Avec l’intégration de l’IUFM, l’université de Cergy-Pontoise va désormais atteindre 20 000 étudiants, le PRES en regroupe 30 000. Est-ce une taille suffisante ?
Thierry Coulhon : Je voudrais être sûr que tous les étudiants de notre bassin de recrutement qui ont vocation à bénéficier d’une formation à l’université de Cergy-Pontoise y viennent et qu’ensuite on les prenne en charge jusqu’à leur insertion professionnelle. Voilà ce qui me préoccupe. Mais il n’y a pas d’objectifs quantitatifs précis. Aujourd’hui notre taille me paraît satisfaisante, nos objectifs sont de l'ordre de la qualité. Il ne faut pas penser l’autonomie ou les PRES en terme quantitatifs. Il n’y a pas que les universités de grande taille qui peuvent briller dans le classement de Shanghai. Caltech ou Cambridge sont beaucoup plus petits que La Sapienza, et beaucoup plus reconnues.
Le PRES de Cergy-Pontoise n’a pas été labellisé en tant que tel, car vous avez choisi un statut associatif.
Dans la loi pour la recherche, la formule juridique était libre et la labellisation n’était pas liée au choix d’un statut plutôt qu’un autre. Ce qui nous a intéressés à Cergy-Pontoise, avec l’Essec notamment, ce n’est pas de commencer à travailler ensemble, mais de continuer à travailler ensemble selon la formule qui nous convenait le mieux. Et cette formule, c’était l’association. Mais la DGES (Direction générale de l'enseignement supérieur, Ndlr) a souhaité plutôt valider des EPCS (Etablissements Publics de Coopération Scientifique, Ndlr) essentiellement parce qu’elle ne voulait pas envoyer un signal comme quoi une cohésion faible pouvait être labellisée. Nous avons donc deux options : soit faire évoluer notre statut, soit convaincre la DGES de l’intensité de notre partenariat.