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Les diplômés français du supérieur à la traîne de l'Europe (étude)
L'enseignement supérieur français ne prépare pas de façon entièrement satisfaisante les étudiants au monde du travail: telle est la conclusion de l'enquête européenne Cheers (1) publiée en début d'année et portant sur 35000 diplômés de 1995 interrogés en 1999. Il s'agit de la première enquête internationale consacrée au devenir professionnel des diplômés du supérieur, menée en Europe mais aussi au Japon, et à laquelle a participé l'institut de recherche sur l'éducation (Irédu, CNRS/ université de Bourgogne).

Parmi ses principaux résultats: la durée de recherche d'emploi d'un diplômé français est de 7,1 mois contre 5,8 mois en moyenne en Europe, la proportion de chômeurs dans la population étudiée est de 7% en France contre 3% en Europe et la proportion française de cadres supérieurs est de 66% contre 73% en Europe. Les diplômés de pays du Sud comme l'Espagne et l'Italie connaissent cependant des situations plus défavorables que les français.

Quant à la qualité des études, les jeunes français considèrent qu'ils ont, par rapport à leurs camarades européens, moins d'équipements pédagogiques à disposition et qu'ils reçoivent moins d'aides et de conseils au moment des examens. 27% reconnaissent une bonne ou excellente disponibilité du matériel pédagogique contre 40% en Europe (58% en Norvège, 56% en Finlande). Il apparaît aussi que la pédagogie française se traduit par une moins forte obligation d'assister aux cours - 28% déclarent y être obligés contre 42% en moyenne en Europe, 63% en Grande-Bretagne et 61% au Japon. Mais les possibilités de rencontrer des enseignants en dehors des cours sont plus nombreuses (30% contre 16% en Europe).

Les �tudiants fran�ais souhaitent que l'universit� se rapproche des entreprises

En ce qui concerne les compétences, les diplômés français déclarent avoir de bonnes ou excellentes capacités pour la recherche d'informations (61% contre 45% de moyenne européenne) mais selon 41% seulement, ils possèdent de bonnes ou excellentes compétences en communication orale, contre 57% en Europe. 38% pensent qu'ils ont de bonnes ou excellentes capacités à prendre des responsabilités ou des décisions contre 48% pour l'ensemble de l'Europe, 61% aux Pays-Bas ou en Suède.

Par ailleurs, quelle que soit leur filière d'études, les Français, lorsque l'enquête leur laisse la parole, formulent le souhait que les liens entre l'enseignement supérieur et le monde des entreprises soient renforcés, notamment à travers le développement des aspects pratiques de la formation (stages, contenu des cours plus professionnalisé, etc.).

"Cette étude en sciences sociales peut avoir des répercussions directes sur les politiques, spécialement pour les pays du Sud de l'Europe, où se place la France, et dont le niveau est inférieur aux pays du Nord", souligne Jean-Jacques Paul, responsable de l'Iredu. Un nouveau projet européen, baptisé Reflex (Research into employment and professionnal flexibility), commencera en 2004 auprès des sortants de 2001 et portera sur les compétences en tant que telles.

NB :

(1) "Careers after higher education: a european research survey",
http://www.uni-kassel.de/wz1/tseregs.htm

19/03/2004
AC

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