Nouveau revers pour Ecricome : l'ESC Toulouse pr�f�re la BCE



Le Groupe ESC Toulouse a annoncé son retrait de la banque d'épreuves Ecricome, qu'elle avait rejoint en 2001, au profit de la Banque Commune d'Epreuves (BCE). Cette décision prendra effet pour le concours de recrutement 2009. L'établissement explique que sa décision s'appuie sur des motifs stratégiques, notamment parce qu'elle souhaite avoir davantage de marge de manœuvre pour son développement international - l'école de commerce de Toulouse a ouvert des campus à Barcelone et à Casablanca. En outre, elle ne tient pas particulièrement à accentuer les synergies communes avec les autres membres d'Ecricome, à savoir BEM-Bordeaux Management School, Euromed Marseille Ecole de Management, ICN Business School, Reims Management School, l'ESC Rouen et l'ESCEM (Tours-Poitiers).

Après le refus de l'ESC Lille, il y a un an, de rejoindre le groupement d'écoles, c'est un nouveau revers pour Ecricome qui perd ainsi son partenaire qui générait le plus de candidatures (5770 candidats attirés par l'ESC Toulouse en 2007, d'après les données SIGEM).

«Nos nouveaux horizons sont résolument internationaux et nous souhaitons maîtriser pleinement notre avenir », indique Hervé Passeron, le directeur du Groupe ESC Toulouse, dans un communiqué. « Notre ouverture vers le Sud (Espagne et Maroc) » est un exemple de notre « développement qualitatif et quantitatif (…) nous explorons de nouvelles voies, nous investissons durablement dans des pays à fort potentiel et nous y implantons nos diplômes officiels (…) », fait savoir l'école toulousaine.

En clair, l'ESC Toulouse, qui revendique la place de « sixième Business School française en termes de budget et de nombre d'étudiants », qui est accréditée EQUIS, AACSB et AMBA, qui est membre du PRES Université de Toulouse, de ToulouseTech, et dont le programme grande école est classé 24ème dans le ranking des masters en management du Financial Times, ne souhaite plus être confondue avec l'ESCEM, l'ICN, ou BEM. Probablement parce qu'elle considère que son niveau et sa réputation ont aujourd'hui dépassé ceux de ses anciens partenaires.

Le recours à la Banque Commune d'Epreuves n'implique pas de mettre en œuvre une stratégie commune avec les autres écoles membres - de HEC à ESC Saint-Etienne - dont le niveau est très hétérogène. L'école estime que « dans la bataille mondiale de l'éducation qui se met en place, la maîtrise de la marque et de la stratégie sont des facteurs clés de succès ». Celle qui entend jouer « un rôle de premier plan dans le paysage européen des Business Schools » veut faire cavalier seul.

06/04/2008
C.Angeli

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Les commentaires des lecteurs

1. Post� par R�daction le 12/04/2008 18:00

Complément d'information

A la suite de l'annonce par l'ESC Toulouse de sa volonté de quitter Ecricome, les écoles membres de ce réseau ont rédigé un communiqué qui a été diffusé le 9 avril dernier. Nous le reproduisons ci-dessous, dans son intégralité, en guise de complément d'information :

'Les directeurs des Ecoles du réseau Ecricome enregistrent l'intention affichée par le groupe ESC Toulouse de quitter leur banque d'épreuves communes.

A l'heure où la formation des managers se mondialise, les Directeurs d'Ecricome confirment tout le bénéfice de leur stratégie pour coopérer efficacement au service de leurs publics et renforcer leur visibilité internationale. Ils s'inspirent du modèle des alliances des grandes compagnies aériennes (Skyteam, OneWorld) qui partagent des services de haute valeur ajoutée, tout en conservant leur identité propre.

Cette stratégie a permis au cours des trois dernières années de créer :

- un concours de recrutement international Universa (2005),
- un concours de recrutement post-bac pour les programmes Bachelor en 3 ans (2007),
- une ouverture de chaque programme Grande Ecole à des spécialisations de haut niveau proposées par une autre école d'Ecricome, permettant ainsi aux étudiants d'avoir accès à une offre unique en Europe (2008).
- et tout dernièrement, un programme doctoral international (2008),

La réputation de ses Ecoles et le professionnalisme des services d'Ecricome expliquent l'attractivité croissante de ses concours : Classes préparatoires (+18.11% de candidats supplémentaires depuis 5 ans), Tremplin1 (+35.94%), Tremplin2 (100.59%).

Cette dynamique du réseau Ecricome accompagne la dynamique propre de ses Ecoles membres qui s'est traduite aussi bien par leur progression dans les classements internationaux (Financial Times) que par leur sélectivité aux concours (hausse importante des barres d'admissibilité).

Les directeurs d'Ecricome démentent le projet qui leur est prêté de créer une «business school intégrée» qui n'existe dans aucun de leur plan stratégique. Leur alliance s'enrichit au contraire de la diversité de leurs démarches et de leurs positionnements.

L'adhésion au réseau suppose cependant un partage de valeurs et le respect de règles qui permettent une coopération efficace dans une compétition transparente. C'est notamment sur le souhait de Toulouse d'ouvrir pour son nouveau campus de Casablanca une ligne séparée d'admission dans le système SIGEM que s'est marquée une opposition ferme, l'ensemble des autres Ecoles d'Ecricome refusant ce qui aurait conduit à la création d'une nouvelle Ecole avec accès facilité. C'est la même raison qui avait principalement justifié le refus d'accueillir l'ESC Lille à Ecricome l'an dernier.

Les directeurs des écoles d'Ecricome poursuivront, avec un esprit d'ouverture et une exigence de qualité,leur stratégie de développement au service de leurs étudiants, leurs diplômés et la communauté des entreprises qui leur font confiance.

Signataires : Bernard Belletante (Euromed Marseille), Stéphane Boiteux (ICN), François Bonvalet (Reims Management School), François Duvergé (ESCEM), Arnaud Langlois-Meurinne (Groupe ESC Rouen) et Philip McLaughin (BEM)'

2. Post� par R�daction le 12/04/2008 18:12
Lu sur le site Educpros :

Quand la polémique génère la polémique : Jean-Pierre Raman, le directeur général du groupe ESC Lille, conteste le fait que ce soit Ecricome qui ait refusé l'ESC Lille en son sein - comme indiqué dans le communiqué d'Ecricome reproduit ci-dessus - et rappelle que c'est bien l'ESC Lille qui a refusé d'intégrer Ecricome !

3. Post� par R�daction le 15/04/2008 20:02
Voici justement la réaction de l'ESC Lille au communiqué d'Ecricome :

"Suite au retrait de l'ESC Toulouse d'ECRICOME, les communiqués et articles de presse font quasi-systématiquement référence à la décision prise par le Conseil d'Administration d'ESC Lille du 12 février 2007 de ne pas intégrer ECRICOME malgré l'avis positif donné par le comité directeur de ce groupement.

La raison de ce refus résidait dans les conditions posées, en particulier l'exigence de revenir à une seule ligne d'inscription dans SIGEM alors qu'ESC Lille disposait de deux lignes depuis plusieurs années.

Or l'adoption de ces deux lignes dans SIGEM est justifiée par la proximité des deux campus du Groupe ESC Lille puisqu'il suffit de 1 h 15 pour rallier le campus de Lille au campus de Paris. Ce dispositif a pour objectif de permettre aux candidats d'indiquer précisément leurs vœux d'affectation entre ces deux campus.

Cette position a d'ailleurs reçu le soutien du Ministère de la Jeunesse, de l'Education Nationale et de la Recherche de l'époque par un courrier adressé le 28 février 2003 au Chapitre des Grandes Ecoles de Management qui indique que cette disposition d'ESC Lille « répond parfaitement au souci de rationalisation et de transparence dans la procédure d'affectation des candidats qui a conduit à la création de l'application SIGEM ».

Ce dispositif, conforme à l'intérêt essentiel des candidats qu'est le libre choix, ne saurait être remis en cause.

Jean-Pierre RAMAN"

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