Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, et Hervé Morin, le ministre de la Défense, ont donc signé « un protocole d'accord sur la transformation de bâtiments militaires en logements étudiants ».
« Un effort particulier sera porté sur la région d'Ile de France où l'urgence en matière de logements étudiants est la plus forte », a fait savoir le ministère de l'Enseignement supérieur. À Paris, trois sites ont d'ores et déjà été identifiés : la caserne Gley, dans le XVIIIème arrondissement, des logements du Val-de-Grâce (Vème arrondissement) et des bureaux localisés dans le XIIème arrondissement. Les autres villes concernées sont Bordeaux, Arras, Caen, La Rochelle, Limoges, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Reims, Toulouse, Valenciennes et Versailles.
Ce n'est pas la première fois que d'anciennes implantations militaires sont ainsi réaffectées à des lieux d'enseignement. L'exemple le plus connu est celui de l'université Dauphine qui occupe l'ancien siège de l'Otan, à Paris. Plus récemment, dans le cadre du plan Université 2000, l'université de Strasbourg a bénéficié de la reconversion d'anciennes subsistances militaires (lieu d'approvisionnement de l'armée) en un pôle de gestion et d'économie et a ainsi gagné près de 10 000 m2 en centre ville.