A HEC, on reste positif. « Il faut dire bravo à l’ESCP Europe, admet Bernard Ramanantsoa, directeur général de l’institution. De notre côté, nous tirons de ce classement des satisfactions et des voies de progrès. » Parmi les bons points, une rémunération des diplômés après trois ans où l’école fait bien mieux que l’ESCP Europe et la CEMS, avec 75 229 $ de salaire annuel, même si les 84 918 $ de WHU et les 92 693 $ d’Ahmedabad impressionnent encore plus.
« Le fait que nous ayons très sensiblement augmenté nos frais de scolarité nous handicape considérablement, reprend Bernard Ramanantsoa. Sur les autres critères en revanche, nous sommes très souvent parmi les leaders. » Et le directeur de noter ensuite quelques surprises comme « certains taux de placement « époustouflants » en ces temps de crise. Nous laissons à chacun le soin de regarder en détail les données des écoles. » Ainsi l’ESCP Europe, la CEMS et Saint-Gall annoncent-ils des recrutements à trois mois de respectivement 97, 99 et 96 % là où HEC se contente de 81 %. « N'oublions pas qu'il existe de nombreux classements, en France et à l'international, conclut Bernard Ramanantsoa. Le dernier en date, publié par The Economist, place HEC dans le top 10 mondial des MBA, devant des institutions aussi prestigieuses que le MIT, London Business School, Insead ou Yale. »
5e du classement, l’EM Lyon gagne pour sa part une place sur l’an dernier. Que du bonus pour Patrice Houdayer, directeur général délégué en charge des programmes masters lequel se réjouit d’une « stabilité au milieu de masters pré-expérience présents à travers le monde entier. Nos étudiants auront ainsi plus de facilités à faire valoir leurs mérites de par le monde. »