Gagner en visibilité avec une bannière commune : l’exemple d’IngéFrance


Elles sont quatre écoles d’ingénieurs généralistes et post-bac et ont décidé de former un nouveau réseau : IngéFrance. HEI de Lille, Esigelec de Rouen, l’EPF de Sceaux et l’Eigsi de La Rochelle vont regrouper leurs forces dans plusieurs domaines, pour peser davantage, sans pour le moment envisager de fusion.



Le campus qui accueille HEI à Lille
Le campus qui accueille HEI à Lille
Les quatre écoles d’ingénieurs à l’origine d’IngéFrance vont mutualiser certains de leurs moyens : en termes d’offre pédagogique, dans le domaine de la recherche, dans leur actions de promotion et à l’international.
Les élèves de l’une ou l’autre de ces écoles pourront, par exemple, poursuivre leur scolarité, notamment au moment où ils se spécialisent, dans une autre école du réseau. Les domaines de spécialisation de ces différentes écoles étant plus ou moins complémentaires, les élèves bénéficieront d’un plus grand choix d’options. Par ailleurs, en matière de recherche, les quatre établissements vont essayer de répondre à des appels d’offre en commun. A l’international, l’Esigelec, l’EPF, HEI et l’Eigsi vont procéder à des campagnes de recrutement et de promotion commune. Ils pourraient notamment mettre en place des cycles préparatoires conjoints à l’étranger, ce que fait déjà l’Esigelec à ce jour en Afrique notamment. Enfin, les quatre partenaires comptent assurer une partie de leur communication ensemble et faire la promotion de leur formation d’ingénieurs auprès des lycéens.

Ensemble, les quatre écoles regrouperont environ 4400 élèves, pour 254 professeurs. Ce qui est relativement significatif dans l’univers des écoles d’ingénieurs où prédominent les petits établissements. Dans l’esprit de ses initiateurs, le réseau IngéFrance est, en outre, appelé à grandir. Il pourrait ainsi accueillir jusqu’à 10 établissements. Il est ouvert à des écoles privées, généralistes et post-bac qui partagent les mêmes valeurs, ainsi qu’à des établissements étrangers.

A terme, IngéFrance pourrait étendre ses prérogatives au recrutement d’élèves en commun sur le sol national. Mais le réseau n’a visiblement pas pour ambition de conduire les établissements qui le composent à une véritable intégration, voire à une fusion. En effet, le nouveau réseau ne se veut pas exclusif (1) et l’éparpillement des écoles sur le territoire (Rouen, Lille, La Rochelle et Sceaux) rendrait difficile une telle perspective. En outre, les écoles se réservent la possibilité de quitter le réseau, à condition de respecter un délai d’un an.

NB :

(1) HEI appartient déjà au réseau Fesic, l’EPF et l’Eigsi sont membres de l’UGEI (Union des Grandes Ecoles Indépendantes) et l’Esigelec a un statut consulaire.

15/02/2007
P-A.P
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Voir aussi : epf, esigelec, fesic, hei, ingéfrance
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