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Rouen Business School : une nouvelle identité pour aller de l’avant


L’ESC Rouen est devenue, vendredi 5 juin, Rouen Business School. Le groupe poursuit sa métamorphose stratégique qui vise à le positionner parmi les meilleures écoles de management européennes en 2012. Un objectif que cet établissement va tenter d’atteindre dans un contexte économique incertain.



L’ESC Rouen n’est plus, place à Rouen Business School. « Nous avons souhaité changer de nom pour donner une identité propre au groupe et pour avoir une meilleure lisibilité à l’international », explique Arnaud Langlois-Meurinne, le directeur général.
Pour l’établissement qui a, un temps, pensé à se renommer « Manageum », il est finalement apparu important de conserver le nom de Rouen dans la marque « pour capitaliser sur l’ancrage territorial ». Le logo, qui représente des voiles, symbolise cet attachement à la Normandie, mais témoigne également de la volonté de l’école d’être un acteur qui compte au-delà de nos frontières. L’idéal pour l’établissement aurait peut-être été de se renommer EM (pour Ecole de Management) Normandie, mais la marque avait déjà été déposée par les écoles de commerce du Havre et de Caen.

L’impact de la crise économique

À Rouen Business School, on veut croire qu’on a le vent en poupe et que le navire vogue sereinement vers ses objectifs : faire partie des meilleures business schools européennes d’ici 2012. Pourtant, le contexte économique ne va pas lui faciliter la tâche. Car, pour être à l’heure au rendez-vous, le groupe veut faire croître ses revenus rapidement. En janvier 2009, Rouen Business School a ainsi créé une structure commune de formation continue avec Reims Management School : Paris Executive Campus. Avec cette structure, les deux écoles tablent sur un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros la première année et de 8 millions d’euros en 2012. Ambitieux dans le contexte actuel, car la formation continue « est souvent une variable d’ajustement des entreprises en période de crise », comme le souligne Arnaud Langlois-Meurinne. Il se veut pourtant confiant : « notre association avec Reims Management School nous permet de faire jouer les économies d’échelle avec les professeurs, les locaux. Quant à nos formations, elles sont moins chères que celles de certaines écoles parisiennes, mais tout aussi performantes ».

Le budget de Rouen Business School s’élève actuellement à 28 millions d’euros et repose essentiellement sur les frais facturés aux étudiants. « La formation continue et les droits de scolarité représentent 80% du budget total », précise le directeur général du groupe. Le reste des ressources provient de la taxe d’apprentissage (10%), qui pourrait diminuer avec la crise, et de la chambre de commerce de Rouen (10%). L’établissement parie donc essentiellement sur un accroissement de ses recettes lié à celui de ses effectifs : Rouen Business School qui compte aujourd’hui 3000 étudiants, table sur 3800 en 2012.

Lancement d’une fondation

Rouen Business School souhaite par ailleurs créer une fondation et mettre en place des collectes de fonds, créer 4 chaires d’entreprise et développer son système de bourses. Elle travaille actuellement sur le sujet avec le cabinet Brakeley, spécialisé en Fundraising. Là encore, le contexte économique pourrait refroidir les ardeurs. « Nous prenons un peu plus de temps pour nous lancer que si nous n’étions pas en période de crise », admet Arnaud Langlois-Meurinne, « mais nous n’avons pas besoin du fundraising pour nos dépenses de fonctionnement : aujourd’hui, cela reste un bonus qui accélèrerait notre développement ». Et Rouen Business School a plutôt un bon contact avec les acteurs économiques. Le club des entreprises qui soutiennent l’école est passé cette année de 50 à 60 membres. « Avec un ticket d’entrée à 10 000 euros, nous sommes attractifs », estime le directeur.

Arnaud Langlois-Meurinne est confiant : « Il est trop tôt pour connaître l’impact de la crise. Nous restons vigilants, mais nous sommes plutôt en avance sur notre plan stratégique, donc un ralentissement ne serait pas dramatique ». Le budget doit théoriquement augmenter de 10% par an pour atteindre 38 millions d’euros en 2012.

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David Allais
14 Juin 2009

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Voir aussi : esc rouen, fondation


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