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16% des étudiants après une 1ère année à l'université changent de voie




L'université a du mal à fidéliser, si l'on en croit une des dernières études publiées par le ministère de l'Education nationale sur le devenir des bacheliers. Après un an à l’université, 16% des étudiants optent en effet pour un autre type de cursus: 7,3% se réorientent vers les STS (sections de techniciens supérieurs), 2,4% en IUT (instituts universitaires de technologie), 4% dans des écoles d'infirmières, de santé, paramédicales ou sociales. Ces jeunes qui débutent une nouvelle formation sont 6 sur 10 à déclarer avoir connu des difficultés durant cette 1ère année, 6 sur 10 aussi à mettre en avant le fait que le contenu des études ne répondait pas à leurs attentes. Dans 2 cas sur 10, ils ont pu rejoindre la formation qu'ils désiraient initialement, ou bien ont changé de projet professionnel.

Après également un an à l'université, 6% des étudiants interrompent leurs études, un pourcentage élevé du fait des taux d'abandon des bacheliers professionnels (29%) et technologiques (17%). Il reste ainsi 78% d'étudiants (100% - 16% - 6%) qui demeurent à l’université l'année suivante, dont 68,5% dans la même spécialisation universitaire (c’est surtout vrai en STAPS, pharmacie, moins en sciences économiques, administration économique et sociale). Ceux qui changent de spécialité se déterminent souvent pour les sciences humaines et les lettres et la plupart recommencent une 1ère année.

STS et IUT gardent leurs élèves
Tous types de filières confondues, 14% des étudiants qui poursuivent leurs études après une première année dans le supérieur choisissent une nouvelle orientation. Ce sont les STS et les IUT, filières sélectives, qui connaissent les plus forts taux de poursuite: 93,1% en STS, 88,6% en IUT. De même dans les autres établissements de l'enseignement supérieur, la continuation d'études identiques est forte: 96% dans les écoles de commerce et les écoles d'infirmières, plus de 80% dans les écoles d'architecture par exemple.

Le cas des classes prépas est à part: elles n'ont pas vocation à mener tous les étudiants aux concours d'ENS, d’écoles d’ingénieurs ou d'écoles de commerce, et sont parfois considérées comme des années de culture générale ou d'entraînement intensif à d'autres concours qu'il est possible de passer au bout d'un an. Ainsi, seuls 78% des "préparationnaires" se réinscrivent dans le même cursus au bout d'un an. 12,5% intègrent l'université (hors IUT), souvent en 2e année grâce aux équivalences. Le taux de poursuite est particulièrement bas dans les classes littéraires: 46% quittent cette filière après la 1ère année, dont les trois quarts vont à l'université, et 16% en IEP. En prépas commerciales, 9 garçons sur 10 poursuivent en 2e année, contre un peu plus de 7 filles sur 10. Les deux tiers de ceux qui se réorientent vont à l'université ou dans un IUP. 7% s'inscrivent en IUT ou STS, 11% en IEP ou dans une école de commerce (accessible après le bac).

Fort heureusement, la situation générale s'améliore au cours de la 2e année d'études dans l’ensemble des filières: 89% des étudiants, contre 83% l'année d'avant, se disent satisfaits du contenu de leurs études. Dans tous les domaines cependant (modalités d'examen ou de contrôle des connaissances, disponibilité des enseignants, des personnels administratifs...) ce sont les étudiants à l'université qui s'estiment le moins satisfaits. Seulement trois sur 10 se disent informés des possibilités de partir à l'étranger! Sur l'ensemble des étudiants, les deux tiers sont déçus par l'information donnée sur les possibilités de réorientation et de poursuite d'études. Enfin, ce sont les étudiants en STS (34,6%), suivis de ceux à l'université (28,5%) qui rencontrent les difficultés financières les plus grandes.

NB :

(1) direction de l'évaluation et de la prospective, "que deviennent les bacheliers, les deux années après leur bac?"


A.C
09 Juillet 2005





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Commentaires des lecteurs

1. Posté par Constans Gil le 09/03/2009 21:36
Avec un nombre non négligeable de réorientation en cours ou fin de 1er année, comment se fait- il qu' il soit si difficile de trouver les conseils et process pour que ma fille, par exemple, soit conseillée et guidée?
Merci

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