Hors programme immobilier, l’année 2004 sera marquée par le passage à 5 ans du Cesem, qui délivrera désormais un master in international business, et du programme TEMA, qui devient un master en technologie et management. Il s'agit de s’adapter à la réforme LMD. Le groupe disposera désormais de deux écoles délivrant un diplôme à Bac+5 (le programme grande école et le Cesem).
Comme dans les autres grands établissements du supérieur, les priorités 2004 (
voir article sont l’international, l’accroissement du corps professoral (c’est-à-dire le recrutement de docteurs si possible bilingues et étrangers) et la mise en valeur des résultats de la recherche. Avec 70% de non-Français au sein de son programme MBA (pour 88 participants au total au sein du MBA à plein temps et 16 pour le MBA en temps partagé), RMS se classe en bonne position. Pour atteindre ce résultat, le groupe envoie 4 à 5 recruteurs sillonner l’Europe et les autres continents. L'école s’appuie également sur l’association des anciens qui sert de relais à l’international (notamment pour les actions de communication). Le programme grande école du groupe ne compte en revanche que 10 à 15% d’étudiants internationaux (étudiants régulièrement inscrits), soit un résultat inférieur à celui des établissements concurrents.
Côté financement des activités de recherche, RMS poursuit son travail de relations publiques avec un réseau de partenaires locaux et nationaux. « Mais lancer une nouvelle chaire prend du temps », reconnaît-on à RMS. Rien ne semble indiquer que le groupe en créera une en 2004, même s’il poursuit ses efforts sur ce terrain et garde au cœur de sa mission le développement de la recherche en management.
Par ailleurs, le groupe n’envisage pas de lancer de programme doctoral en 2004: « ces programmes coûtent cher, notamment pour une école de notre taille », reconnaît Nathalie Sarrouy. Les ESC de Rennes (budget de 9 ME) et de Grenoble (budget de 22 ME) n’ont pourtant pas attendu. Quant à l’Edhec (budget de 30 ME), elle devrait prochainement annoncer la création d’un tel programme (en partenariat avec l’université de Toulon-Var).
Reims Management School dispose d’atouts significatifs pour s’imposer au niveau national et même au niveau européen. Reste probablement un point à retravailler: son nom, notamment pour la communication auprès des francophones.