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Des étudiants dans les casernes




L'université de Paris Dauphine occupe l'ancien commandement militaire de l'OTAN
ll y a aujourd’hui 157 000 logements étudiants disponibles dans le parc du CROUS, ce qui est faible au regard des 2,3 millions d’étudiants français. Le plan Anciaux, qui a démarré en 2004, prévoit que le nombre de places disponibles doit augmenter de 5000 chaque année, mais seules 3300 nouvelles chambres ont été livrées à la rentrée 2008. Or l’une des difficultés majeures rencontrées par les acteurs chargés de mettre en œuvre ce plan est d’identifier du foncier disponible. En clair : il y a l’argent, mais pas de terrains à bâtir.

Il se trouve que le ministère de la Défense a engagé cette année une réforme qui va se traduire par le regroupement de bases et de régiments. Cette concentration des implantations militaires qui sera menée entre 2009 et 2014 libèrera nombre de bâtiments, dont certains en centre-ville. D’où l’idée de réaffecter ces lieux avec pour objectif la construction, d’ici à 2012, d’environ 6000 logements étudiants sur les terrains libérés.

Des étudiants dans les casernes
Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur, et Hervé Morin, le ministre de la Défense, ont donc signé « un protocole d’accord sur la transformation de bâtiments militaires en logements étudiants ».

« Un effort particulier sera porté sur la région d’Ile de France où l’urgence en matière de logements étudiants est la plus forte », a fait savoir le ministère de l’Enseignement supérieur. À Paris, trois sites ont d’ores et déjà été identifiés : la caserne Gley, dans le XVIIIème arrondissement, des logements du Val-de-Grâce (Vème arrondissement) et des bureaux localisés dans le XIIème arrondissement. Les autres villes concernées sont Bordeaux, Arras, Caen, La Rochelle, Limoges, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Reims, Toulouse, Valenciennes et Versailles.

Ce n’est pas la première fois que d’anciennes implantations militaires sont ainsi réaffectées à des lieux d’enseignement. L’exemple le plus connu est celui de l’université Dauphine qui occupe l’ancien siège de l’Otan, à Paris. Plus récemment, dans le cadre du plan Université 2000, l’université de Strasbourg a bénéficié de la reconversion d’anciennes subsistances militaires (lieu d’approvisionnement de l’armée) en un pôle de gestion et d’économie et a ainsi gagné près de 10 000 m2 en centre ville.

Christophe Angeli
07/09/2008



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Commentaires des lecteurs

1.Posté par Pierre Volle le 14/09/2008 21:51
Votre photo pourrait suggérer que Dauphine occupe une caserne. Comme le dit bien sa légende, Dauphine occupe le siège de l'ancien commandement militaire de l'OTAN, libéré par le retrait de la France... en 1966. Auparavant, cet immeuble n'abritait d'ailleurs pas autrechose que des bureaux.
Bien cordialement,
Pierre Volle
Directeur de la communication
http://www.dauphine.fr

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