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Financial Times : la CEMS chipe la première place à HEC !


Pour la première fois depuis la création du classement des masters en management du Financial Times voici cinq ans, HEC ne le domine pas. La CEMS –un consortium d’écoles dont fait cependant partie HEC– pointe en effet à la première place, devant, comme chaque année, une myriade de formations françaises. Cette année est également marquée par l’arrivée en force de quelques poids lourds internationaux à savoir HEC Montréal, l’université chinoise de Jiao Tong ou encore l’Imperial College Business School de Londres.



Le quotidien économique de la City a rendu publique la mouture 2009 de son Top 50 des meilleurs masters en management : la CEMS (1), une alliance internationale aujourd’hui composée de 28 institutions académiques, figure à la première place. «Le CEMS MIM : le premier master supranational désormais reconnu comme le meilleur sur le marché mondial », se vante l’organisation dans un communiqué. En réalité, le ranking est essentiellement européen, seules quatre écoles sur 50 classées n'étant pas basées sur le Vieux Continent. Et ce, même si deux nouveaux poids lourds internationaux font leur apparition cette année : HEC Montréal, 23e (ex-aequo avec Rouen Business School et le Ceram), et la Jiao Tong University, 37e.

Selon François Collin, directeur exécutif de la CEMS, cette réussite marque « l’arrivée à un stade de maturité et d’excellence qui était inscrit dans nos gènes. Ce résultat récompense aussi notre ouverture sur d’autres régions du monde avec des membres maintenant brésilien, mexicain, russe ou encore chinois ». La CEMS envisage désormais de monter un programme commun aux institutions qui la composent au niveau doctoral cette fois.

Un parfum d’amertume à HEC

Première des quatre éditions précédentes, HEC Paris pourrait apparaître comme la perdante de cette année 2009. D’autant que ce ranking est devenu une arme de communication massive pour l’établissement. L’école préfère souligner son implication au sein de la CEMS –l’établissement en est en effet un des co-fondateurs et seul membre Français–, et noter dans son communiqué une « double consécration (qui) prouve qu’HEC a su s’adapter aux défis du monde aujourd'hui et préparer ses étudiants aux évolutions de demain. »

Pour Bernard Ramanantsoa, directeur général de HEC Paris mais aussi chairman de la CEMS: « Il est sûr que nous aurions préféré rester premier, d’un autre côté, nous demeurons la première business school du classement. Quant aux élèves de la CEMS, ils sont tenus pour suivre cette formation de passer par l’un de nos établissements. Pas d’inquiétude donc »

ESC Clermont « Une vraie fierté ! »

Nombreux sont les établissements français à insister sur le niveau très élevé de cette production 2009, en raison d’une concurrence renouvelée. Classés respectivement 17 et 23e, le Groupe ESC Lille et le CERAM Business School (qui ont annoncé leur fusion) voient dans ce classement « une reconnaissance du travail de fond accompli depuis plusieurs années (qui) consacre nos stratégies communes d’excellence académique et professionnelle, résolument tournées vers l’international ». Même écho du côté de l’ESC Clermont. Classée pour la première fois l’an dernier 46e du classement, l’institution auvergnate maintient sa position cette année. Le directeur Andrès Atenza en est pleinement satisfait : « Nous maintenir de la sorte au milieu de concurrents chaque année plus forts est une vraie fierté pour nos équipes et nos élèves ».

De son côté, Patrice Houdayer, directeur général délégué d’EMLYON Business School, 6e du classement (+1 place), relativise l’importance de ce ranking : « nous sommes évalués de la sorte toutes les deux ou trois semaines sur nos différents programmes. Ces classements font partie du paysage. Nous y sommes cependant attentifs car ils contiennent des messages à prendre en compte. »

Des formations évaluées encore hétérogènes

Année après année, ce classement reste contesté sur un certain nombre de points, ne serait-ce que parce qu’il évalue des formations bien différentes les unes des autres. Ainsi cette fois encore le Master in international business de Grenoble Graduate School of Business (7e) cohabite-t-il aux côtés des programmes grande école de l’EM Lyon et de l’Edhec. De même pour l’Essec, 5e, qui présente le Msc Strategy and Management of International Business (SMIB) et non le programme « grande école » désigné, au sein de l’Essec, comme un junior MBA.
« Il y a effectivement une certaine hétérogénéité dans cet exercice », reconnaît Françoise Rey, directeur des programmes MBA et mastères spécialisés de l’Essec. « Il n’empêche que les programmes présentés mettent en valeur les caractéristiques essentielles de leur établissement. Ainsi le SMIB de l’Essec a-t-il été placé premier pour l’employabilité de ses diplômés. Lesquels se disent extrêmement satisfaits de leur formation. Ce master SMIB porte véritablement les couleurs de l’école »

Classement 2009 des masters en management des écoles françaises :

Rang 2009 Ecole Rang 2008, 2007, 2006 et 2005
2 HEC Paris 1ère en 2008, 1ère en 2007, 1ère en 2006, 1ère en 2005
3 ESCP 2ème en 2008 4ème, en 2007, 3ème en 2006, 2ème en 2005
5 Essec 6ème en 2008, 5ème en 2007, 6ème en 2006, 7ème en 2005
6 EM Lyon 7ème en 2008, 6ème en 2007, 5ème en 2006, 9ème en 2005
7 Grenoble EM 5ème en 2008, 7ème en 2007, 4ème en 2006, 8ème en 2005
11 Edhec 9ème en 2008, 12ème en 2007, 7ème en 2006, 12ème en 2005
13 Audencia 11ème en 2008, 8ème en 2007, 10ème en 2006, 16ème en 2005
17 ESC Lille 14ème en 2008, non classée en 2007, 23ème en 2006
18 ESC Toulouse 17ème en 2008, 24ème en 2007, 30ème en 2006
19 Reims MS 26ème en 2008, 24ème en 2007, 28 ème en 2006
20 ESC Rouen 20ème en 2008,13ème en 2007, 15ème en 2006
23 Ceram 29ème en 2008, non classée auparavant
26 Euromed 23ème en 2008, 22ème en 2007, non classée auparavant
32 BEM Bordeaux 31ème en 2008, non classée auparavant
41 ICN 29ème en 2008, 32ème en 2007, non classée auparavant
42 ESCEM 39ème en 2008, 39ème en 2007, non classée auparavant
46 ESC Clermont 46ème en 2008, non classée auparavant
NC IAE Aix-en-Provence 41ème en 2008, non classé auparavant


NC : non classé cette année, l'IAE d'Aix sort du palmarès
voir le palmarès complet sur le site du Financial Times

NB :

(1) CEMS signifiait « Community of European Management Schools » jusqu'en 2007. Mais elle s'est renommée « The Global Alliance in Management Education » depuis et ne décline donc plus son sigle.


Antoine Teillet
6 Octobre 2009

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Commentaires des lecteurs

1.Posté par Nonroy le 09/10/2009 22:00
Il est normal que la CEMS atteigne ce niveau de reconnaissance. Quand vous sélectionnez quelques-uns des meilleurs élèves trilingues d'HEC, de Bocconi, de LSE, de l'ESADE, etc., c'est à dire de la meilleure école dans chaque pays, et que vous montez pour eux un programme exceptionnel, il n'y a aucune surprise à les retrouver en tête.
Quand à HEC, non seulement elle est membre fondatrice de la Cems (avec Bocconi, Cologne et Esade), mais elle en est le leader en matière de flux d'étudiants et la première en terme de destination souhaitée par les étudiants de la Cems. Elle n'a donc pas lieu de s'inquiéter du succès de son enfant.

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