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Les universités Panthéon Sorbonne, Descartes et Diderot hésitent à fusionner


Les trois universités parisiennes Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris 5 René Descartes et Paris 7 Denis Diderot, déjà réunies au sein de la convention de coopération Paris Centre Universités, pourraient fusionner, selon Guy Cousineau, le président de Paris 7.



Le nouveau campus de Paris 7 Denis Diderot
S’exprimant le 28 novembre devant des journalistes européens réunis à l’initiative du Centre international d’études pédagogiques (CIEP), Guy Cousineau, le président de Paris 7 Denis Diderot, a fait part des projets de rapprochement de Paris 1, Paris 5 et Paris 7. La fusion est une hypothèse de travail, a-t-il expliqué en substance. Une autre option pour un rapprochement est envisagée : celle de la constitution d’un Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES), qui présenterait l’avantage à ses yeux de permettre d’associer des grandes écoles au nouvel ensemble.

Paris 1, Paris 5 et Paris 7 coopèrent déjà depuis février 2006 au sein de l’ensemble Paris Centre Universités. Il s’agit d’un partenariat dit stratégique, qui œuvre déjà à l’accueil des étudiants étrangers.

« La première question, quand on parle de coopérations à Paris, c’est : avec qui s’allier ? », selon Guy Cousineau, qui rappelle qu’il y a 17 universités en région parisienne ainsi que la plupart des grandes écoles prestigieuses. « Faut-il se contenter d’une fusion, mais simplement entre universités, comme à Strasbourg ? Ou alors profiter de la structure juridique des PRES pour intégrer des grandes écoles au projet de rapprochement ? », interroge-t-il. « L’inconvénient d’un PRES, c’est qu’il faudrait alors créer un quatrième établissement, en sus des trois établissements universitaires, et que cela viendrait rajouter à la complexité du système », estime le président de Paris 7.

Les trois universités, qui pèsent ensemble 700 millions d’euros de budget, 100 000 étudiants et 8000 chercheurs et enseignants, seraient d’emblée positionnés comme le numéro un français du classement de Shanghai, a calculé Guy Cousineau : « C’est quelque chose que nous prenons en compte ».

Paris 5 - Centre des Saints-Pères
Dans le cas où l’option PRES serait retenue, les trois partenaires de Paris Centre Universités pourraient alors être rejoints par l’Inalco (déjà sur le campus de Paris 7), mais aussi l’Institut de physique du globe, l’Observatoire de Paris et Sciences Po Paris, avec qui ils avaient fait candidature commune dans le cadre de l’opération campus (projet « Campus universitaire Paris Centre »), sans succès. Via l’université Panthéon Sorbonne, l’Ecole d’économie de Paris (RTRA) serait liée à l’ensemble, de même que l’ESCP-EAP, qui entretient des contacts privilégiés avec Paris 1.

Quoi qu’il en soit, « il faudra plusieurs années pour qu’un tel projet aboutisse et d’ici là le paysage universitaire parisien peut encore changer », tempère Guy Cousineau.


C.A
30 Novembre 2008







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