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L'université de Cergy-Pontoise: 20 000 étudiants, un PRES, une identité qui s'affirme


Thierry Coulhon est à la tête d'une de ces universités dites "nouvelles", créées en 1991 pour désengorger les universités parisiennes. Elle est elle-même devenue importante avec 20.000 étudiants, l'intégration d'un pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) et des liens avec les entreprises de son bassin. L'université gagnerait à ce que ses étudiants et ex-étudiants développent un plus fort sentiment d'appartenance, selon son président.



Université de Cergy-Pontoise, en région parisienne
Avec l’intégration de l’IUFM, l’université de Cergy-Pontoise va désormais atteindre 20 000 étudiants, le PRES en regroupe 30 000. Est-ce une taille suffisante ?
Thierry Coulhon : Je voudrais être sûr que tous les étudiants de notre bassin de recrutement qui ont vocation à bénéficier d’une formation à l’université de Cergy-Pontoise y viennent et qu’ensuite on les prenne en charge jusqu’à leur insertion professionnelle. Voilà ce qui me préoccupe. Mais il n’y a pas d’objectifs quantitatifs précis. Aujourd’hui notre taille me paraît satisfaisante, nos objectifs sont de l'ordre de la qualité. Il ne faut pas penser l’autonomie ou les PRES en terme quantitatifs. Il n’y a pas que les universités de grande taille qui peuvent briller dans le classement de Shanghai. Caltech ou Cambridge sont beaucoup plus petits que La Sapienza, et beaucoup plus reconnues.

Le PRES de Cergy-Pontoise n’a pas été labellisé en tant que tel, car vous avez choisi un statut associatif.
Dans la loi pour la recherche, la formule juridique était libre et la labellisation n’était pas liée au choix d’un statut plutôt qu’un autre. Ce qui nous a intéressés à Cergy-Pontoise, avec l’Essec notamment, ce n’est pas de commencer à travailler ensemble, mais de continuer à travailler ensemble selon la formule qui nous convenait le mieux. Et cette formule, c’était l’association. Mais la DGES (Direction générale de l'enseignement supérieur, Ndlr) a souhaité plutôt valider des EPCS (Etablissements Publics de Coopération Scientifique, Ndlr) essentiellement parce qu’elle ne voulait pas envoyer un signal comme quoi une cohésion faible pouvait être labellisée. Nous avons donc deux options : soit faire évoluer notre statut, soit convaincre la DGES de l’intensité de notre partenariat.

Quels sont les liens qu’entretient l’université de Cergy-Pontoise avec les entreprises ?

Il existe des relations très intenses avec les entreprises au niveau de chaque diplôme, filière, par l’apprentissage, les stages…mais il faut que toutes ces relations soient agrégées et que l’on entretienne des relations avec des grands groupes au niveau de l’université. Notamment parce que je souhaite que des grands groupes puissent financer des chaires du futur Institut d’Etudes Avancées (un institut destiné à accueillir des chercheurs étrangers, Ndlr). Globalement, si l’on en croit les indicateurs statistiques, nous avons de bons résultats en matière d’insertion. L’université de Cergy-Pontoise, tout comme celle de Marne-la-Vallée, est née avec le souci de l’insertion professionnelle.

Est-ce difficile de bâtir une marque universitaire en région parisienne, face notamment à Dauphine ou à la Sorbonne ?
Il est nécessaire d’avoir une identité. Et la communauté universitaire de Cergy-Pontoise est attachée à cet établissement. Les gens qui sont venus ici étaient intéressés par notre projet. Cette identité est désormais forte chez les enseignants-chercheurs, mais j’aimerais que les étudiants et les anciens étudiants s’identifient davantage. Je souhaite que ceux qui ont bien réussi se souviennent de l’université de Cergy-Pontoise et qu’ils le disent.


Propos recueillis par Pierre-Alban Pillet
03 Juillet 2007





Tags : iufm, pres

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