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Elections municipales: l'enseignement supérieur n'est pas oublié
Bâtiments universitaires, vie étudiante, culture, logements, jumelages, accueil des étudiants et professeurs étrangers: les villes peuvent agir en faveur de l'enseignement supérieur, et le font de plus en plus. Si bien que cette thématique a pris une large place dans les programmes des candidats aux élections municipales, du moins dans les grandes agglomérations. Au premier rang desquelles Paris, fréquentée par plus de 300 000 étudiants inscrits dans près de 300 établissements dont huit universités. Jean-Yves Mérindol, ancien président de l'Université Louis Pasteur de Strasbourg, actuel conseiller auprès de Bertrand Delanoë, chargé de l'éducation, de l'université, de la recherche et des technologies nouvelles explique le rôle des villes dans un entretien avec l'Observatoire Boivigny.
Comment les municipalités peuvent-elles intervenir dans le champ de l'enseignement supérieur ?
Les communes n'ont pas de compétences directes sur l'enseignement supérieur, qui relève de l'Etat, supposé tout financer. Dans les faits, les choses sont très différentes. L'intervention des villes remonte au XIXe siècle: Paris, Bordeaux, Lille, entre autres, construisent des bâtiments universitaires, en en partageant le financement avec l'Etat. Ce n'est qu'en 1990 qu'est relancée la participation des collectivités, par Lionel Jospin (alors ministre de l'Education nationale, ndlr) avec le plan Université 2000 de modernisation des universités. L'Etat a su alors convaincre les collectivités de mettre la main à la poche, avec en contrepartie l'assurance d'une attractivité accrue. Il y a eu une volonté commune d'aller de l'avant du fait du retard pris dans le financement de l'enseignement supérieur. Souvent ce sont les régions qui ont pris la tête de ce mouvement, et donc des montants investis.
Et à Paris ?
Universités Paris I et Paris II, place du Panthéon
La situation y est particulière: depuis huit ans nous avons une délégation de compétence pour le logement, y compris le logement étudiant, et nous avons des compétences importantes dans le développement économique et la culture, qui s'accompagnent d'un engagement financier conséquent. La ville s'est impliquée dans la rénovation des bâtiments et les logements étudiants depuis 2000, dans le cadre du contrat de plan Etat-Région 2000-2006. De son côté, l'Etat a dû consacrer ses financements à l'aménagement de la ZAC Paris Rive Gauche et au désamiantage de Jussieu. En moyenne, la ville a consacré 80 millions d'euros par an à l'enseignement supérieur, essentiellement à l'immobilier. Il faut savoir que Paris possède des bâtiments historiques comme ceux de La Sorbonne, des universités Paris I et II place du Panthéon, de Paris V et VI rue de l’École-de-Médecine... Nous finançons aussi six écoles post-bac (1), des projets de recherche, des espaces numériques de travail. Dans son programme, Bertrand Delanoë s'engage à investir un milliard d'euros sur la prochaine mandature dans l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation.
Quel intérêt trouve une ville à investir dans l'enseignement supérieur ?
Une ville comme Paris est dans la compétition mondiale des grandes métropoles. L'enseignement supérieur est un élément très important de cette compétition. Il faut aussi tenir compte des réalités: on ne va pas installer des usines dans Paris, donc son développement économique passe par un développement intellectuel, dans les secteurs où il y a des besoins en créativité et en innovation.
C'est le même schéma pour les grandes agglomérations françaises, à une échelle toutefois différente. Car il n'y a nulle part ailleurs qu'à Paris la même concentration d'établissements. Il existe cependant de fortes marges de progression dans la capitale, du fait du retard pris dans les années 1990, alors que pour des raisons politiques ni la ville ni la région n'ont voulu investir. Il y règnait une forme de mépris envers les universités, du fait d'une mauvaise digestion de mai 1968. Ce n'est qu'à partir de 2000 que collectivement, à droite comme à gauche, il y a eu un élan en faveur de l'enseignement supérieur. Le maire a d'ailleurs depuis 2001 trois adjointes élues qui lui sont dédiées (2).
Est-ce que les villes pourraient obtenir des compétences en la matière ?
La loi Pécresse (relative aux libertés et responsabilités des universités d'août 2007) a tenté de répondre à une partie des questions posées depuis 10 à 20 ans: sur la gouvernance des universités, leur rapport à la recherche... Mais la loi n'aborde pas la montée en puissance des collectivités locales. L'organisation des compétences pourrait être amenée à évoluer d'ici quelques années. Les universités ont besoin de rester autonomes, il n'est donc pas question d'une tutelle. L'Etat, qui paye le personnel, restera le plus gros financeur. Il y a un point sur lequel il paraît assez simple de travailler: la vie étudiante (logement, restauration...), pour laquelle beaucoup de collectivités ont joué un rôle déterminant depuis le milieu des années 1990.
NB :
(1) La ville gère des écoles d'ingénieurs (École supérieure de physique et de chimie industrielles, École des ingénieurs de la Ville de Paris) et d’arts appliqués (écoles Boulle, Estienne, Duperré, EPSAA).
(2) Danièle Auffray, adjointe chargée des nouvelles technologies et de la recherche, Danièle Pourtaud, adjointe chargée des universités, et Sandrine Mazetier, adjointe chargée de la vie étudiante.
Propos recueillis par Alison Cartier
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