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La CDEFI réagit au débat sur les 30% de boursiers 07/01/2010
La CDEFI (Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs) s’étonne dans un communiqué « du récent débat ouvert sur le taux de boursiers dans les grandes écoles ». Elle rappelle que ce taux avoisine déjà en moyenne les 26% pour les écoles d’ingénieurs. En outre, elle tient à saluer les efforts du gouvernement au cours des deux dernières années permettant d’accroitre le nombre de boursiers dans l’enseignement supérieur. De ce fait, l’objectif de 30% devrait être mécaniquement atteint dans les toutes prochaines années.
Cependant, cet organisme représentatif de certains établissements de l’enseignement supérieur (qui se distingue de la Conférences des Grandes Ecoles et de la Conférence des Présidents d’Université) considère que la question de l’ascension sociale « ne peut se résumer à la part de boursiers totalisée dans les effectifs de l’enseignement supérieur ». Au contraire, les écoles d’ingénieurs de la CDEFI estiment que c’est la question de l’attractivité des formations pour les classes populaires qui doit être posée. Elles soutiennent que l’ascension sociale passe par la diversification des voies de recrutements et par une meilleure information d’un public ciblé au moyen du désenclavement des territoires. Alors qu’en filigrane du débat actuel c’est le système des classes préparatoires aux grandes écoles qui est montré du doigt, la CDEFI rappelle que 45% seulement des effectifs d’élèves ingénieurs actuellement en formation sont issus de ce système. En effet, par souci d’améliorer la diversité sociale de leur recrutement, les écoles d’ingénieurs se sont appliquées au cours des 20 dernières années à créer de nouvelles voies de recrutement pour s’ouvrir à un public plus large. Ainsi, la majorité des élèves ingénieurs est aujourd’hui recrutée dans le cadre de cycles préparatoires intégrés (1/3 en moyenne) ou par l’intermédiaire de passerelles développées avec leurs universités via les UFR de sciences (7,2%) ou bien les IUT (11,5%). « Ces efforts permettent à nos écoles de disposer aujourd’hui d’un taux de boursiers similaire à celui observé dans les filières universitaires au même niveau d’étude », souligne la CDEFI.
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