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Les grandes �coles de management r�clament des soutiensLe chapitre des grandes �coles de management (1) vient de publier son livre blanc. Il y dresse un bilan de la transformation des �coles depuis dix ans et �tablit 25 propositions pour un d�veloppement serein et continu dans les ann�es � venir. Alors que les d�bats sur les n�cessaires �volutions de l'enseignement sup�rieur fran�ais sont loin d'�tre tranch�s, les �coles de management rappellent qu'elles sont un p�le d'excellence et qu'elles auront besoin de soutien pour le rester.
« Au cours de la dernière décennie, les écoles de management françaises se sont remarquablement adaptées aux nouvelles exigences de l'enseignement supérieur », affirme François Duvergé, président du chapitre. Le dernier classement des masters de management européens du Financial Times, qui place sept masters des écoles françaises dans les dix premiers, vient à point nommé pour étayer cette assertion déclinée tout au long du livre blanc du chapitre des écoles de management. Elles ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin. Pour poursuivre leur évolution dans le meilleur contexte possible, le livre blanc décline 25 propositions.
Les écoles de management sont une filière sélective, tournée vers le monde de l'entreprise et l'international. Tout en s'intégrant dans le système LMD, elles entendent maintenir le modèle des classes préparatoires et souhaitent qu'il devienne plus attractif et plus diversifié, notamment au niveau social. Pour cela, les écoles proposent :
Accentuer l'internationalisation
Les dix dernières années ont été le théâtre d'un développement international fort des écoles de commerce. Conçues au départ comme purement hexagonales, limitées en taille, elles ont néanmoins mis en place de multiples partenariats à travers le monde et attirent de nombreux étudiants étrangers. Ils représentent aujourd'hui environ un quart des effectifs. Les professeurs étrangers sont quant à eux 483 à exercer de manière permanente et 809 de manière ponctuelle. En 2003-2004, 5125 étudiants français des 29 écoles de management du chapitre de la CGE sont partis accomplir une partie de leurs études à l'étranger et 4185 y ont effectué un stage (sur un total de 59 227 élèves, dont 39 684 pour le seul programme «grande école»). Pour poursuivre le mouvement et le renforcer, les écoles proposent :
Faciliter le d�veloppement de la recherche
Le domaine de la recherche est souvent perçu comme le talon d'Achille des écoles de management françaises qui, détachées de l'université, ne prennent pas part aux écoles doctorales. Afin de pallier ce problème, elles ont accompli des efforts en termes de financements et de recrutement. Environ 8,6% de leur budget total est consacré à ce domaine. 61% des professeurs des écoles de management ont un titre de docteur et 16,3% disposent d'une Habilitation à diriger la recherche. A défaut de développer des doctorats, un certain nombre d'écoles négocient avec leurs partenaires étrangers la mise en place de Phd. « C'est plus facile avec l'étranger qu'en France, c'est un sacré paradoxe ! », souligne François Duvergé. Pour remédier à cet état de fait, le livre blanc propose :
Appel � des mesures fiscales
Etudiants � Audencia Nantes
Nouvelles technologies, corps professoral international et de haut niveau, diversification des programmes, renforcement à l'international, tout cela a un coût : entre 10 000 et 11 000 euros par an et par élève, contre des frais de scolarité de 7 000 euros par an en moyenne au sein des écoles de commerce. Lesquelles perdent donc de l'argent pour chaque étudiant formé, du moins en ce qui concerne les programmes dits « grande école » de niveau master. Selon François Duvergé, les modes de financements actuels atteignent leurs limites: « Notre modèle économique n'est pas stable, les ressources d'origine publique stagnent. Nous avons besoin de nouveaux financements pour continuer notre développement ». Pour rester performants, il faudra trouver des solutions. Réduire le nombre d'écoles ? Non, elles sont complémentaires et le chapitre des écoles de management, association d'écoles, n'a pas vocation à dire que certains de ses membres sont de trop. Les 29 grandes écoles de management ont donc formulé, dans leur livre blanc, un ensemble de propositions pour améliorer les financements, notamment au niveau fiscal :
Les écoles de management estiment qu'elles ont assumé avec succès un ensemble de mutations exigeantes et contraignantes. A ce titre, elles revendiquent avoir rempli leur part du contrat dans le développement d'un enseignement supérieur français de haut niveau. A travers leurs propositions, qui sont pour l'essentiel adressées aux pouvoirs publics, elles demandent qu'on reconnaisse leurs efforts et réclament un soutien pour leurs évolutions futures. Le panorama actuel de l'enseignement supérieur français exige de fortes restructurations, tant au niveau des financements que de la structure d'ensemble ou des synergies. Les réponses des pouvoirs publics aux propositions du chapitre des écoles de management risquent malheureusement d'être différées aux lendemains de l'élection présidentielle. En attendant, les écoles de management pourront continuer à réfléchir à leur dialogue nécessaire avec l'université et réciproquement. NB :
(1) La Conférence des grandes écoles est une association, régie par la loi de 1901, créée en 1973. En son sein, le chapitre des écoles de management regroupe 32 écoles de formation à la gestion et au management (communément appelées écoles de commerce).
Crédit 2ème photo : F.Sénard - © AUDENCIA NANTES. 01/10/2006
David Allais
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