Observatoire Boivigny, le site de r�f�rence de l'enseignement sup�rieur


L'lnalco sur la ZAC Paris Rive Gauche : enfin un site unique � l'horizon 2008


L'Inalco (Langues'O) est dispers� sur une dizaine de sites � Paris et aux alentours. Ce grand �tablissement va retrouver les moyens de ses ambitions avec sa r�implantation en 2008 sur un site unique, dans la ZAC Paris Rive Gauche.



L'Inalco, l'Institut national des langues et civilisations orientales, plus connu sous le nom de Langues'O, est l'héritier direct de l'Ecole des Jeunes de Langues fondée par Colbert. Plus que tricentenaire, l'établissement parisien a pour vocation d'enseigner les langues mais aussi les cultures et civilisations de l'Europe Centrale et Orientale, de l'Asie, de l'Océanie, de l'Afrique et des populations aborigènes de l'Amérique. Au total, 90 langues y sont enseignées cette année, ce qui en fait le seul établissement au monde à offrir un tel éventail de langues, et ce à plus de 12.300 étudiants.

70 millions d'euros financ�s par l'Etat et la R�gion

“Le contrat de plan Etat - Région Ile-de-France et le Plan Université du 3e Millénaire ont inscrit le principe de la construction sur la ZAC Rive Gauche de Paris d'un pôle universitaire centré sur les langues, les cultures et les civilisations du monde, en majorité extra-européennes ”, selon un rapport au recteur de Paris en mars 2001 (1). “Le cœur du projet pédagogique est la réimplantation en un seul site des locaux aujourd'hui dispersés de l'Institut national des langues et civilisations orientales”. En effet, depuis la fin des années 1960, l'Inalco se trouve éparpillé à travers la région parisienne. Alors que le centre originel, au 2 rue de Lille (VIIe arrondissement), continue d'abriter la majeure partie des équipes administratives, l'enseignement est éclaté sur neuf sites. Le département Asie se trouve sur le campus de l'université Dauphine, celui d'Arabe à Asnières ou encore celui des langues finno-ougriennes au centre Censier.

D'autres questions se posaient de façon de plus en plus insistante : la vétusté de certains bâtiments (notamment à Clichy) et l'insuffisance de la place à disposition sur les différents campus (en particulier à Dauphine où plus de 5.500 étudiants de Langues'O se rendent chaque semaine). De plus, les coûts de location pèsent lourd dans le budget de fonctionnement de l'institut : 600.000 euros en 2002 sur un total de 4,1 millions. Comme le souligne Eric Meyer, vice-président de l'Inalco chargé des locaux, “ l'installation de l'Inalco sur le site Tolbiac doit permettre à un institut héritier d'un long passé et porteur d'une identité forte d'obtenir des moyens à la mesure de ses besoins et de son potentiel ”.

A l'issue des travaux, qui doivent débuter en 2006 et se terminer pour la rentrée universitaire 2008, l'Institut disposera de 12.500 m2 dont une surface utile de 8. 691 m2. Seront regroupés sur un site unique enseignements pré-doctoraux, formation continue, administration et services. Les nouveaux locaux abriteront tous les espaces de cours, dont sept amphithéâtres de 150 à 300 places, la future BULAC (Bibliothèque universitaire des langues et civilisations du monde) et deux lieux de vie ouverts sur l'extérieur, une cafétéria et une librairie spécialisée. Le projet Inalco + Bulac, d'un coût global de plus de 70 millions d'euros, est financé pour un tiers par l'Etat et pour les deux tiers par la Région.

Vers un nouveau quartier latin

Le pôle Recherche de l'Inalco ne devrait lui s'installer sur la ZAC qu'à l'occasion du prochain contrat de plan Etat-Région (2007 - 2012). Même si “l'horizon Tolbiac ” est lointain, l'institut a décidé de caler son programme de développement scientifique sur cette perspective. D'ici fin 2005, l'Inalco a notamment prévu la création d'un centre de recherches sur les langues et cultures du monde, piloté en son sein et qui fera intervenir plusieurs autres établissements d'enseignement supérieur tels que l'Université Paris VII, l'EPHE (l'Ecole pratique des hautes études) ou l'EHESS (l'Ecole des hautes études en sciences sociales).

Le projet de réimplantation de l'Inalco s'inscrit aussi dans la volonté de la ville de Paris d'expansion et d'aménagement de la ZAC Paris Rive Gauche. Cette dernière a en effet connu un développement foudroyant en quelques années avec notamment la construction de la Bibliothèque Nationale de France, l'arrivée de plusieurs sièges d'entreprises (telles Accenture ou Altadis), du ministère de la Jeunesse et des Sports ou encore l'ouverture d'un multiplexe MK2.
Pour Eric Meyer, “l'implantation de l'Inalco sur la ZAC Tolbiac contribuera à la dynamique du nouveau Quartier Latin que ses promoteurs ont l'ambition de développer”. Le mot est lâché : c'est bien d'un second Quartier Latin que tous semblent rêver... L'Inalco viendra compléter un centre universitaire bientôt composé de l'Université pluridisciplinaire Paris VII - Denis Diderot, de l'Ecole d'architecture de Paris Val de Seine et de l'EPHE. Six cent logements étudiants doivent aussi être mis à disposition dans le nouveau quartier.

L'Inalco en quelques chiffres :

- 12.320 étudiants dont 526 en 3e cycle et 18% d'étudiants étrangers
- 325 enseignants dont 67 professeurs d'université
- budget 2004 : 4,6 millions d'euros

L'Inalco n'est ni une université, ni une école, mais un grand établissement, statut juridique fixé par la loi dont bénéficient également une dizaine d'autres institutions dont le Collège de France, le Conservatoire des Arts et Métiers et les deux Ecoles des Hautes Etudes (EPHE et EHESS).

NB :

(1) Comité stratégique pour les bibliothèques en Ile-de-France


Eric-Gilles Fridenson
22 Mai 2004





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