et de perfectionnement en droit. 1 300 étudiants y sont inscrits.
- La Scuola di dottorato Bocconi (Bocconi PhD School) chapeaute, quant à elle, les 200 doctorants de l’université.
- La SDA Bocconi school of management dispense, enfin, les masters « post experience », dont le MBA, et l’ensemble des cours et programmes de formation continue. Chaque année, environ 15 000 personnes ont recours aux formations de la SDA Bocconi.
Chacune de ces écoles a son propre directeur et est autonome dans sa gestion et son offre de formation. Mario Monti, ancien commissaire européen, lui-même diplômé de la Bocconi, et actuel président de l’université, a souligné l’importance « pour le système italien, s’il veut être compétitif sur le marché international de la formation, d’adopter des modes de gouvernance (…) qui éliminent les conflits d’intérêts ».
La nouvelle organisation de l’université Bocconi devrait lui permettre « de dépasser les résistances naturelles au changement qui sont propres à chaque institution », a estimé Mario Monti. L’université Bocconi a en outre mis en place un conseil d’administration composé, en partie, de personnalités extérieures. Enfin, le recteur de l’université est élu par le conseil d’administration et non plus par le corps professoral, ce qui permet d’atténuer les enjeux politiques inhérents à ce type d’élection.
Ce schéma organisationnel n’est pas sans rappeler celui qui existe déjà dans certaines business schools espagnoles et aussi outre-Atlantique. Il préfigure peut-être le modèle de développement des écoles de commerce françaises qui sont toutefois empêchées, pour le moment, de délivrer des diplômes en droit reconnus par l’Etat.