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Quels seront les dix campus d'excellence retenus ?


� L'op�ration campus � lanc�e par Val�rie P�cresse, la ministre de l'Enseignement sup�rieur, c'est 5 milliards d'euros pour l'immobilier universitaire de dix campus d'excellence qui vont b�n�ficier de moyens accrus pour une visibilit� internationale.



Le financement couvrira non seulement l'investissement immobilier, « mais aussi la maintenance, qui est trop souvent négligée par les propriétaires publics », assure le ministère, en ajoutant : « cela permettra de s'assurer que les constructions financées par l'opération Campus seront encore en bon état d'utilisation vingt-cinq ans après leur mise en service ». A voir ! Les universités ont jusqu'au 30 avril à 18 heures pour être candidates. Les projets sélectionnés ne seront connus que fin mai, mais en s'appuyant sur un faisceau d'indices, on peut chercher à deviner quels vont être les dix prochains campus d'excellence.

Quels sont les indices en question ? Tout d'abord ceux communiqués par le ministère plus ou moins volontairement. Le but de l'opération est de « promouvoir l'enseignement supérieur français à l'international » et « d'accompagner les projets de rapprochement et les fusions d'universités ». On peut donc en déduire qu'une université isolée dans une ville moyenne n'a aucune chance d'emporter la mise. A l'inverse, un PRES (1) implanté dans une grande ville universitaire part avec une longueur d'avance.

On peut aussi imaginer que dans un souci politique, les dix campus d'excellence se répartissent presque équitablement sur le territoire, Ile-de-France mise à part. On peut donc miser sur un gagnant par grande région.

Enfin, étant donné la composition du jury de sélection qui, sur huit membres, comprend quatre scientifiques (dont un physicien, une astrophysicienne, le président de Caltech - Institut californien de technologie - et un chercheur de l'Inserm), deux économistes, et un manager diplômé de Harvard, on se doute que les universités scientifiques ont plus de chances d'être retenues que les universités de sciences humaines (même si tout projet se doit d'être pluridisciplinaire).

Tout n'est cependant pas joué d'avance, d'autant qu'il reste une grande inconnue : la capacité des campus au plus fort potentiel à se mobiliser. En la matière, on connaît la capacité d'inertie des équipes universitaires, même quand il y a plusieurs millions d'euros à la clé.

Pour notre part, nous parions sur les projets suivants :

3 campus pour Paris et sa r�gion

En région parisienne, il y aura certainement un campus d'excellence choisi autour du plateau de Saclay, de Palaiseau et avec des membres de Paris Tech et du PRES Universud Paris. En outre, le Campus nord parisien, avec le projet de site de l'université Panthéon-Sorbonne dans le 18ème arrondissement et la cité des humanités et des sciences sociales d'Aubervilliers, avec notamment l'EHESS, donnée en exemple par Valérie Pécresse, a de bonnes chances d'être retenu. Enfin, le PRES Paris-Est, du côté de Marne-la-Vallée, a des atouts certains avec ses acteurs de poids, telles que l'université de Marne-la-Vallée ou l'école des Ponts.

7 campus dans les grandes m�tropoles r�gionales

Il paraît peu probable qu'une ville de la taille de Lyon ne bénéficie pas d'un campus d'excellence. « L'ensemble des établissements publics d'enseignement supérieur de Lyon a décidé de faire une réponse unique à l'opération campus », a expliqué Jean-Michel Jolion, le délégué général du PRES « Université de Lyon » à l'agence de presse AEF. Dans sa candidature, le PRES présente son projet de réaménagement des différents sites installés en centre-ville et en périphérie. Le projet a reçu l'appui technique du Grand Lyon et le soutien de la Région Rhône-Alpes.

Le PRES Université de Bordeaux a aussi déposé un dossier. Quant à la candidature du campus de Grenoble, c'est un projet porté par les quatre universités grenobloises et l'Institut d'Etudes Politiques de Grenoble.

Dans le Sud-Ouest, nous parions sur les projets de Montpellier et Toulouse. Le PRES Universités de Toulouse, avec la notoriété de son école d'économie et son Aerospace Valley, dispose de sérieux avantages. De son côté, le projet de campus montpelliérain est porté par les trois universités et les établissements d'enseignement supérieur de la ville (Montpellier SupAgro et l'Ecole de Chimie de Montpellier). Le CROUS, les collectivités locales et la Caisse des Dépôts et Consignations sont également impliqués. L'opération est soutenue par le rectorat de l'académie de Montpellier, la préfecture de région et la délégation régionale à la recherche et la technologie. L'association Agropolis International a été mandatée par les porteurs du projet en tant qu'opérateur technique pour mettre en place l'ingénierie nécessaire. De plus, les politiques se mobilisent. Selon Le Midi Libre, le député UMP Jacques Domergue l'a assuré en conseil municipal : « Je ferai tout le lobbying en mon pouvoir pour que Montpellier soit éligible ».

Dans l'Est de la France, Strasbourg a toutes les cartes en main. L'Université de Strasbourg devrait emporter un financement de l'opération campus, son projet de fusion des trois universités, ses liens avec les universités allemandes et suisses au sein de la Confédération des Universités du Rhin Supérieur (EUCOR), ainsi que la bonne place obtenue par l'université Louis Pasteur dans le classement de Shanghai sont autant d'atouts pour que ce campus soit retenu.

Enfin, nous misons sur le campus d'Aix-Marseille, en raison de sa taille, et du projet de fusion des trois universités marseillaises.

NB :

(1) Les pôles de recherche et d'enseignement supérieur sont des super-structures qui regroupent différents établissements d'enseignement supérieur.


Christophe Angeli
27 Avril 2008



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Commentaires des lecteurs

1. Post� par Riveri le 23/05/2008 13:16


L'université de Nice-Sophia Antipolis devrait aussi être nominée. Sa fac de sciences est très réputée et cette université à été un élément moteur dans la création du PRES euro-méditerranéen avec les universités de Genes, Turin, Toulon, Corse et Paris VI Pierre et Marie Curie.
De plus sa nomination pourrait lui permettre d'avancer dans son projet de développement en termes d'effectifs et d'attractivité. C'est une université avec un énorme potentiel, un cadre idyllique, mais qui a besoin de fonds.

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