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Nouvelle donne au CFJ


Réorientation des programmes, recrutement élargi, nouveau directeur : le CFJ affiche en ce début d’année une politique offensive après ses soucis de 2003. Une alliance avec l’ESJ et l’IPJ, pour construire un pôle de formation au journalisme, est pour le moment écartée.



Fabrice Jouhaud, nouveau directeur des études du CFJ depuis le 2 février, remplace Luc Lemaire qui a démissionné en décembre en estimant "ne pas avoir les moyens pour faire la refondation de l'école". Le nouveau directeur, âgé de 34 ans, était depuis 2001 rédacteur en chef du quotidien L’Equipe (rubrique football). A la direction de cette grande école, il compte s’inscrire « plutôt dans la continuité » de l’enseignement prodigué au CFJ – "professionnalisme", "responsabilité" - tout en ayant la volonté de l’"adapter" à la réalité du journalisme d’aujourd’hui, a-t-il expliqué à l’Observatoire Boivigny.
Ces nouvelles orientations ont été exposées à la presse le 3 février par le président du CFJ Henri Pigeat : vers « la pratique, la diversification et l’ouverture ». Tout d’abord dans l’esprit d’un « journal-école permanent » en « ne figeant pas les programmes » et en revalorisant l’expérience du terrain. Notamment en faisant réaliser aux élèves un hebdomadaire dans une ville de province en deux ou trois semaines. M. Jouhaud précise qu'il entend sensibiliser les élèves aux différentes façons d’exercer le journalisme – de la presse spécialisée jusqu’à une presse « décalée », par exemple de divertissement. Les cours en anglais, et plus généralement dans les langues étrangères, doivent également se développer.

Profils différents

Par ailleurs, le recrutement va être diversifié, avec un concours « moins monocolore », indique M. Jouhaud : moins de Sciences Po et plus d’étudiants en lettres, économie, droit, sciences et même grandes écoles. Et comme « les journaux ont besoin de gens différents », le CFJ compte aussi faire une place aux candidats sans diplôme mais disposant d’une expérience dans une association ou une entreprise. Cette politique d’ouverture (sans quotas) a déjà été mise en œuvre dans d’autres établissements comme l’ESJ à Lille.
Les épreuves du concours d’entrée vont donc changer, non cette année puisque le délai est trop court pour que les candidats prennent leurs dispositions, mais en 2005. Le concours 2004 a déjà fait l’objet d’une modification, annoncée en décembre conjointement avec l’ESJ et l’IPJ : au lieu de se tenir en juin (admissibilité) puis septembre (admission), les épreuves se dérouleront pour ces trois écoles privées en juin et juillet. "Les étudiants admis pourront ainsi mettre à profit les mois d’août et de septembre pour s’organiser, et notamment pour trouver un logement", avancent les directions. Celles-ci se sont aussi engagées à se concerter sur leur calendrier de convocation aux jurys ; c’est la fin d’une rivalité qui posait des cas de conscience aux étudiants convoqués simultanément à plusieurs oraux.
Mais, selon nos informations, ce dialogue entre les trois établissements n’est pas le signe d’un rapprochement plus poussé, parfois évoqué dans le passé pour résoudre des problèmes financiers récurrents. Dans le nouveau paysage de la formation au journalisme, complété par l’ouverture d’une filière à Sciences Po Paris à la prochaine rentrée, le CFJ s’affirme de façon indépendante et assez originale pour une école aux traditions si établies. A suivre.

Alison Cartier
13/02/2005



Voir aussi : cfj, esj, iep, ipj
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