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Marc Le Coq (Ensam) : « Pour l’égalité des chances, nous travaillons en partenariat avec les IUT »


Si de nombreux efforts ont été entrepris par les grandes écoles ces dernières années pour ouvrir plus largement leurs classes à des étudiants de milieux modestes, les effectifs concernés demeurent encore restreints. Les questions soulevées par ces initiatives –quid de l’égalité républicaine ? de quelle manière accueillir davantage de ces jeunes sans nuire à la qualité du diplôme ?– sont également nombreuses.
Le dispositif Optim mis en place par les Arts et Métiers ParisTech consiste à sélectionner des élèves de Terminale pour les orienter vers des filières courtes de type IUT avant de leur permettre de passer les concours des écoles d’ingénieurs. Pour le moment, aucun préparationnaire du dipositif Optim n’a réussi à intégrer les Arts et Métiers ParisTech. Explications de Marc Le Coq, directeur général adjoint de l’école.



En quoi consiste le dispositif Optim ?

Marc Le Coq
Optim permet d’identifier des lycéens à potentiel pour les accompagner jusqu’au Bac puis les guider vers des filières courtes où ils pourront exprimer leurs capacités. Encadrés par nos propres élèves, mais aussi de jeunes diplômés des Arts et Métiers et des enseignants d’IUT, ces étudiants sont guidés vers certains concours dont celui des Arts et Métiers ParisTech. Il ne s’agit pas de faciliter l’entrée en école d’ingénieurs mais de permettre à ces jeunes d’envisager une option à laquelle ils n’auraient pas pensé naturellement.
Lancé il y a environ trois ans, Optim est opérationnel dans les centres Arts et Métiers de Paris, Cluny et Angers. Nous travaillons en partenariat avec des IUT situés à Ville d’Avray, au Mans mais aussi au Creusot et à Villeurbanne, de même qu’avec plusieurs lycées. D’autres partenariats sont prévus, notamment avec l’IUT d’Evry.

Sur quels critères les élèves accompagnés par Optim sont-ils choisis ?

Notre but n’est pas de choisir les meilleurs éléments, mais plutôt de miser sur des jeunes qui ont un vrai potentiel mesuré par des tests d’intelligence verbale ou encore de vision dans l’espace.
Sur les trente-cinq élèves de Terminale repérés la première année, dix-huit sont entrés en IUT et sept ont obtenu leur diplôme il y a quelques mois. Cinq ont par la suite intégré une école d’ingénieurs mais aucun n’est finalement entré chez nous.
Quoi qu’il en soit, le dispositif a démontré son efficacité. Il s’agit maintenant pour nous d’accroître les flux mais aussi de mieux soutenir les étudiants sélectionnés, notamment en les accompagnant davantage en amont. Vingt-sept élèves Optim sont actuellement en 1re année d’IUT et treize en 2e année.

Qu’aviez-vous à gagner à mettre en place ce dispositif ?

Les Arts et Métiers sont historiquement reconnus pour leur ouverture. Aujourd’hui encore, nous comptons plus de 20% d’élèves boursiers, ce qui est un chiffre important. Optim s’inscrit naturellement dans cette logique.

NB :



Propos recueillis par Antoine Teillet
21 Décembre 2008





Voir aussi : ensam, iut, paristech


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