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Opération campus : les dessous de la sélection des projets
Sur 46 dossiers de candidature adressés au ministère, six projets de campus d'excellence ont été retenus par un comité ad hoc à l'issue du premier round : ceux portés au total par 19 universités et 17 écoles de Bordeaux, Grenoble, Lyon, Montpellier, Strasbourg et Toulouse. Ces campus, ainsi que les 4 autres qui seront choisis d’ici la mi-juillet, bénéficieront d’un financement exceptionnel pour améliorer leurs lieux de vie et d’enseignement. Ils recevront, chaque année, une partie des intérêts dégagés par le placement des 5 milliards d’euros promis par le gouvernement.
Université à Grenoble
« Des universités qui fonctionnent mieux avec l’autonomie, des étudiants qui réussissent mieux avec le plan réussir en licence et une opération campus pour 19 universités et 17 écoles ! », s’est félicitée Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en présentant les six premiers projets sélectionnés à la presse le 29 mai dernier.
Selon la ministre, l’opération campus a enclenché une dynamique d’alliances universitaires, dans le sillage des PRES (Pôles de recherche et d’enseignement supérieur) et fait tomber certaines barrières entre universités et grandes écoles. Parmi les 40 projets qui n’ont pas été retenus, ceux qui étaient de qualité ne seront pas oubliés, a-t-elle promis. Ainsi les dossiers qui ont reçu la mention spéciale du jury (Aix-Marseille, Lille, Nancy-Metz, Paris-Centre, Paris-Est, Paris-Aubervilliers et Saclay) et qui ne seraient pas sélectionnés au second tour (il ne reste que 4 places à pourvoir) devraient, quoi qu’il en soit, être accompagnés dans le cadre de futurs contrats de projets. Cette short-list est « une indication pour les collectivités territoriales et les entreprises. Le ministère aussi en tiendra compte par la suite ».
Une sélection équitable ?
« Nous avons laissé leur chance à toutes les universités », a assuré Valérie Pécresse qui a rappelé que les quatre grands critères de sélection étaient l’ambition pédagogique et scientifique du projet, l’urgence de la situation immobilière, le développement d’une vie de campus et le caractère structurant du projet pour le territoire.
« Ce sont les universités qui se sont le plus mobilisées qui ont été sélectionnées », a affirmé la ministre qui ne s’est pas privée de souligner que c’est l’inverse de ce qui se faisait auparavant quand le ministère désignait les universités à financer en toute opacité, notamment selon elle dans le cadre des plans « U2000 » (de 1990 à 1995) et « U3M » (2000 à 2006). Lesquels plans ont concerné en priorité « les villes moyennes et Paris ». Valérie Pécresse reconnaît toutefois une intervention concernant le projet de Saclay qui sera vraisemblablement choisi au second tour : « concernant Saclay, j’ai réuni tous les acteurs autour d’une table pour les prévenir que sans projet coopératif il y aurait des acteurs lésés ». Pas sûr que les projets de Valenciennes ou du Havre aient eux aussi bénéficié d’un tel coup de pouce de la ministre !
Les régions et le désert parisien
Officiellement, les dossiers qui n’ont pas été retenus étaient ceux qui ne répondaient pas aux « critères de sélection de l’Opération campus ». Ainsi le projet « UEB C@mpus » présenté par le PRES université européenne de Bretagne était tout simplement hors sujet : « je le trouve très beau, mais c’était vraiment un projet très atypique », a fort diplomatiquement commenté la ministre.
Pour le reste, un rapide coup d’œil à la carte des projets sélectionnés permet de comprendre que les dossiers présentés par des établissements isolés dans de petites villes n’avaient pratiquement aucune chance. Quant aux projets campus de la région parisienne, ils seront très certainement désignés au second tour (1). S’ils ne l’ont pas été immédiatement c’est que les dossiers présentés ont déçu. La situation immobilière est complexe (il y a plus de 130 sites avec 4 statuts fonciers distincts) et les alliances entre établissements se sont faites sans concertation. Le ministère, qui entend désormais lancer une mission d’audit sur l’ensemble de l’immobilier parisien, aurait souhaité plus d’ententes entre les uns et les autres pour mutualiser les équipements sportifs et culturels, notamment.
La ministre a insisté sur le fait qu’elle souhaitait une réflexion globale, en lien avec la mairie de Paris. « Il faut réussir à faire, à l’intérieur de Paris, un vrai campus universitaire », a souligné Valérie Pécresse qui a par ailleurs précisé que 1,3 milliard d’euros avait déjà été investi dans les universités parisiennes depuis 1997 et qu’il y avait encore 1 milliard de prévu. « Il y a aussi eu un campus entièrement rénové, celui de Jussieu, et un nouveau campus créé, à Tolbiac », a-t-elle rappelé.
Un fonds placé de 5 milliards d’euros qui ne sera pas consommé
« A terme, il y aura bien 5 milliards pour rendre les campus plus attractifs, c’est toujours le montant sur lequel j’ai communiqué », a assuré Valérie Pécresse. Le gouvernement entend financer ce plan avec la cession des parts de l’Etat dans EDF, mais jusqu’à maintenant il n’a retiré que 3,7 milliards en vendant 2,5% du capital de l’électricien. Il n'a donc pas encore la totalité de la somme en caisse. « En réalité, on peut estimer que l’on a déjà 4 milliards, si l’on considère le montant du placement dans cinq ans », a estimé Valérie Pécresse.
En effet, les montants investis par l’Etat – le fonds de dotation – ne seront pas consommés. C’est le produit de ce placement qui sera versé aux dix universités gagnantes pendant 25 ans. On peut estimer qu’une telle somme devrait générer entre 150 millions et 200 millions d’euros par an (3 à 4% du montant total du placement). Ce mode de financement n’est pas sans rappeler celui des universités américaines qui investissent l’argent collecté auprès des donateurs et qui ne consomment que les intérêts de ces placements. « Dans 25 ans, quand tous les campus seront rénovés, on aura toujours l’argent pour en construire d’autres », a souligné la ministre. Déduction faite de l’inflation.
NB :
(1) « Concernant la cité des humanités et des sciences sociales d'Aubervilliers, le projet a ses chances, mais les partenaires doivent améliorer leur copie et notamment préciser quelle est la nature du partenariat avec le CNRS, préciser également si tout ou partie de l’Ecole d’Economie de Paris doit y aller », a fait savoir Valérie Pécresse.
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